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Vendredi, 20 Févr. 2026

Chemsex : La gauche verte veut dépénaliser la drogue au nom de la « prévention »

Auteur : Yoann | Editeur : Walt | Vendredi, 20 Févr. 2026 - 15h37

Anne Souyris, sénatrice écologiste de Paris, a déposé une proposition de loi visant à prévenir les risques liés au chemsex. Derrière les intentions affichées de santé publique se cache une tentative sournoise de dépénalisation déguisée des drogues en contexte sexuel. Décryptage d'une manœuvre idéologique dangereuse.

Le « chemsex » ou l’art de maquiller la toxicomanie

On nous explique doctement que le chemsex consiste à consommer des substances psychoactives – GHB, méthamphétamine, ce genre de petites douceurs – dans un cadre sexuel. Traduisons : des partouzes sous stupéfiants, principalement organisées au sein de la communauté gay masculine. Les séances seraient « prolongées et intenses ». Quelle élégance dans l’euphémisme.

Bien sûr, les conséquences sont terrifiantes : overdoses en série, contaminations par le VIH et l’hépatite C, violences diverses. Paris compterait une overdose liée au chemsex tous les douze jours. Plus de sept cents décès par overdose en 2023, selon l’enquête Drames. Mais plutôt que de s’interroger sur la folie de ces pratiques, nos élites bien-pensantes préfèrent s’attaquer… au cadre légal qui les réprime.

Le coupable idéal ? L’article 222-37 du Code pénal et sa ridicule amende de 450 euros pour usage de stupéfiants. C’est elle qui empêcherait les joyeux fêtards d’appeler les secours. On croit rêver.

Bon Samaritain et applications connectées : les deux chevaux de Troie

La proposition de loi de Mme Souyris, joliment intitulée « relative à la prévention des risques et dommages liés à la pratique du chemsex », s’inspire du modèle portugais. On connaît la chanson : la décriminalisation de l’usage personnel n’aurait pas entraîné d’augmentation de la consommation. Les addictologues le répètent en chœur depuis des années.

Première mesure : la « loi du bon samaritain ». Une immunité judiciaire pour les personnes qui appellent les secours en cas d’overdose. Si les pompiers débarquent et constatent détention ou usage de drogue, rien ne se passera. « C’est un principe meurtrier », tonne la sénatrice à propos de l’obligation actuelle de prévenir les forces de l’ordre. On n’ose imaginer la logique : le vrai meurtrier ne serait pas celui qui s’injecte du GHB jusqu’au coma, mais celui qui oserait appeler la police.

Deuxième mesure, plus insidieuse encore : l’obligation faite aux applications de rencontres comme Grindr d’afficher des messages de prévention. Le rapport Benyamina de 2022 recommandait déjà des kits d’information standardisés. Ainsi, au lieu de fermer ces plateformes qui facilitent l’organisation de ces orgies chimiques, on les transforme en vecteurs de « prévention ». Avec la bénédiction des bonnes âmes.

Anne Souyris ou l’angélisme mortifère

Ancienne adjointe à la santé à la mairie de Paris, Anne Souyris n’en est pas à son coup d’essai. Elle avait déjà impulsé un plan parisien d’information sur le chemsex dès 2021, avec son acolyte Jean-Luc Romero-Michel. Elle défendait en janvier 2025 une proposition plus large de dépénalisation de l’usage simple de drogues. La constance dans l’erreur, une vertu écologiste ?

Ses déclarations à Têtu méritent d’être savourées : « La répression est non seulement inefficace, mais elle est aussi meurtrière si elle ne s’accompagne pas a minima d’une politique de prévention. » Traduction : punir les consommateurs de drogue, c’est les tuer. On croirait entendre les arguments des marchands de sommeil pour qui expulser des squatteurs, c’est les rendre sans-abri.

Elle s’appuie sur un prétendu consensus des acteurs de terrain : AIDES, Fédération Addiction, pompiers, policiers même… Tous reconnaîtraient que la peur de la répression empêche les interventions salvatrices. Étrange, pourtant : les mêmes pompiers et policiers constatent chaque jour que l’absence de répression n’incite guère à la modération.

La France qui dit non

Heureusement, la proposition suscite des réactions vives. Ces oppositions ne sont pas que réactionnaires. Elles expriment une inquiétude légitime : en voulant décriminaliser l’usage de drogues dans un contexte déjà hypersexualisé, ne prend-on pas le risque d’encourager des pratiques extrêmes ? Le chemsex cumule effectivement drogues dures et comportements sexuels violents, augmentant les expositions au VIH et à l’hépatite C. Mais chut ! il ne faut pas le dire.

Une bataille idéologique qui ne fait que commencer

La proposition n’a pas encore été débattue au Sénat. Si elle était adoptée, la France rejoindrait le camp des nations ayant choisi la « harm reduction » – cette douce musique qui accompagne partout la libéralisation des stupéfiants.

Anne Souyris appelle à agir « sans tabou ni morale ». Formule magique de notre époque : tout ce qui dérange doit disparaître au nom d’une liberté sans limites. Sauf que les overdoses, elles, ne disparaissent pas. Les contaminations non plus. Et les vies brisées par la drogue continueront de s’accumuler, avec la bénédiction des âmes charitables qui préfèrent soigner les conséquences plutôt que de condamner les causes.

Le débat public, promet-on, se poursuit. Tables rondes, colloques, états généraux… Tout le monde pourra causer pendant que le GHB continuera de faire des ravages. Mais après tout, c’est ça, le progrès sociétal.


- Source : Le Média en 4-4-2

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