Éviter le débat ou gouverner en transparence ? Quand le pouvoir craint le peuple
Il existe des aveux qui ne sont jamais prononcés mais que les actes suffisent à révéler.
Si les informations publiées par Le Figaro et Politico sont exactes, l’exécutif aurait préféré repousser un dossier explosif – l’extension du marché carbone européen – afin qu’il ne vienne pas troubler la campagne présidentielle de 2027.
Si cette lecture est la bonne, elle est politiquement accablante.
Car que dit-elle, au fond ? Que le gouvernement ne redoute pas tant la réforme que le jugement des Français sur cette réforme.
Voilà où nous en sommes. Une mesure qui risque de renchérir le coût du carburant et du chauffage pour des millions de ménages ne devrait surtout pas devenir un sujet de débat avant une élection.
On attendra. On temporisera. On gagnera du temps.
Et le prochain gouvernement héritera de la facture… et de la colère.
Quelle étrange conception de la démocratie !
Dans une République digne de ce nom, une réforme de cette ampleur devrait être expliquée, débattue, contestée si nécessaire, puis assumée devant les électeurs.
Ici, l’impression qui se dégage est exactement inverse : surtout ne pas en parler, surtout ne pas ouvrir un débat qui pourrait rappeler le traumatisme des Gilets jaunes.
Mais depuis quand la peur de la contestation devient-elle un principe de gouvernement ?
Depuis quand la prudence électorale justifie-t-elle que les citoyens ne disposent pas de toutes les informations susceptibles d’éclairer leur vote ?
Le plus préoccupant est peut-être ailleurs.
Cette affaire donne le sentiment d’une pratique du pouvoir où l’on considère que les Français sont capables de supporter les conséquences des décisions, mais pas d’en discuter avant qu’elles ne s’imposent à eux.
On ne gouverne plus avec le consentement éclairé des citoyens ; on administre le calendrier des mauvaises nouvelles.
Le procédé est redoutable. Avant les élections, le silence. Après les élections, l’inéluctable : « L’Europe l’exige », « il n’y a plus le choix », « les engagements sont déjà pris ».
Ainsi, le débat démocratique est vidé de sa substance, puisque les décisions essentielles ne deviennent visibles qu’au moment où il est trop tard pour qu’elles influencent le suffrage.
Ce n’est pas seulement une erreur politique. C’est une conception profondément paternaliste du pouvoir.
Comme si les citoyens étaient trop prompts à la colère pour qu’on puisse leur dire la vérité au bon moment.
Comme si l’on pouvait préserver la paix sociale en différant simplement l’annonce des difficultés.
L’histoire récente devrait pourtant enseigner exactement le contraire.
Ce qui nourrit la défiance, ce ne sont pas uniquement les efforts demandés.
C’est le sentiment d’être tenu à l’écart, d’apprendre après coup ce qui aurait dû être dit avant, de découvrir que les choix majeurs ont déjà été faits pendant que le débat public regardait ailleurs.
La transition écologique mérite mieux que les calculs d’agenda.
Elle mérite du courage politique.
Si une réforme est juste, qu’on la défende. Si elle est nécessaire, qu’on l’explique. Si elle est injuste, qu’on la modifie.
Mais qu’on ne fasse pas semblant qu’elle n’existe pas jusqu’à ce que les urnes soient refermées.
Car une démocratie, même atrophiée comme la nôtre, ne se mesure pas seulement à la liberté de voter.
Elle se mesure aussi au droit des citoyens de savoir, avant de voter, ce que leurs dirigeants savent déjà.
Le jour où le calendrier électoral devient plus important que la transparence, ce n’est plus seulement la confiance qui recule. C’est l’idée même du gouvernement responsable qui vacille.
Photo d'illustration: Calendrier manipulé, temps incertain — Image de synthèse — tous droits réservés medias-presse.info
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Ces « politocards » qui veulent rester entre eux, par Jacques Frantz

**Saisie discrète d’informations personnelles** — Image de synthèse — tous droits réservés medias-presse.info
L’affaire a fait la une malgré l’été.
Les députés, jamais en peine dès lors qu’il s’agit d’attenter à nos libertés, ont mis la dernière main à une loi qui n’est en réalité qu’une coquille vide, visant officiellement à interdire les réseaux sociaux aux moins de quinze ans.
Les députés du Reniement National, avec à sa tête la très décevante Marine Le Pen contre qui retenir ses coups relève de la trahison de la patrie, ont soit voté pour, soit se sont abstenus.
Parmi ceux qui ont voté pour, on compte un certain nombre de parlementaires entrés sous l’aire Marine et partageant avec les députés proches du gouvernement des intérêts qui n’ont rien de politiques.
Comme dirait Fernand Charpin à l’autre Fernand (Fernandel) dans Le Schpountz, “ je ne sais pas si tu me saisis, mais moi, je me comprends “.
Une chose est certaine en tout cas, durant la campagne présidentielle, le débat (défense de rire) doit se dérouler entre gens respectables.
Respectables par qui ? Par eux-mêmes bien sûr.
L’objectif à peine caché de la plupart des protagonistes, contrôler toute opposition.
Car il y a des monopoles qui ne se partagent pas. Or cela fait trop longtemps que le débat sur les réseaux sociaux dame le pion à celui qui se déroule dans les médias selon les règles décidées en loge.
Mais il n’y a pas que le débat qui échappe à la Caste. Il y a la gestion (certains diront la manipulation) de l’information. En effet, les réseaux font souvent ressortir de vieilles déclarations qu’on aimerait oublier. C’est ainsi que trop souvent émerge en pleine lumière que souvent politicien varie, et bien fol qui s’y fie.
Les « politocards » n’aiment pas beaucoup qu’on leur rappelle leurs mensonges passés.
Mais il y a autre chose : le régime veut pouvoir frauder en toute tranquillité. Il ne veut pas que la dénonciation des fraudes soit « virale ».
Il veut que vous fassiez semblant de croire que tout cela serait billevesée en provenance de Russie.
Et pour cela, ils ont besoin de noms.
Ce n’est en effet pas les enfants qu’ils veulent protéger. Sinon, ils ne leur feraient pas l’éducation sexuelle et affective des la maternelle. Ils veulent se protéger eux-mêmes et faire perdurer le système.
Il leur faut donc savoir d’où vient chaque clic de souris.
Regardez ce qui s’est passé le 14 juillet. Pour éviter toute velléité de protestation par des sifflets au passage du monarque de carton-pâte, ils ont pris les noms de toute l’assistance.
Après ça, tu peux siffler, mais on a ton nom et on saura t’en faire passer l’envie.
Idem pour les réseaux. Pour prouver que j’ai plus de quinze ans, je devrai donner mon nom, de sorte que le système saura en temps réel ce que je pense.
C’est là qu’on voit que le RN n’est qu’une entité vide chargée de jouer le rôle d’opposant en échange d’une part de gamelle.
Je veux bien cela dit croire en la bonne foi de certains élus locaux, mais l’héritière de Montretout-Saint-Cloud de veille au grain, et ce grain est en voie pourrissement.
- Source : Médias-Presse-Info












