Séisme à l'OMS : 2400 postes liquidés, les cadres fuient...
Peut-on encore croire à une simple restructuration ? L'OMS, cette institution qui a donné des leçons au monde entier pendant des années, se retrouve aujourd'hui saignée à blanc.
2400 postes purement et simplement supprimés dans les mois qui courent, dont un quart des effectifs, 900 rien qu'à Genève, une véritable faillite, de crédibilité, une faillite politique, une faillite morale.
Jeremy Farrar, le directeur scientifique, lui, s'en va fin septembre. Si l'OMS parle gentiment d'âge de la retraite, The Telegraph ainsi que des sources internes racontent une autre histoire, dont une frustration grandissante face à la bureaucratie et aux jeux de pouvoir. Même si l'on a tenté de coller l'étiquette "départ normal", ça ne convainc personne.
Farrar n'est pas un inconnu, c'est celui-là même qui, aux côtés de Fauci, a longtemps martelé l'origine naturelle du virus, mais on sait aujourd'hui ce que certains proches de Fauci ont fini par reconnaître que dès janvier 2020, le génome "avait l'air fabriqué". Farrar lui-même hésitait, mais a tout de même poussé la version officielle. Aujourd'hui il plie bagage, au moment même ou David Morens, ancien conseiller principal de Fauci au NIAID, plaide coupable pour avoir organisé la dissimulation de documents publics liés à des financements de recherche, contre pots-de-vin et promesses de financement futur. Si Fauci n'est pas cité dans l'acte d'accusation, son homme de confiance, lui, a reconnu avoir caché des documents à l'administration américaine...
Quant à Yukiko Nakatani, la responsable des données et des systèmes de santé, elle, a quitté Genève le 13 août direction Japon. Officiellement pour un nouveau poste au ministère de la Santé japonais. Health Policy Watch rapporte que des cadres internes parlent de disputes vives, de critiques acerbes sur la gestion des données et le leadership de Tedros. Une fuite particulièrement remarquée au moment où les fonctionnaires genevois reçoivent eux leur lettre de licenciement avec deux mois pour plier bagage et quitter la Suisse.
Après des années à se croire intouchables, l'OMS finit par être montrée du doigt, son trou budgétaire atteint le milliard de dollars depuis le retrait américain. Tedros parle du coup de "priorisation douloureuse", les mots sont choisis. Et Bill Gates, le grand mécène, mais aussi le donneur d'ordre avec GAVI, son autre jouet, celui dont la fondation a longtemps tenu le portefeuille avec les États-Unis, doit regarder ce spectacle le sourire un peu crispé.
L'organisation mondiale qui a exigé transparence et confiance se retrouve maintenant à licencier massivement, à voir ses plus hauts scientifiques s'éloigner, laissant planer un silence gênant sur ce qui s'est vraiment passé depuis 2020.
L'odeur qui monte de ce dossier alors même que Fauci est sous pression aux US ne fleure pas vraiment bon.
- Source : France-Soir












