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Vendredi, 06 Févr. 2026

Le grand détournement : Les médias français cherchent désespérément Poutine dans l’ombre d’Epstein !

Auteur : Yoann | Editeur : Walt | Vendredi, 06 Févr. 2026 - 15h51

Alors que les documents américains sur Epstein dévoilent un réseau mondial tentaculaire de puissants, la presse française, dans un réflexe pavlovien désormais familier, braque ses projecteurs sur l’Est. Une « piste russe » miraculeuse émerge, comme par hasard, pour offrir un récit bien plus commode que la vérité, peut-être trop locale et gênante. Voici leur copie-collé anxiogène.

L’ami imaginaire du Kremlin

Le Parisien s’enflamme pour une « opération de chantage » historique qui mènerait, ô surprise, à Moscou. Le nom d’un certain Sergueï Beliakov, présenté comme un « ami de Poutine », est brandi comme un talisman explicatif, suffisant à lui seul à tisser la trame d’un complot géopolitique à partir de liens qualifiés de « ténus ».

La fixation poutinienne

La Dépêche du Midi et Voici rivalisent d’imagination. Le premier s’émerveille que le nom du président russe « surgisse » dans les documents. Le second, citant une « source du FBI » aussi vague que pratique, le promeut au rang de client privilégié d’Epstein, qui aurait été son « gestionnaire de fortune ». Une fable financière qui évite soigneusement de nommer les véritables paradis fiscaux occidentaux.

Le fantasme de l’espionnage pédophile

Slate.frLe Parisien et TF1 Info franchissent un cap. Ils ne voient plus seulement un proxénète, mais un agent russe. Le scandale pédophile serait une opération des services secrets du Kremlin pour constituer du kompromat. Preuve avancée ? La Pologne ouvre une enquête. Curieuse manière d’externaliser la responsabilité de crimes qui fleurent bon l’entre-soi atlantiste.

L’ombre des services secrets russes

Le Canard Enchaîné titre, non sans sensationnalisme, sur les escales moscovites du « Lolita Express ». L’implication est claire : et si la fameuse liste des clients était détenue par le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB) ? L’argument est imparable dans sa logique circulaire. Tout élément non occidental devient, par essence, une arme de déstabilisation. France24 nous informe  avec une grande objectivité : « Affaire Epstein : ce que l’on sait des troublantes tentatives de rapprochement avec le Kremlin ».

Des soupçons par milliers

L’Indépendant et à nouveau La Dépêche se gargarisent de chiffres : « Poutine » cité plus de mille fois, « Moscou » neuf mille fois. Joseph Goebbels aurait théorisé une manipulation médiatique restée d’actualité : « Un mensonge répété une fois reste un mensonge ; répété mille fois, il devient une vérité. » La répétition mécanique tient lieu de preuve, transformant un algorithme de recherche en réquisitoire. La quantité, faute de qualité, doit impressionner le lecteur.

Ainsi, tandis que les documents pointent une myriade de noms influents en Occident, le récit médiatique préfère concentrer ses foudres sur un épouvantail lointain. Pratique. Cela dispense de regarder de trop près certains voisins, et satisfait la soif d’un grand récit géopolitique simple, où le Mal a une adresse unique et rassurante : le Kremlin.

***

Jeffrey Epstein était-il un goy russe ?

C’est la question qu’on peut se poser en entendant le chœur des désinformateurs des médias mainstream transformer l’affaire Epstein, de ce pédocriminel bossant pour Israël, en déstabilisation du KGB, l’ex-service de renseignement russoviétique. Ces andouilles sont prêts à tout pour sauver leurs fesses. On va les aider à assumer.

Leurs entortillages de gosses pris la main dans le sac de bonbecs qui hurlent et chialent (ça nous rappelle une catégorie de population) dès qu’on les touche est la divine surprise de cette année 2026. On n’a pas souvent l’occasion de se marrer, et puis, comme dirait Leonardo dans The Revenant, la vengeance appartient à Dieu.

L’Arikara a raison, c’est pas la peine de poursuivre nos ennemis, le réel s’en occupe très bien. Il met le temps, c’est le seul défaut qu’on lui connaisse, en ce sens il ressemble à l’administration française. Faut faire autre chose, ne pas penser vengeance tous les jours, vaquer, faire un puzzle, écrire, dessiner, rafistoler une vieille bagnole, relancer ses ex, payer son loyer en retard, etc.

Les occupants des médias sont tellement intoxiqués qu’en chantant la même chanson d’une chaîne à l’autre, d’une station à l’autre, d’un journal à l’autre, ils ne se rendent pas compte qu’ils flinguent leur propre crédibilité. Évidemment qu’on va tout de suite penser à un message fourni par le commanditaire général, le maître des horloges et des larbins. Ils ne voient rien, ce qui nous fait dire qu’ils sont quand même plus cons que malhonnêtes, car on hésite toujours entre les deux, avec cette engeance.

Première de corvée, la grizzlette Caroline Roux, qui fonce tête baissée dans le piège à ours.

« Écoutez le Premier ministre Donald Tusk de Pologne, qui s’est exprimé hier à ce sujet, et il considère que cette affaire est extrêmement sérieuse... »

On la garde, pour la postérité, et pour nos enfants, qui un jour auront des cours sur la propagande de ces collabos pendant les années 2020 en classe. Naturellement, aussitôt sortie, la sornette a fait des petits.

Curieusement, Caroline a oublié ce petit tweet, qui était pourtant très intéressant. Heureusement, c’est sûrement de la désinformation. Il faut savoir faire le tri. Personnellement, on ne lira pas ces trois millions de pages parce qu’on a trop peur de devenir complotistes, et surtout de ne plus respecter nos hommes politiques, nos milliardaires, nos journalistes, qui sont quand même là pour nous protéger.

Ah, au fait, la source de Caro : Tusk, c’est le plus féroce antirusse de l’Union européenne.

C’est bizarre, on croyait les Polonais antisémites, d’après les juifs américains. Il est vrai qu’à l’est, un drôle de soleil se lève, ou se re-lève. C’est pas nous, c’est Le Monde qui l’écrit. Nous on n’a rien fait.

Depuis l’élection présidentielle de juin 2025, lors de laquelle Grzegorz Braun, à la surprise générale, a recueilli 6,3 % des voix, la Confédération de la couronne polonaise a le vent en poupe. À la présidentielle de 2015, il avait obtenu 0,8 %. Les sondages le créditent aujourd’hui de 8 % à 10 % des intentions de vote aux législatives, faisant de ce parti le plus radical de Pologne la quatrième force politique du pays, juste derrière Konfederacja (Confédération Liberté et indépendance), un autre parti d’extrême droite aux accents plus libertariens et au discours plus policé. [...]

Le leader du PiS, Jaroslaw Kaczynski, se fend pour l’heure d’un non catégorique, affirmant que voter pour Grzegorz Braun revient à « voter pour Poutine » ou « contre les intérêts vitaux du pays ». Car, au-delà de sa volonté de restaurer la monarchie, de rétablir la peine de mort ou de prôner le port d’armes sans entrave, l’ADN du parti de Grzegorz Braun est l’obsession antijuive, anti-ukrainienne ainsi que des positions prorusses assumées.

Oh la la, mais qu’est-ce que c’est que cette Europe autrefois démocratique qui part en sucette fasciste ? C’est de la faute à la Trump-Poutine, sûrement. Caroline a raison, il y a vraiment un axe anti-Macron, anti-Starmer, anti-UE, anti-élites, anti-Roux.

La vengeance appartient à Dieu.

Question : les Russes sont-ils une réserve de faux juifs ?

C’est Meyer Habib qui va pas être content...

ER


- Source : Le Média en 4-4-2

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