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Mercredi, 14 Oct. 2026

Raphaël Glucksmann pour Israël remporte le concours Eurovision du socialisme

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Mercredi, 14 Oct. 2026 - 12h29

Aux élections précédentes, la primaire du PS et des écologistes avait un franc succès populaire. Aujourd’hui, elle est impopulaire, payante (15 euros !), électronique, c’est-à-dire invérifiable du point de vue qualitatif.


Autant dire qu’au PS, qui a l’habitude du bourrage d’urnes pendant ses bisbilles internes et autres motions à la con, on s’en fout un peu. Et hors PS encore plus. Il s’agissait de présenter un candidat non pas anti-Système, ne rêvons pas, mais anti-Mélenchon. C’est dire le cadre étroit de la pensée socialiste du XXIe siècle. C’est pourquoi ce genre d’illustration a tourné.

Plus sérieusement, les 66 % de Glux interrogent : déjà, c’est le score de Macron au second tour 2017, celui dont rêvait Giscard avec ses deux Français sur trois, la vraie majorité qui donne une vraie latitude au gagnant. On dirait que ces 66 % ne sont pas tombés dans l’oreille d’un ingénieur social sourd.

Maintenant, d’où viennent ces 80 000 voix ?

Selon une seule source d’information, de l’étranger. Et là, tout le monde se tourne vers Israël, on ne sait pas trop pourquoi. Lors du procès de Landru, l’avocat de la défense avait fait un coup assez remarquable : il avait dit qu’une des femmes assassinées allait entrer comme témoin. Toute la foule au tribunal s’était alors tournée comme un seul homme vers la porte. L’avocat en avait conclu que le peuple ne croyait pas à la culpabilité de son client. Le juge, lui, avait relevé un détail : Landru, et lui seul, ne s’était pas tourné vers la porte.

On espère avoir fait notre petit effet. Tous les regards se portent donc vers Israël, habitué au trafic de voix du concours Eurovision de la chanson, dans lequel ils n’ont rien à faire, géographiquement parlant. On sait que leurs bots votent à mort pour leurs candidats, ce qui les place souvent dans le top 3. On laisse le micro à Maïsto, oui, parce que nous on a des ennuis, on ne peut pas tout dire, voyez-vous.


Avant le vote, Glux était déjà la cible des réseaux sociaux, pour sa désinvolture de fils de, pour sa fabrication médiatique rapide à la Macron, pour sa faiblesse conceptuelle, pour son absence de conviction (il a été sarkozyste), sans oublier sa compagne, qu’on ne voit heureusement plus. C’est le bon côté de son élection. Dans la rue, c’est pas Dieu possible, pour lui : on compatit.


Naturellement, les démocrates s’en offusquent, mais le peuple, qui n’est pas toujours très fin, rejette ce faux candidat, ce qui est quand même un signe. Chez les mélenchonistes purs et durs, c’est encore pire. On reprend le micro à Maïsto et on le refile à Baga :


Le pire, peut-être, c’est d’avoir repris les éléments de langage fatigués de l’escroc en chef, nourri au sein de McKinsey. Là, on ne peut plus rien pour lui.


Le mec ose ça au moment où Macron est vomi par le peuple, il faut le faire, dans le genre anti-lucidité. Pour toutes ces raisons, Glux n’est évidemment pas un homme politique issu du peuple, mais un parachuté du pouvoir profond pour empêcher Mélenchon de passer le second tour. Sauf que, les sondages commencent à paniquer : le vieux lion fait salle pleine, il a les quartiers et une partie de la jeunesse avec lui, plus tous les gauchistes qui veulent maintenant voter utile, en se disant que de toute façon, le Glux n’ira pas loin.
Dans cette optique, Glux est l’élément absorbant des voix de gauche pour permettre à un Édouard Philippe de grimper en finale, malgré son score macronien (maximum 14 %) qui sera évidemment grossi à mort par l’Intérieur, qui lui est acquis. Imaginez qu’on se retrouve avec l’Éborgneur à l’Élysée... Imaginez la gueule de Jérôme Rodrigues !

Tiens, dans le cadre de la convergence des lutteurs, il passait récemment chez Bassem, qui est plus écouté en banlieue qu’Europe 1 ou Sud Radio. On a toujours dit que ce mec était un député, un gars qui monte du peuple, avec ses défauts, ses secrets (on en connaît quelques-uns), mais aussi sa faconde, son intelligence politique. TVL ne s’était pas trompé en l’invitant (sans nous dire merci pour la promo antérieure).


Imaginez Bassem à la place de Gros Larcher au Sénat, ou à la place de Bonne-Pivet à l’Assemblée... Ça aurait une autre gueule, la France, non ?


- Source : E&R

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