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Jeudi, 13 Déc. 2018

CS: et si l’Allemagne s’armait du veto?

Auteur : | Editeur : Walt | Mercredi, 10 Oct. 2018 - 15h52

L’Allemagne est-elle en train de jouer un mauvais tour à la France? Certains milieux en France y croient. Il y a quelques mois, Angela Merkel a proposé de créer un siège « UE » au sein du Conseil de sécurité et le président y a donné son accord de principe. C’était sans compter avec ceux en France qui dénoncent une manœuvre allemande destinée à priver l’État français de son droit de veto au Conseil de sécurité.

Trois mois après que la chancelière allemande a proposé que l’Union européenne devrait avoir sa propre présence au Conseil de sécurité de l’ONU – où ne siègent que des États à titre individuel – des discussions auraient lieu actuellement pour que la France et l’Allemagne se partagent prochainement le fauteuil de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU qui n’appartient pour l’instant qu’à la France.

S’exprimant le 6 octobre lors d’une conférence intitulée «L’Allemagne et les Nations unies» dans le cadre de la German American Conference qui a lieu chaque année à l’université de Harvard, Christoph Heusgen, l’ambassadeur d’Allemagne auprès des Nations unies, aurait fait part de ses pourparlers avec son homologue français François Delattre à ce propos.

Mais l’ambassadeur de France aux Etats-Unis a qualifié d’ « irréaliste » l’idée de la création d’un siège européen au sein du Conseil de sécurité. L’extrême droite française est évidemment contre.

Florian Philippot, le fondateur des Patriotes a comparé sur son compte Twitter, une telle alliance à «un couple maître-esclave». Il a également prédit «une suite terrible mais inéluctable si notre pays continue d’être sous tutelle et dirigé par des élites anti-nationales».

Selon  Florian Philippot dont le mouvement prône un « Frexit », le partage avec l’Allemagne du siège français au Conseil de sécurité représenterait «un affaiblissement de l’influence de la France et remettrait en cause sa capacité à activer son droit de veto». Citant l’exemple du veto opposé par la France sur la guerre d’Irak en 2003, il a rappelé qu’«une place au conseil de sécurité est un poste qui attire du respect et de l’influence. Ce n’est pas pour rien que l’Allemagne le convoite». S’il est vrai que la France chiraquienne a infligé un non historique aux USA, cette tendance anti-américaine n’est plus d’actualité en France, estiment certains analystes qui relèvent d’incessantes interférences américaines dans les prises de décision de l’État français. Ces analystes voient surtout dans cette initiative, une opportunité pour que l’Allemagne brise un tabou vieux de plus de 60 ans à savoir l’interdiction pour l’Allemagne d’avoir sa voix au Conseil de sécurité.

Quoi qu’il advienne, l’Allemagne siégera au Conseil de sécurité des Nations Unies à partir de janvier 2019. Le Conseil de sécurité de l’ONU comprend 15 membres, dont cinq permanents, disposant d’un droit de veto, (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) et dix non permanents renouvelés par moitié chaque année pour une prise de fonctions six mois plus tard.


- Source : Pars Today (Iran)

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