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Jeudi, 19 Févr. 2026

Christine Lagarde démissionnerait pour prendre la tête du WEF

Auteur : Elise Rochefort | Editeur : Walt | Jeudi, 19 Févr. 2026 - 14h26

Christine Lagarde, la "gardienne de l’euro", celle qui devait tenir la barre jusqu’en octobre 2027, s’apprêterait à quitter le navire prématurément. Destination ? Les rives du lac Léman, pour reprendre les rênes du Forum Économique Mondial (WEF).

Pendant des mois, la communication officielle a été un chef-d’œuvre de déni poli. "Je suis pleinement engagée dans mon mandat", répétait-elle à l’envi. Mais des informations récentes du Financial Times dessinent une réalité bien plus complexe : celle d'une fin de règne anticipée et d'un passage de témoin mondial qui ne dit pas encore son nom.

L’ombre de Klaus Schwab et l’appel de la montagne

Le premier acte de ce drame s’est joué sous les projecteurs de Davos. Le Forum Économique Mondial traverse une crise existentielle sans précédent. Klaus Schwab, le patriarche fondateur, doit passer la main. Mais comment succéder à l'homme qui a inventé le concept même de "Great Reset" ? Il fallait une figure capable de rassurer les marchés, de séduire les chefs d’État et de naviguer dans les eaux troubles de la géopolitique post-COVID.

Le nom de Christine Lagarde s'est imposé comme une évidence, presque une nécessité biologique pour l'organisation. Pourtant, comme le soulignait une analyse récente, ce transfert n'est pas une "conclusion acquise" (foregone conclusion). Le WEF est actuellement une maison en plein inventaire, secouée par des critiques internes sur sa culture d'entreprise et son manque de transparence. Pour Lagarde, accepter le poste maintenant, c'est accepter de devenir la "nettoyeuse" d'un empire en transition.

La rupture : pourquoi partir avant 2027 ?

C’est ici que le second rapport intervient et change la donne. Jusqu’ici, le scénario privilégié était celui d’une transition douce en fin de mandat. Or, l’information selon laquelle elle quitterait la BCE avant le terme de ses huit ans agit comme un catalyseur.

Pourquoi une telle urgence ? Trois hypothèses se dessinent.

  1. Le timing de la succession : après l'éviction brutale de Klaus Schwab, et son remplacement temporaire par Larry Fink,le patron de Black Rock, le WEF a besoin d'une tête d'affiche immédiatement pour ne pas sombrer dans l'insignifiance face aux nouveaux pôles d'influence asiatiques ou américains.
  2. Le sentiment de "mission accomplie" : Lagarde estime sans doute avoir fait le plus dur. Elle a survécu à la pandémie, elle a orchestré la remontée des taux face à une inflation galopante et elle a stabilisé l’euro. Pour une femme d'influence, le quotidien de la gestion monétaire peut paraître aride comparé au prestige diplomatique mondial de Davos.
  3. Le verre de cristal de l'unité européenne : maintenir le consensus au sein du Conseil des gouverneurs de la BCE devient de plus en plus difficile. Les tensions entre "faucons" allemands et "Colombes" du Sud s'intensifient. Partir maintenant, c'est partir sur une note de victoire relative avant que les prochaines fissures ne deviennent des gouffres.

Le danger de la "Lame Duck"

L'annonce — même officieuse — de ce départ prématuré transforme Christine Lagarde en ce que les Anglo-saxons appellent une "Lame Duck", un canard boiteux. Dès l’instant où les marchés intègrent son départ, son autorité s'érode.

Chaque mot prononcé lors des conférences de presse de la BCE sera désormais passé au filtre de son départ. Les investisseurs ne se demandent plus ce que Lagarde va faire, mais qui va la remplacer. Est-ce que l'Élysée réussira à imposer un autre profil français ? Ou est-ce que l'Allemagne, après avoir vu passer Mario Draghi et Christine Lagarde, exigera enfin son tour au sommet de la tour de Francfort ? Cette incertitude est un poison pour la monnaie unique.

Les enjeux de Davos : un nouveau rôle pour une nouvelle ère

Si elle rejoint le WEF, Christine Lagarde ne sera plus une technicienne de la monnaie, mais la voix de la gouvernance mondiale. Elle devra répondre aux critiques croissantes contre le "capitalisme des parties prenantes" et réinventer un forum qui semble parfois déconnecté des réalités populaires.

Ses récentes interventions à Davos en ce début d'année 2026 montrent qu'elle prépare déjà le terrain. Elle parle d'intelligence artificielle, de régulation climatique et de résilience sociale. Elle ne s'exprime plus comme une banquière centrale, mais comme une présidente du monde.

***

« Christine Lagarde va démissionner avant la fin de l’année de la BCE » L’édito de Charles SANNAT

Bienvenue pour cette première édition du Grenier de l’éco qui remplace en douceur le site insolentiae.com difficilement prononçable par la majorité des lecteurs. N’hésitez pas à me signaler tous les problèmes que vous détecteriez.

Christine Lagarde va-t-elle se présenter à la présidentielle pour succéder à Emmanuel Macron ?

Sérieux monétaire.

Crédibilité économique.

C’est une candidature qui pourrait être très sérieuse.

Pourtant à ce stade c’est plutôt les grandes manœuvres du président Macron pour verrouiller les nominations à tous les grands postes en cas de victoire du RN qui devra faire avec des hauts fonctionnaires nommés, indépendants statutairement, et opposés politiquement aux idées souverainistes au sens large.

D’ailleurs c’est exactement ce que rapporte le Financial Times.

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, devrait quitter ses fonctions avant la fin de son mandat de huit ans en octobre 2027, selon des informations du Financial Times.

Mme Lagarde souhaiterait partir avant l’élection présidentielle française d’avril prochain. Ce départ anticipé permettrait au président français Emmanuel Macron et au chancelier allemand Friedrich Merz de s’accorder ensemble sur le choix de son successeur, précise le rapport, citant une source anonyme proche du dossier. Le journal ajoute qu’aucune date précise pour son départ n’a encore été fixée.

Ces nominations posent tout de même un véritable problème démocratique, car si le peuple français élit le RN, que cela plaise ou non, Emmanuel Macron organise les choses pour retirer tout pouvoir d’action à une future majorité qui ne serait pas uniquement eurobéate et eurobaba.

Vous savez ce que je pense de l’Union européenne.

L’Union européenne détruit les souverainetés et les nations pour faire exister l’Europe fédérale.

J’ai connu un temps où nous parlions non pas d’Europe Ffédérale mais d’Europe des Nations.

Il y a toujours plusieurs solutions, il y a toujours des alternatives.

La question n’est pas l’absence d’Europe, mais bien le choix entre la disparition des nations dans la fusion d’une Europe fédérale, ou la sauvegarde des pays dans une Europe des coopérations.

Je considère qu’il ne peut pas y avoir de démocratie au niveau fédéral car nos intérêts sont par nature et par essence divergents.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Source: Charles SANNAT - Insolentiae


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