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Jeudi, 22 Janv. 2026

Arrêtons tous de critiquer Israël sinon on va finir comme les Palestiniens !

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Jeudi, 22 Janv. 2026 - 17h10

Ca y est, la Yadan a obtenu satisfaction, même si sa loi ultrasioniste doit encore passer devant les députés, où elle sera vraisemblablement amendée. On peut compter sur les LFI, mais pas sur le RN. Quant aux autres...

 

On sait bien que la république appartient à une poignée (le mot poignée est encore autorisé, ça risque de pas durer), mais parfois, la justice française, ou ce qu’il en reste, nous étonne. Rendez-vous le 26 janvier.

En attendant, on admire la popularité de cette loi scélérate chez les internautes, soit la nouvelle opinion, pas celle trafiquée à travers des sondages bidon commandés par l’oligarchie, avec notre argent, s’il vous plaît.

 

Ce qui est intéressant, ce n’est évidemment pas cette loi liberticide, mais les réactions de la rue, on allait dire arabe, pour parler comme les pros. Là, on n’est même plus sur du 99/1, on est sur du 100/0. Bienvenue dans l’État policier franco-israélien.

L’autosatisfaction (et les commentaires qui vont avec)

Le mot de la fin à Natan, plutôt qu’à Yadan

 


***

Antisionisme : La macronie s’apprête à criminaliser la critique d’Israël

Le 20 janvier 2026, à la faveur d’un vote à main levée dans l’opacité d’une commission parlementaire, dix-huit députés ont fait basculer l’équilibre des libertés en France. Portée par Caroline Yadan (Ensemble), la proposition de loi n°575, dite de lutte contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme », a été adoptée en commission des Lois. Ce texte, qui incorpore la définition controversée de l’'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA), vise moins à protéger les citoyens juifs qu’à offrir à l’État d’Israël une immunité critique totale.

L’antisionisme, nouveau blasphème

Le cœur du dispositif est limpide : ériger l’antisionisme – soit la remise en cause du projet politique sioniste – en infraction pénale. La loi interdirait ainsi des comparaisons historiques, pourtant essentielles au débat, et proscrirait des slogans de solidarité palestinienne, les assimilant à de l’incitation à la haine. Derrière un vernis de bonnes intentions se cache une entreprise de redéfinition du discours autorisé, criminalisant des pans entiers de la recherche universitaire et de l’engagement politique.

Une manœuvre aux relents autoritaires

L’adoption de ce texte survient dans le contexte du génocide à Gaza, où la parole critique envers Israël est plus que jamais vitale. Des organisations comme la Ligue des Droits de l’Homme ou l’Union Juive Française pour la Paix dénoncent une instrumentalisation de la mémoire de la Shoah. Comme le souligne le professeur de droit François Dubuisson, le droit existant suffit. L’objectif est ailleurs : faire taire, par la menace judiciaire, ceux qui dénoncent l’apartheid, le génocide et la colonisation.

La mobilisation, dernier rempart

La suite est connue : un passage en séance plénière prévu le 26 janvier. Ce vote serré révèle des fractures même au sein de la majorité présidentielle. L’appel à la mobilisation citoyenne et parlementaire lancé par la société civile est l’ultime digue contre cette loi scélérate. La bataille ne concerne pas seulement la Palestine ; elle engage l’avenir de ce qui reste de notre démocratie et la possibilité même de contester la puissance, quelle qu’elle soit.

par Yoann - Le Média en 4-4-2


- Source : E&R

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