Au CRIF, Lecornu annonce qu'il criminalise la contestation de la Belgique !
Mes chers amis, mes chers compatriotes d’un pays qui n’existe que par accident de l’histoire : c’est donc arrivé. Hier soir, entre le dessert et le café au dîner du CRIF, Sébastien Lecornu — un homme dont le nom évoque plus une spécialité fromagère qu’un destin napoléonien — a décidé de réécrire le Code pénal avec la subtilité d’un char d’assaut dans un magasin de dentelle de Bruges.
L’annonce est tombée : on va pénaliser la « remise en cause de l’existence d’un État ».
Alors là, je dis : Dank u wel, Sébastien ! Enfin une loi qui a du panache ! Parce que si l'on ne peut plus contester l'existence d'Israël sans finir au pain sec, pourquoi diable devrais-je, moi, Veerle Daens, avoir le droit de dire que la Belgique est une vaste plaisanterie diplomatique ?
Car enfin, messieurs les juristes parisiens, si l’on suit la logique « Lecornu-ienne », remettre en cause les frontières décidées par trois diplomates poudrés lors du Congrès de Vienne en 1815, c’est désormais un crime de lèse-majesté.
Le triomphe de l'absurde (ou du chocolat chaud)
Rendez-vous compte : en 1815, les Alliés, terrifiés à l'idée que la France ne recommence à manger l'Europe, nous ont pondu cette « Belgique » sur un coin de nappe pour faire tampon. Un État Frankenstein, cousu de fil blanc, où l'on a forcé la Flandre, héritière flamboyante des Ducs de Bourgogne, à cohabiter avec la Principauté de Liège, laquelle était indépendante depuis mille ans (mille ans, Sébastien ! Votre ministère n'était même pas une idée dans la tête d'un sergent de ville !).
On a écrasé nos nationalités, nos identités, nos fiertés, pour complaire aux Anglais et aux Autrichiens. Et aujourd'hui, grâce à la « jurisprudence Lecornu », contester ce bricolage géopolitique destiné à affaiblir la France va devenir illégal en France ? C'est le sommet de l'ironie : le Premier ministre français va envoyer en correctionnelle ceux qui critiquent une construction faite... contre la France !
La prison pour un "Vive la Flandre libre" ?
Imaginez le procès (auquel sera sans doute aussi soumis le Premier Belge, Bart de Wever, issu d'un parti ouvertement indépendantiste) :
— « Madame Daens, vous avez déclaré que la Belgique était une fiction administrative. »— « Monsieur le Juge, c’est un fait historique, Liège était libre avant que Napoléon ne s'en mêle ! »
— « Silence ! Article L-Lecornu : deux ans de prison pour avoir offensé le fantôme de Guillaume Ier des Pays-Bas ! »
Désormais, dire que l'union fait la farce, c'est de l'apologie du terrorisme constitutionnel. Proposer le rattachement de la Flandre à la culture bourguignonne ? Un délit de haine contre les cartographes du XIXe siècle !
Sébastien, mon petit chou, vous vouliez protéger un État à 3 000 kilomètres, et vous venez de transformer chaque séparatiste flamand en dissident politique traqué par Interpol. C’est féroce, c’est caustique, c’est d’une bêtise si pure qu’elle en devient presque belle, comme un coucher de soleil sur la mer du Nord un jour de pluie.
Alors, j’attends ma convocation. Mais attention : si vous me mettez en cellule, je n’accepterai que des frites fraîches et de la bière d’abbaye. Car si l’État belge est une fiction, ma soif de liberté — et ma rancune historique — sont, elles, parfaitement constitutionnelles.
- Source : Le Courrier des Stratèges












