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Mercredi, 21 Janv. 2026

L'alerte de Michael Shellenberger sur le complexe industriel de la censure : analyse point par point du discours et implications pour la France

Auteur : France-Soir | Editeur : Walt | Mercredi, 21 Janv. 2026 - 18h45

Dans un tweet publié le 18 janvier 2026 sur X, Michael Shellenberger a lancé une alerte urgente sur la montée en puissance du Complexe Industriel de la Censure qui menace de contrôler l'Internet mondial. Accompagné d'une vidéo de son discours prononcé au Parlement européen lors d'un événement organisé par le groupe Patriots for Europe, ce message met en lumière des mécanismes de censure orchestrés par des gouvernements, agences de renseignement et plateformes technologiques. 

Shellenberger avertit que, malgré les efforts du président Trump pour démanteler une partie de ce complexe aux États-Unis, son influence grandit à l'échelle internationale, potentiellement menant à un contrôle total par des forces intolérantes. Le discours, d'une trentaine de minutes, expose des exemples concrets de censure, en particulier liés à la pandémie de COVID-19, et appelle à une résistance globale pour préserver la liberté d'expression. Voici une analyse point par point des éléments clés de ce discours, avec leur application spécifique en France, où la censure s'est manifestée de manière accrue via des lois nationales et européennes comme le Digital Services Act (DSA).

La censure de l'immunité naturelle : l'exemple de Martin Kulldorff

Shellenberger commence par un cas emblématique : le 15 mars 2021, le professeur de Harvard Martin Kulldorff a publié un tweet affirmant que les personnes ayant déjà contracté le COVID-19, ainsi que les enfants, n'avaient pas besoin de se vacciner, en raison de l'immunité naturelle – un concept connu depuis l'Antiquité, comme chez Thucydide il y a 2 500 ans. Twitter (désormais X) a censuré ce message en ajoutant un avertissement, en bloquant les interactions et en le marquant comme « désinformation », malgré des preuves scientifiques. Kulldorff a été placé sur une « liste noire des tendances », et Jay Bhattacharya (actuel directeur des National Institutes of Health) a subi un traitement similaire. Shellenberger souligne que cette censure visait non pas des mensonges, mais des vérités dérangeantes pour les narratifs officiels, comme les effets secondaires des vaccins.

Application en France : pendant la pandémie, la France a mis en place des mécanismes similaires de censure sous couvert de lutte contre la « désinformation ». La plateforme gouvernementale « Désinfox coronavirus » centralisait les contenus « acceptables », menant à la suspension rapide de voix dissidentes sur les réseaux sociaux. Des lois comme celle de 2018 contre la manipulation de l'information ont permis de définir ce qui est « vrai » en période de crise, entraînant des signalements massifs et des retraits de contenus sur l'immunité naturelle ou les confinements. Seul le média France-Soir a interviewé Kulldorff parmi les médias français, posant des questions directes sur les confinements et la censure scientifique. Dans une interview, Kulldorff a déclaré : « Ne faites plus jamais de confinement ! »critiquant les mesures autoritaires. Une autre entrevue aborde son renvoi de Harvard pour s'être « accroché à la vérité » sur les vaccins et l'immunité, refusant l'obligation vaccinale en raison d'une maladie génétique. Ces interviews soulignent comment la France, via des associations subventionnées pour signaler les « propos haineux » ou « faux », a marginalisé les débats scientifiques, favorisant une autocensure généralisée.

Le modèle du Complexe Industriel de la Censure

Shellenberger décrit un réseau inspiré du complexe militaro-industriel d'Eisenhower : des gouvernements financent des « chercheurs » (souvent d'anciens agents de renseignement) pour identifier et censurer des narratifs entiers. Des organisations comme le Stanford Internet Observatory ou l'Atlantic Council agissent comme « alerteurs de confiance », pressant les plateformes à supprimer des contenus vrais mais « hésitants », comme des histoires d'effets secondaires vaccinaux. Il cite des cas où Google a supprimé des fichiers personnels sur Drive, illustrant une censure proactive et systématique.

Application en France : ce modèle s'applique via le DSA de l'UE, dont la France a été un artisan clé sous Thierry Breton, ancien commissaire au Marché intérieur. Le DSA impose aux plateformes de restreindre des contenus licites sous peine d'amendes massives, confiant à des acteurs privés un pouvoir de censure quasi-réglementaire. En France, des lois comme la loi Avia (contre la haine en ligne) ou la commission Bronner ont délégué à des « organisations de confiance » (issues d'associations de gauche) le signalement accéléré de contenus, menant à des retraits sans débat. Pendant le COVID-19, cela a visé des discussions sur les vaccins, amplifiant la « première vague de censure scientifique » évoquée par Kulldorff dans son interview avec France-Soir.

L'implication des agences de renseignement

Entre 2018 et 2023, plus de 200 anciens agents du FBI, CIA, NSA et DHS ont rejoint des plateformes comme Twitter, Meta et Google. Shellenberger révèle des emails internes montrant des pressions pour changer les politiques des API, avec des figures comme l'ancien avocat général du FBI, Jim Baker, orchestrant la censure.

Application en France : bien que moins documenté, ce phénomène s'étend à l'Europe via des collaborations transatlantiques. La France, impliquée dans l'UE, utilise des outils comme le DSA pour coordonner avec des agences de renseignement, imposant une surveillance des contenus sous prétexte de sécurité nationale. Des idées comme couper les réseaux sociaux en cas d'émeutes (proposée en 2023) illustrent une ingérence étatique, similaire aux pressions américaines, mais adaptée au contexte français de lutte contre la « désinformation » liée au COVID ou à l'immigration.

L'affaire Hunter Biden : désinformation pour justifier la censure

Le FBI, possédant le laptop de Hunter Biden depuis 2019, a diffusé une narrative de « fuite russe » pour censurer l'histoire en 2020. Des ateliers comme ceux de l'Aspen Institute ont « pré-analysé » le récit, attaquant les lanceurs d'alerte plutôt que le contenu, violant des principes comme les Pentagon Papers.

Application en France : moins directe, mais analogue aux campagnes contre la « désinformation russe » pendant le COVID et l'invasion de l'Ukraine. La France a renforcé des lois comme la loi séparatisme et le Code renforcé de bonnes pratiques de l'UE pour cibler des narratifs étrangers, menant à des censures préventives sur les plateformes. Cela s'aligne sur le DSA, critiqué pour son effet extraterritorial, forçant les entreprises américaines à censurer globalement.

La coordination internationale et les menaces actuelles

Shellenberger accuse la Commission européenne d'imposer une censure mondiale via des amendes (jusqu'à 140 millions d'euros pour X) et la fin de l'anonymat en ligne, via des programmes comme « Democracy Shield » ou « chat control ». Il pointe des coordinations avec Stanford, le Brésil et l'Australie pour un « totalitarisme global », et un rôle spécial de la France dans cette « extorsion ».

Application en France : la France joue un rôle pivot dans l'UE, ayant poussé pour le DSA qui combat la « désinformation » mais est accusé d’être liberticide. Thierry Breton a menacé des plateformes comme X pour non-conformité, imposant des obligations de modération qui restreignent la liberté d'expression. Pendant le COVID, Amnesty International a dénoncé des attaques mondiales contre la liberté d'expression, avec la France invoquant des lois pour bâillonner le journalisme indépendant et censurer les critiques des politiques sanitaires. Des fermetures de médias et pressions sur des groupes comme Bolloré (CNews) illustrent cette tendance, prolongée par des projets comme l'EMFA pour ingérer dans les rédactions.

Le journalisme scientifique comme outil de propagande : perspectives d'Ioannidis et liens avec la censure

Shellenberger élargit son alerte en soulignant comment le journalisme scientifique, entremêlé à la propagande, peut « usurper » la science en imposant des narratifs préemptifs, décidant seuls de ce qui est « fiable ». Cela écho à des travaux récents comme le preprint de John P.A. Ioannidis, analysé par France-Soir, qui disseque les rôles du journalisme scientifique : disséminer et défendre la science, mais aussi la « façonner », « terroriser » via des attaques militantes, ou l'usurper en préemptant les preuves. Ioannidis cite le COVID-19 (masques inefficaces selon des essais randomisés, mais défendus fanatiquement) pour illustrer comment le playdoyer partisan sape la crédibilité scientifique globale, ouvrant la porte aux « marchands de doute ». Il appelle à séparer journalisme, militantisme et science, avec plus de transparence éthique.

Application en France : cela s'illustre dans le rapport gouvernemental du 12 janvier 2026 sur la désinformation en santé (par Molimard, Costagliola et Maisonneuve), critiqué par France-Soir pour son biais : panel orienté vers l'établissement (80 % institutionnel, zéro voix critique), ignorant scandales comme LancetGate ou RECOVERY, et proposant un  Info-Score Santé qui privilégie les consensus officiels tout en stigmatisant les indépendants. Cela incarne les craintes de Shellenberger et Ioannidis d'une censure institutionnelle, où le playdoyer étouffe le débat, contredisant la jurisprudence européenne protégeant les opinions minoritaires. France-Soir propose un contre-modèle éthique, comme un « permis à points » pour pénaliser les erreurs institutionnelles, aligné sur l'appel de Shellenberger à résister au totalitarisme numérique.

En conclusion, l'alerte de Shellenberger sur X résonne particulièrement en France, où la censure, amplifiée par le DSA et les lois nationales, menace la liberté d'expression. Comme l'affirme Shellenberger, « la vérité émerge du dialogue », et des cas comme celui de Kulldorff – uniquement couvert par France-Soir (voir interviews ici et ) – ou l'analyse d'Ioannidis (article France-Soirpreprint SSRN) soulignent l'urgence de résister à ce complexe pour préserver la démocratie.

***

Un exemple de censure:

Censure d’Etat : l’Assemblée nationale adopte une résolution contre la désinformation climatique

L’article publié sur Reporterre.net le 13 janvier 2026 relate l’adoption, le 12 janvier 2026, d’une résolution européenne par l’Assemblée nationale française. Intitulée « Résolution visant à garantir l’intégrité de l’information sur le changement climatique face à la désinformation climatique et aux ingérences étrangères », ce texte non contraignant s’adresse au gouvernement français et aux institutions de l’Union européenne (UE).

Pourtant la propagande climatiste est très puissante, ils ne peuvent pas faire plus, la charte audiovisuelle l’impose, l’école… ! Ils ont créé des malades par millions à cause de l’éco-anxiété (2,1 millions « fortement » et 2,1 millions « très fortement » éco-anxieux, au point de nécessiter un suivi psychologique pour certains. Parmi eux, environ 420 000 risquent une bascule vers une dépression réactionnelle ou un trouble anxieux !!! Du coup à quoi sert cette résolution ! On bouffe du climatisme tous les jours depuis des années ! Ils veulent faire quoi, jeter en prison les gens qui ne sont pas d’accord ?

On assiste à la mise en place d’une Doxa officielle et contraignante, de la pure censure. SI un média s’amuse à contester une déclaration du Giec, il va devoir payer une forte amende ! C’est ça la démocratie moderne européenne occidentale à la sauce WEF/FEM…


- Source : France-Soir

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