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Mercredi, 18 Févr. 2026

Les médias et les prophéties climatiques : De l’annonce de la disparition de la neige en 1983 aux apocalypses modernes du GIEC

Auteur : Yoann | Editeur : Walt | Mercredi, 18 Févr. 2026 - 16h23

Octobre 1983. Le Soleil de Québec, ce monument de la presse de nos cousins outre-Atlantique, nous offrait en une une prophétie mémorable : en l'an 2000, la neige ne serait plus qu'un souvenir exotique pour nos enfants. La source ? Un rapport de l'Agence de protection de l'environnement américaine, cette officine qui ne doute de rien. Réchauffement accéléré, hivers liquides, adieu poudreuse. Nous voici en 2026. Les bancs de neige bloquent encore les entrées de garage, les tempêtes paralysent Montréal, et les descendants des lecteurs de 1983 déneigent toujours. Quarante-trois ans de démenti implacable, balayé d'un revers de manche par les nouveaux clercs.

La farce météo : du frigo au four, et retour

Car il faut bien le dire : l’alarmisme climatique a l’âge de ses artères, et les artères sont solides. Les médias, ces marchands d’émotions, ont une constance rare dans l’erreur. Années 1970 : Newsweek nous vend « The Cooling World », glaçons imminents et famines garanties. 1975 : les météorologues sont « presque unanimes » sur le retour des glaces. Premier Jour de la Terre en 1970 : des experts, dont un biologiste de Harvard, promettent la fin de la civilisation pour 1985-2000. Wald, de son nom, annonçait trente ans de répit maximum. On cherche encore les décombres. Puis, virage à 180 degrés dans les eighties : ce n’est plus le frigo, c’est le four. L’Associated Press en 1989 : l’ONU prévoit des nations entières « effacées de la carte » si rien n’est fait avant l’an 2000. Al Gore en 2009 : 75% de chances que l’Arctique soit liquide en 2016. Rien. Nada. La banquise persiste, obstinée, comme la neige au Québec.

Le GIEC ou l’art de la contorsion

Aujourd’hui, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat perpétue la tradition avec un brio rare. Fondé en 1988 pour rationaliser le débat, il est devenu la machine à produire des scénarios où l’imagination compense la prévision. Leurs rapports, truffés de conditionnels et de « fourchettes probables », sont aspirés par des médias qui n’en retiennent que la version la plus rougeoyante. En 2022, on nous a servis du « reporting basé sur les solutions », mais les titres, eux, carburent toujours à l’apocalypse. Et gare à ceux qui doutent : jusqu’à 50% de visibilité médiatique pour les « dénialistes », nous serine-t-on, comme si le faux équilibre était le pêché suprême. Comme si donner la parole à des contradicteurs relevait de l’obscurantisme.

La dérision, dernière arme du bon sens

Face à cette mécanique, il reste le rire. Et Dieu sait qu’il est salvateur. Le 25 janvier 2026, nous nous moquions des « saintes écritures » climatiques, la « religion punitive au service des élites », suite aux déclarations d’un « expert » sur France Inter reliant « chauffe » et « violence » avec une causalité digne d’un horoscope. Notre article comparait l’alarmisme à une fable, une vaste escroquerie intellectuelle pour maintenir taxes carbone et politiques coercitives.

Le coup du « réchauffement qui refroidit »

Apothéose de cette mascarade : le retournement final. En août dernier, on apprenait que l’AMOC, ce courant atlantique dont personne n’avait entendu parler avant 2020, pourrait s’effondrer et nous plonger dans un « gel sibérien »… provoqué par le réchauffement. Robert Vautard, éminence du GIEC, évoquait des « seuils critiques ». Traduction : les modèles n’ont pas prévu la météo de la semaine prochaine, alors on ajuste en disant que si ça chauffe trop, on gèle. Une pirouette digne des meilleurs contorsionnistes. L’argument massue des nouveaux prophètes : vous voyez, même quand il fait froid, c’est à cause du réchauffement. Imparable. Surtout si on oublie de préciser que l’AMOC s’affaiblirait sans « collapse » brutal avant 2100, et que personne, au GIEC, ne prédit un retour aux glaces planétaires. Mais les nuances, vous savez, ça n’a jamais fait une bonne manchette.

La neige, cette insolente

En 1983, Le Soleil n’a pas fait sa Une avec les nuances d’André Hufty, ce climatologue de Laval qui, dans le même article, expliquait que les hivers deviendraient plus doux mais que la neige persisterait. Non, on a préféré « la neige souvenir ». Parce que la peur, ça vend. Soixante ans de prophéties, soixante ans de démentis, zéro conséquence pour les prophètes. Les mêmes médias qui annonçaient la glaciation en 1975 nous vendent aujourd’hui l’incendie permanent. La même ONU qui effaçait des nations en 2000 réclame des fonds en 2026. Le même Al Gore dont l’Arctique devait être nu en 2016 empoche ses prix et ses dividendes. Et pendant ce temps, au Québec, comme chez nous, il neige. Comme en 1983. Comme en 1950. Comme depuis toujours. La neige se fout de nos certitudes. Elle tombe, tranquille, sur les archives poussiéreuses des cassandres. Elle enterre, saison après saison, les prédictions de pacotille. Et elle nous rappelle que le climat, lui, n’a que faire de nos angoisses médiatiques.


- Source : Le Média en 4-4-2

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