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Mardi, 31 Mars 2026

La dérive morale et financière du Conseil de l’Ordre des médecins

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Mardi, 31 Mars 2026 - 21h15

Cette institution qui a puni les vrais soignants pendant la parenthèse covidiste est pourrie jusqu’à l’os. Tout le monde le sait, mais c’est comme Jack Lang, ça ne suffit pas pour dissoudre un lobby. Pour donner une idée du pourrissement de cette noble maison, rien de mieux qu’un bon pâté du Figaro dans la poire. Les médecins qui financent cette obscure entreprise vont ravaler leur chaise.

Le budget annuel de l’institution atteint environ 111 millions d’euros, dont 105 millions proviennent des cotisations obligatoires acquittées par les médecins et les sociétés d’exercice. Les indemnités versées aux 3 327 conseillers ordinaux ont ainsi atteint 13,7 millions d’euros en 2024, en hausse de 9 % depuis 2021, et les 58 élus du conseil national ont perçu en moyenne 66 000 euros chacun en indemnités et défraiements. Le rapport détaille des remboursements de frais de transport en première classe ou en classe business, des notes de taxi pouvant dépasser 15 000 euros par an pour un seul conseiller, ainsi que des dépenses de représentation très élevées, comme un congrès organisé en novembre 2024 pour 1,7 million d’euros, soit plus de 2 000 euros par participant. Les auteurs relèvent enfin que de nombreux achats – pour un quart du total des dépenses du conseil national – ont été passés en dehors des règles de la commande publique, et pointent un « défaut de contrôle » des conseils départementaux, laissant passer des dépenses jugées « excessives ». Ils citent notamment l’« acquisition particulièrement onéreuse » d’une villa de 1 200 m² avec piscine dans les Alpes‑Maritimes, pour 3,9 millions d’euros, destinée à seulement « sept équivalents temps plein ».

Ce ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres de l’effondrement moral de cet Ordre qui sent la défaillance à tous les niveaux. Ses responsables ont persécuté publiquement les homéopathes – ces vrais soignants ! – pour se gaver en douce avec l’argent sale de Big Pharma et le trésor des cotises. Leur profession de foi nous fait bien marrer :

Le Conseil national de l’Ordre s’assure de la conformité déontologique des conventions signées entre l’industrie pharmaceutique et les médecins.

Philippot, l’homme qui veut éclater tous les lobbys, fait le point sur ce scandale permanent, qui est étouffé depuis des décennies.

Pour que le scandale ne flambe pas trop sur les réseaux, le Conseil envoie ses négociateurs en plateau porter la bonne parole, celle du mea culpa, de la bonne résolution, du redémarrage à zéro. Kierzek ne fait pas partie de ceux qui ont sali Perronne ou Raoult pendant le terrorisme covidiste, il a donc une certaine légitimité pour restaurer la confiance.

Mais il parle quand même de soignants « complotistes » ! Et il cachetonne ou a cachetonné dans tous les grands médias : VSD, TF1, Le Monde, France Inter, D8, Europe 1, France 2, France 5 ! À ce titre, il est le remplaçant de Patrick Pelloux, grillé pour des violences sexuelles et verbales à l’encontre de Karine Lacombe. Le monde est petit, non ?

Lacombe fait un doigt d’honneur aux Français

On ne sait toujours pas pourquoi le Conseil n’a pas radié Marty, qui a passé son temps à insulter les antivax qui faisaient remonter la vérité sur Twitter (à l’époque), les médias mainstream étant verrouillés, sur décision du gouvernement, de Big Pharma et de Big Tech.

Les centaines de milliers de Français qui ont souffert des effets secondaires du faux vaccin ont une dent extrêmement pointue (on garde notre calme et notre politesse) contre les médecins qui ont envahi les plateaux de 2020 à 2022 au profit de l’alliance meurtrière entre grands labos, gouvernement corrompu et Conseil de l’Ordre.

Le temps n’est pas un problème, il y aura un jour un Nuremberg de ces criminels, même si pour l’instant la justice est dans leur manche. Les temps sont durs pour les gens honnêtes, mais ils sont changeants...

Un hommage au Dr Gayet en passant

Le principe de l’Ordre était de protéger les médecins des dérives et autres corruptions, passive ou active, malheureusement, même très bien payés, certains n’ont pas pu résister aux sirènes du Big Pharma ou du gouvernement...

***

Après un rapport accablant, le gouvernement ouvre la voie à la dissolution de l’Ordre des médecins de Paris

Les essentiels de cette actualité

  • Le rapport de l’Inspection générale des finances révèle que l’Ordre des médecins de Paris a laissé des praticiens condamnés pénalement continuer d’exercer sans réaction adéquate, trahissant la mission première qui justifie son existence.
  • Les irrégularités financières constatées — indemnités injustifiées, dépenses mal contrôlées, manquements aux règles de la commande publique — touchent simultanément trois ordres professionnels de la capitale, ce qui exclut toute hypothèse d’accident isolé.
  • La ministre de la Santé a demandé d’examiner les conditions d’une dissolution du Conseil parisien, tandis que l’IGF a procédé à un signalement au procureur de la République pour des faits susceptibles de constituer des infractions pénales.
  • Audits et commissaires aux comptes renforcés corrigent les symptômes visibles, mais peuvent-ils réellement briser une culture de club fermé qui s’est accommodée trop longtemps de l’absence de regard extérieur ?

Il y a dans l’affaire de l’Ordre des médecins de Paris quelque chose qui dépasse le simple scandale de gestion. Ce que révèle le rapport de l’Inspection générale des finances, c’est la faillite d’une institution censée incarner l’éthique médicale, la protection des patients et la régulation d’une profession dont dépend concrètement la santé des Français. Quand les gardiens du temple sont eux-mêmes en faute, c’est toute la structure de confiance qui vacille.

Les irrégularités constatées sont, à elles seules, suffisamment graves pour justifier l’émoi. Des indemnités et des défraiements insuffisamment justifiés, des dépenses élevées et mal contrôlées, des manquements aux règles de la commande publique : le tableau dressé par l’IGF n’est pas celui d’une institution rigoureuse et exemplaire, mais celui d’une administration corporatiste qui a perdu le sens de ses responsabilités. L’Ordre des médecins de Paris, l’Ordre des pharmaciens et celui des chirurgiens-dentistes de la capitale sont tous trois concernés. Le phénomène n’est donc pas accidentel.

Quand la protection des patients devient une fiction

Mais c’est sur le volet disciplinaire que le rapport frappe le plus durement. Ce n’est plus seulement une question de finances mal tenues : c’est une question de conscience professionnelle et de protection des Français. Le ministère de la Santé est sans ambiguïté dans sa formulation :

« Des signalements et des condamnations pénales, y compris pour des faits d’une particulière gravité, n’ont pas fait l’objet de suites appropriées ou ont été traités avec des délais incompatibles avec les exigences de protection des patients et des praticiens. Dans certains cas, l’absence de réaction ou la faiblesse des sanctions prononcées traduisent une rupture avec les obligations fondamentales qui incombent aux ordres ».

Cette phrase mérite d’être lue et relue. Des médecins condamnés pénalement pour des faits graves ont continué d’exercer sans que l’Ordre ne réagisse de manière adéquate. Des signalements sont restés sans suite. Des sanctions ont été si légères qu’elles en devenaient dérisoires. On ne parle pas ici de procédures administratives complexes ou de zones grises juridiques : on parle de la mission première d’un ordre professionnel, celle qui justifie son existence même et les prérogatives considérables que lui confère la loi.

Il faut mesurer ce que cela signifie concrètement. Un patient qui consulte un médecin fait un acte de confiance absolue. Il se remet, parfois dans les moments les plus vulnérables de son existence, entre les mains d’un professionnel. Cette confiance repose sur l’hypothèse implicite que les mécanismes de régulation fonctionnent, que les praticiens dangereux ou indélicats sont écartés ou sanctionnés. Si ces mécanismes sont défaillants, et le rapport dit qu’ils l’ont été, c’est un mensonge institutionnel que l’on inflige à chaque patient.

La réponse du gouvernement est à la mesure du problème. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a demandé à l’Ordre national de vérifier si les conditions d’une dissolution du Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Paris sont remplies. L’IGF a procédé à un signalement au procureur de la République de Paris au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, ce qui signifie que des faits susceptibles de constituer des infractions pénales ont été identifiés. Ce n’est pas une mise en demeure de façade : c’est une mise en cause judiciaire formelle.

La réforme structurelle, seul horizon crédible

Face à cette situation, l’Ordre national des médecins a commencé à réagir. Son président, Stéphane Oustric, avait indiqué avant ces annonces que l’Ordre national avait déclenché une mission d’inspection interne de l’Ordre parisien, ainsi qu’un audit externe des ressources humaines, un audit financier externe et un renforcement du commissaire aux comptes. Ces mesures témoignent d’une prise de conscience. Mais elles suffisent-elles ? Elles constituent la réponse minimale attendue d’une institution qui cherche à survivre à la tempête, pas nécessairement la preuve d’une transformation profonde.

Car la question de fond est celle-là : comment une institution aussi ancienne, aussi dotée en pouvoirs réglementaires, aussi ancrée dans le paysage institutionnel français, a-t-elle pu laisser se creuser de tels écarts entre sa mission statutaire et sa pratique réelle ? L’autonomie corporative, lorsqu’elle n’est pas soumise à un contrôle externe régulier et exigeant, engendre inévitablement des dérives. Ce n’est pas une hypothèse idéologique : c’est ce que documente le rapport.

Le plan d’action annoncé sous l’égide de l’Inspection générale des affaires sociales, avec des mesures concrètes attendues dès le mois de mai, est une bonne nouvelle. Le gouvernement fixe un calendrier précis et des résultats « tangibles et vérifiables » : c’est la bonne méthode. Encore faut-il que cette exigence ne s’évapore pas une fois l’actualité passée. Les réformes des ordres professionnels ont une fâcheuse tendance à s’enliser dans les négociations internes, les résistances corporatives et les compromis qui finissent par vider les intentions de leur substance.

La vraie question n’est donc pas de savoir si l’Ordre parisien doit être dissous, mais si la culture institutionnelle qui a rendu ces dysfonctionnements possibles peut réellement être réformée. Des audits et des commissaires aux comptes renforcés corrigent les symptômes visibles. Ils ne réforment pas, par eux-mêmes, une mentalité de club fermé qui s’est accommodée trop longtemps d’une absence de regard extérieur. C’est cette transformation culturelle, plus difficile à mesurer que des lignes comptables, qui déterminera si les Français peuvent à nouveau faire confiance à l’institution censée veiller sur ceux qui les soignent.

Source: Franck Pengam - Géopolitique Profonde


- Source : E&R

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