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Mardi, 16 Août 2022

L’armée ukrainienne bombarde Donetsk avec des canons français et américains : Cinq morts et sept blessés

Auteur : Christelle Néant | Editeur : Walt | Lundi, 20 Juin 2022 - 15h52

Poursuivant les bombardements de terreur contre Donetsk commencés il y a plusieurs semaines, l’armée ukrainienne a de nouveau bombardé la capitale de la RPD (République populaire de Donetsk) pendant toute une journée, principalement avec des canons français et américains, faisant cinq morts et sept blessés parmi les civils et les pompiers de la ville.

Comme je l’écrivais il y a plus d’une semaine, les bombardements de terreur de l’armée ukrainienne contre Donetsk, et les autres grandes villes de la RPD, se poursuivent, jour après jour, faisant vivre une journée en enfer sans fin aux civils.

Malgré les tirs de contre-batterie, l’augmentation des tirs de défense anti-aérienne contre les roquettes, et l’implication ponctuelle de l’aviation russe, les bombardements de terreur de l’armée ukrainienne contre Donetsk se poursuivent. Une fois une position de tir détruite, une autre prend le relais au bout d’une heure ou deux ailleurs sur le front.

Le 18 juin 2022, l’armée ukrainienne a commencé à bombarder les districts de Kievski et Kouïbychevski de Donetsk dès 7 h 45 du matin à coup d’artillerie de 155 mm, grâce aux canons automoteurs Caesar français et aux obusiers M777 américains que leur ont fournis les deux pays de l’OTAN. Les tirs sont menés depuis les positions ukrainiennes situées à Peski, un village situé non loin de l’aéroport de Donetsk.

À 8 h 36, deux tirs sont menés par l’armée ukrainienne depuis Krasnogorovka, mais le plus gros des bombardements contre Donetsk est toujours mené depuis Peski, et visent aussi désormais le district de Kirovski (à l’ouest de la ville).

Les tirs de contre-batterie de la RPD et de la Russie, ainsi que l’implication de l’aviation russe, font cesser les tirs ukrainiens venant de Peski vers 9 h 30. Mais à peine une heure plus tard, c’est depuis Avdeyevka, puis Krasnogorovka que l’armée ukrainienne recommence le bombardement de terreur de Donetsk (dont le district de Petrovski), avec les canons français et américains.

Ces tirs d’obus de 155 mm se poursuivent pendant plusieurs heures. Puis çà 13 h 37, l’armée ukrainienne tire 10 roquettes de Grad depuis Orlovka sur le district de Kirovski. L’artillerie de la RPD et de la Russie répondent à ces tirs, ainsi que la DCA, offrant presque 2 h 30 de répit à Donetsk.

Les tirs de l’armée ukrainienne reprennent à 15 h 40, depuis Avdeyevka et Novomikhaïlovka, avec les canons américains et français de 155 mm, contre le centre-ville même de Donetsk, ainsi que le district de Petrovski, et celui de Boudionovski ! Ces tirs se sont poursuivis jusqu’en soirée, se finissant à 20 h 30 par des tirs de Grad sur le district de Kievski.

Au total, l’armée ukrainienne a tiré 15 roquettes de lance-roquettes multiple Grad de 122 mm, et 309 obus standards OTAN (tirés avec des canons français et américains) sur Donetsk.

Comme on peut le voir sur ces images, il n’y avait rien de militaire aux endroits qui ont été bombardés par l’armée ukrainienne, seulement des civils.

Ces bombardements ont endommagé et mis le feu à l’usine Topaz. Alors qu’ils éteignaient l’incendie, les pompiers de la RPD se sont retrouvés pris sous un nouveau bombardement, et deux pompiers sont morts, trois autres ont été blessés.

Ces tirs ont aussi fait trois morts et quatre blessés parmi les civils. Cinq autres ont été blessés plus au sud, à Komsomolskoye, près de Telmanovo, suite à la chute d’un missile Tochka U ukrainien abattu par la défense anti-aérienne.

En matière de destruction des dizaines d’habitations sont endommagées à Donetsk, ainsi que l’université nationale, une usine de parpaing, l’usine Topaz, et le musée républicain d’histoire locale.

De son côté, la milice populaire de la RPD a annoncé que les tirs de réponse des soldats de la République et des soldats russes avait permis de détruire deux positions de tirs à Avdeyevka et Peski, ainsi que deux lance-roquettes multiples Grad, deux véhicules de transport, et provoqué plus de 50 morts parmi les soldats ukrainiens. L’aviation russe a quant à elle détruit 12 positions d’artillerie et de mortier de l’armée ukrainienne près d’Avdeyevka, et détruit quatre pelotons de lance-roquettes multiple Grad et quatre pelotons d’obusiers américains M777 de 155 mm.

La défense anti-aérienne russe a aussi été très active et a abattu un hélicoptère d’attaque ukrainien Mi-24 au nord-ouest de Donetsk, ainsi que plusieurs missiles Tochka U près de Kalinovo et Almaznoye, et des roquettes Ouragan au-dessus de Donetsk, Yassinovataya, Verkhnetoretskoye, Louganskoye et Novoalexandrovka.

Comme on le voit, l’Ukraine utilise l’armement fourni par la France et les États-Unis non pour se défendre, mais pour massacrer et terroriser la population civile de la RPD. Dès lors chaque livraison supplémentaire de ces armes (comme les six canons automoteurs Caesar supplémentaires promis par Macron à Zelensky) fait des pays de l’OTAN qui les livrent des complices volontaires des crimes de guerre de l’armée ukrainienne.

***

Jusqu’à l’inversion accusatoire criminelle

par Erwan Castel.

La plupart des reporters occidentaux et particulièrement les français, me font littéralement gerber car nonobstant de prendre ouvertement partie pour l’Ukraine, ce qui fait d’eux des propagandistes et non des journalistes, ils poussent la violation de leur éthique professionnelle jusqu’à mentir et pratiquer une inversion accusatoire criminelle.

Ainsi de TF1 qui a pourtant envoyé une nouvelle équipe de reporters sur le terrain, à Donetsk et qui prétend que les bombardements subis par la population de la ville (et qui plus est avec de nombreuses munitions françaises) sont des bombardements russes !

Voici le travail réalisé par Michel Collon sur ce nouveau « médiamensonge » des Torquemada
de 
cette russophobie occidentale hystérique

J’ai toujours pensé que les journalistes exercent un des plus beaux métiers du Monde et vital, surtout en cette période troublée et d’hypercommunication dans laquelle nous vivons. Mais force est de constater que les médias dans leur immense majorité sont soumis aux lobbys politiciens et économiques qui contrôlent par la possession économique ou la censure politique ce 4ème pouvoir pourtant essentiel à la bonne santé sociétale. La conséquence pathétique est que le journaliste, volontaire ou contraint, n’est plus que le thuriféraire d’une doxa imposée par la main qui le nourrit.

Mais le pire peut-être est que les médias en Occident et particulièrement en France sont devenus des officines propagandistes détournant le pouvoir de l’information jusqu’à la travestir dans une dynamique inquisitoriale où le journaliste ne cherche plus à décrire comprendre et faire comprendre dans le respect de l’esprit critique de son public ce qu’il voit mais à exciter par l’image l’émotion pour mieux imposer ou suggérer un narratif de procureur.

La guerre est une tragédie trop grave pour que le journaliste manipule la vérité pour servir une idéologie quelconque et encore moins des intérêts partisans, car cela insulte les victimes, l’éthique de sa profession, et fait de lui non seulement un porte parole impartial mais surtout le complice de crime de guerre dont je me permets de lui rappeler que, selon la jurisprudence exercée à Nuremberg en 1946 et qui fait référence, elle peut le conduire à la peine maximale une fois la victoire des peuples achevée !

La logique et le bon sens voudraient que les hommes et les femmes, reporters de guerre, exercent collectivement un pression éthique sur leurs rédactions pour lesquelles leur travail est indispensable à leur existence. Mais malheureusement le temps des corporations de métier et des vrais syndicats indépendants qui pouvaient exiger le respect des éthiques  professionnelles a laissé la place à l’individualisme des carriéristes, des gamellards, des jaloux et des courtisans grâce auquel le patron domestique les consciences de ses employés et les soumet à la dictature du « politiquement correct »… Très rares sont les journalistes qui résistent (grâce à une expérience, un professionnalisme et une personnalité exceptionnels)  à cette servitude volontaire, et depuis que je suis dans le Donbass je n’en ai pas vu plus que de doigts valides dans la main gauche de Django Reinhardt.

Par ailleurs, qu’un gouvernement autorise des reporters étrangers à venir couvrir depuis son territoire un conflit militaire, même si leur politique éditoriale leur est plutôt défavorable est tout à son honneur au nom justement de cette liberté de la presse qui définit, lorsqu’elle est interdite, une sortie de civilisation. Mais lorsque les services de presse ou le ministère des Affaires Etrangères qui doivent normalement observer leur travail permettent (par négligence ou corruption) à des reporters étrangers de travestir la vérité par des inversions accusatoires gravissimes, cela relève tout simplement d’une faiblesse politique et d’une incompétence professionnelle. Et cela est valable également pour les propagandistes qui prétendent soutenir leur combat !

Il appartient aux pouvoirs politiques et juridiques de faire respecter les droits mais aussi les devoirs des reporters et, lorsqu’il mentent, de les renvoyer manu militari dans leur chenil jusqu’à ce que leur rédaction envoie enfin de vrais journalistes respectueux des victimes de la guerre, de leur profession… et d’eux mêmes.

À bon entendeur salut !

Au matin de ce 18 juin les bombardements continuent sur Donetsk avec parmi les munitions tirées pas moins de 87 obus de 155mm. 

Rédactions de TF1, de BFM TV, écoutez bien : 155 mm donc ? : Calibre OTAN, donc ? : pas calibre russe ! 

Source : Alawata Rebellion


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