La Grande-Bretagne envisage d'interdire l'immigration juive en raison de la violence, du vol et des crimes sociaux
Près de la moitié des Britanniques souhaitent que le Royaume-Uni autorise moins d’Israéliens, voire aucun, à s’installer dans le pays, a révélé une nouvelle étude.
Les Israéliens sont devenus le deuxième groupe le plus indésirable en Grande-Bretagne après les Russes. Le sondage YouGov publié la semaine dernière a montré que les Pakistanais, les Indiens, les Turcs, les Égyptiens et les Nigérians se classent au-dessus des Israéliens en termes de popularité parmi le public britannique, bien que tous ces groupes soient relativement impopulaires.
Seul un Britannique sur 20 souhaite que le Royaume-Uni autorise davantage d’Israéliens à entrer dans le pays, 23 % d’entre eux affirmant que le pays devrait en autoriser moins et 24 % affirmant qu’aucun ne devrait y être autorisé.
Seuls 24 pour cent des Britanniques pensent que le nombre actuel d’Israéliens dans le pays est satisfaisant, tandis que 23 pour cent répondent qu’ils ne le savent pas.
En comparaison, 34 % des Britanniques estiment qu'aucun migrant russe ne devrait être autorisé à entrer en Grande-Bretagne, et 15 % estiment qu'aucun Indien ne devrait être admis.
Les migrants irlandais sont les plus populaires parmi le public britannique, avec 23 % d'entre eux affirmant qu'un plus grand nombre devrait être autorisé à entrer.
Les Canadiens, les Australiens, les Suédois et les Allemands sont également relativement populaires, même si l’étude a identifié une augmentation générale du sentiment anti-immigration par rapport à un sondage équivalent réalisé en 2016.
Les relations entre le Royaume-Uni et Israël s’effondrent
Le sondage intervient alors que le gouvernement britannique se prépare à annoncer une série de nouvelles politiques à l’égard d’Israël en septembre, notamment une interdiction des marchandises provenant des colonies israéliennes illégales, comme l’a rapporté Middle East Eye la semaine dernière.
Les relations entre les deux alliés historiques sont au plus bas. La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié la Grande-Bretagne de « république islamique » dans une interview.
Netanyahu s’est plaint de la disparition de la couverture britannique favorable qu’Israël avait reçue pendant la guerre israélo-arabe de 1967.
« Essayez de trouver cela maintenant en Grande-Bretagne, que vous pourriez appeler la République islamique de Grande-Bretagne », a déclaré Netanyahu.
Lorsque l’hôte a répondu : « Toute l’Europe n’est-elle pas comme ça ? », Netanyahu a répondu : « Oui, mais vous savez, quelqu’un a dit que la première république islamique dotée de l’arme nucléaire serait la république islamique de Grande-Bretagne ».
Exclusif : le Royaume-Uni va annoncer une série de nouvelles politiques à l'égard d'Israël, notamment l'interdiction des produits issus des colonies
La Grande-Bretagne est une monarchie, pas une république, et la première « république islamique » dotée de l’arme nucléaire était en fait la République islamique du Pakistan.
Downing Street a réagi cette semaine aux propos de Netanyahu, le porte-parole du Premier ministre Andy Burnham les qualifiant de « totalement inacceptables ».
L’opinion publique britannique se durcit progressivement à l’égard d’Israël. Une étude YouGov réalisée en juin de l’année dernière a révélé que 55 pour cent de la population s’opposait aux actions d’Israël à Gaza, avec seulement 15 pour cent de soutien.
Sur ces 55 pour cent, une écrasante majorité de 82 pour cent pensaient qu’Israël commettait un génocide.
Le sondage révèle également que près des deux tiers des Britanniques (65 %) souhaitent que le Royaume-Uni mette en œuvre le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre Netanyahu s’il devait se rendre au Royaume-Uni.
Le ministère britannique des Affaires étrangères envisage actuellement d'imposer de nouvelles sanctions aux individus et organisations impliqués dans le mouvement des colons en Cisjordanie occupée, selon des sources proches du dossier.
Des discussions ont également eu lieu au sein du gouvernement sur d’éventuelles sanctions contre davantage de ministres israéliens, après les sanctions des ministres d’extrême droite Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich l’année dernière.
Traduction MCT
- Source : The Intel Drop (Etats-Unis)












