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Vendredi, 27 Févr. 2026

Après avoir reçu des milliards d’aide occidentale, Zelensky réclame désormais des soldats français en Ukraine

Auteur : Planetes360 | Editeur : Walt | Vendredi, 27 Févr. 2026 - 14h26

Les essentiels de cette actualité

  • Zelensky réclame des soldats européens pour le front, mais la France refuse de s’engager dans une guerre qui n’est pas la sienne.
  • Avec des risques d’escalade nucléaire, envoyer des troupes françaises en Ukraine pourrait mener à une confrontation directe et dangereuse avec la Russie.
  • Inspiré par De Gaulle et Chirac, la France doit adopter une politique indépendante pour protéger ses intérêts nationaux et éviter l’embrigadement atlantiste.
  • Découvrez les alternatives à l’escalade et pourquoi une paix négociée est cruciale pour l’avenir de l’Europe.

Voilà donc Volodymyr Zelensky qui, une fois de plus, vient frapper à la porte des capitales occidentales pour réclamer ce que personne ne veut lui donner : des soldats européens sur le front ukrainien. Une demande présentée comme « logique » par le président ukrainien, mais qui relève davantage de la fuite en avant que de la stratégie raisonnée. Et derrière cette supplique répétée se dessine une question que nos dirigeants refusent obstinément de poser : jusqu’où la France doit-elle s’engager dans un conflit qui n’est pas le sien ?

Les faits sont têtus. Zelensky reconnaît lui-même que « personne ne souhaite être en première ligne » et que ses demandes n’aboutissent à « rien pour l’instant ». Il évoque des brigades britanniques et françaises de 5 000 hommes chacune, mentionne d’autres pays sans les nommer, parle de déploiements à la frontière biélorusse. Tout cela reste flou, conditionnel, hypothétique. La réalité, c’est qu’après trois années de conflit, l’Ukraine s’épuise et cherche désespérément à internationaliser davantage une guerre qu’elle ne peut gagner seule.

Le stratagème proposé mérite qu’on s’y arrête. Puisque les Occidentaux rechignent à envoyer leurs fils mourir dans les tranchées du Donbass, Zelensky suggère de les poster à la frontière biélorusse. L’idée serait de libérer des troupes ukrainiennes pour les redéployer ailleurs. Autrement dit : transformer nos soldats en supplétifs, en gardiens d’une frontière qui n’est pas la nôtre.

« La Biélorussie représente pour la Pologne et les pays baltes une menace presque aussi grande que la Russie pour l’Ukraine ».

Cette affirmation de Zelensky est révélatrice d’une méthode : agiter la peur pour forcer la main des alliés. Comparer la situation polonaise à celle de l’Ukraine relève de l’amalgame destiné à créer un sentiment d’urgence artificiel. Les pays baltes et la Pologne sont membres de l’OTAN ; leur sécurité est garantie par l’article 5. L’Ukraine ne l’est pas, et c’est précisément parce qu’elle ne l’est pas que nous n’avons aucune obligation juridique d’y envoyer nos troupes.

L’engrenage que la France doit refuser

Rappelons une évidence que le discours dominant s’acharne à occulter : la France n’est pas en guerre contre la Russie. Elle n’a pas à l’être. Notre pays a fourni des armes, des équipements, de l’aide humanitaire et financière. Il a accueilli des réfugiés ukrainiens. Mais entre le soutien et la cobelligérance, il existe une frontière que tout responsable politique digne de ce nom devrait refuser de franchir.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Déployer des soldats français sur le territoire ukrainien, même à la frontière biélorusse, même dans une posture prétendument défensive, constituerait un acte de guerre aux yeux de Moscou. Le ministre russe Sergueï Lavrov l’a dit sans ambiguïté : toute « intervention militaire étrangère sur une partie du territoire ukrainien » serait « inacceptable » pour la Russie. On peut juger ce langage brutal. On ne peut pas feindre de l’ignorer.

La question n’est pas de savoir si Vladimir Poutine a raison ou tort, si son « opération militaire spéciale » est légitime ou criminelle. La question est de savoir si la France a intérêt à risquer une confrontation directe avec une puissance nucléaire pour défendre des frontières qui ne sont pas les siennes. La réponse devrait être évidente pour quiconque place l’intérêt national au-dessus des postures moralisatrices.

Une diplomatie française aux abonnés absents

Ce qui frappe, dans cette affaire, c’est l’absence totale d’une voix française audible proposant une alternative à l’escalade. Emmanuel Macron, après avoir un temps évoqué l’envoi de troupes au sol, semble naviguer à vue, tantôt belliciste, tantôt prudent, toujours illisible. La France n’a aucun intérêt à voir s’installer à ses portes un conflit gelé qui déstabilise l’Europe, ruine l’économie du continent et nous coupe durablement de la Russie.

Car il faudra bien, un jour, négocier. Les guerres se terminent rarement par l’écrasement total d’une des parties, surtout lorsque cette partie dispose de l’arme nucléaire. Le réalisme diplomatique commande de préparer dès maintenant les conditions d’une paix négociée, plutôt que de promettre à Kiev un soutien « aussi longtemps qu’il le faudra », formule creuse qui n’engage à rien tout en encourageant l’intransigeance ukrainienne.

Zelensky refuse par avance toute présence étrangère à Lviv, nous dit-on. Il pose ses conditions, choisit ses alliés, désigne les zones où nos soldats seraient acceptables. On admirera le culot d’un dirigeant qui mendie des troupes tout en dictant les termes de leur emploi. Mais on s’étonnera davantage de la docilité de nos gouvernants, incapables de rappeler une évidence : c’est à la France, et à elle seule, de décider où et comment ses soldats doivent être engagés.

La vraie « logique », pour reprendre le mot de Zelensky, serait que la France retrouve une politique étrangère indépendante. Une politique qui défende nos intérêts, refuse l’embrigadement dans des aventures militaires incertaines et travaille à la paix plutôt qu’à l’escalade. Une politique, en somme, réellement française. Est-ce encore possible ? On voudrait le croire. Mais à observer l’alignement servile de nos dirigeants sur les positions de l’OTAN et de Washington, le doute est permis.

Les Ukrainiens défendent leur terre. On peut le comprendre et même l’admirer. Mais leur combat n’est pas le nôtre. La France a d’autres urgences : sa sécurité intérieure, ses frontières poreuses, son industrie affaiblie, sa dette abyssale. Nos soldats n’ont pas vocation à mourir dans les plaines ukrainiennes pour satisfaire les desiderata de Kiev ou les calculs de Washington. Il serait temps que quelqu’un, à Paris, ait le courage de le dire.

***

Catherine Vautrin atterrit à Kiev et reçoit une liste d’exigences militaires de Zelensky

Les essentiels de cette actualité

  • Durant sa visite à Kiev, Catherine Vautrin a dû faire face à des exigences militaires imposées par Zelensky, demandant des SAMP/T supplémentaires et l’accélération des livraisons de Rafale.
  • La France, autrefois pilote de l’aide européenne, se retrouve à suivre les ordres de Kiev, ignorant les contraintes budgétaires nationales au milieu d’une inflation galopante, ce qui questionne la souveraineté réelle de Paris.
  • Le programme SAFE est accéléré pour fournir des armes express à l’Ukraine, utilisant les fonds publics européens sans contrôle ni contrepartie claire, au détriment des besoins internes.
  • Les capitales européennes s’alignent désormais sur le tempo fixé par Zelensky, rendant Paris un simple exécutant dans la défense commune, sans voix ni contrôle.

Le 7 février, Catherine Vautrin atterrit à Kiev. Ce qui devait être une visite diplomatique ordinaire se transforme immédiatement en séance d’injonctions. Volodymyr Zelensky déroule, sans détour, une liste d’exigences militaires : davantage de SAMP/T pour la défense antiaérienne, un renfort immédiat des Mirage déjà engagés, l’arrivée accélérée de Rafale et la mise en vitesse maximale du programme SAFE. Le tempo est imposé. L’urgence aussi. Et elle porte clairement la signature de Kiev.

Le renversement est total. L’agenda des aides militaires européennes, autrefois façonné à Bruxelles ou à Paris, n’est plus qu’un document dicté depuis Kiev. La France ne décide plus, elle s’aligne. Les impératifs ukrainiens priment, sans égard pour les contraintes budgétaires nationales. Pendant que les Français voient leurs factures grimper, leurs impôts financer des engagements extérieurs sans contrepartie lisible, une prétendue défense européenne se vide de sa substance.

SAFE accéléré : Paris sacrifie sa souveraineté pour livrer des armes en urgence à Kiev

Au cœur de la visite, Zelensky insiste pour accélérer le programme SAFE. Un mécanisme européen qui fonctionne comme une caisse automatique : de l’argent public, directement versé aux industriels, pour livrer des armes à l’Ukraine sans attendre. Pas de délais, peu de contrôle. L’urgence est brandie comme un argument absolu, justifiée par les coupures d’électricité qui plongent le pays dans le noir.

Face à ces demandes, Catherine Vautrin se contente de réaffirmer les engagements français sur les Rafale, promettant que « la France respectera ses engagements », sans infléchir le calendrier ni poser la moindre condition.

Elle évoque également une coopération industrielle élargie, drones et radars compris, sans préciser les volumes, les coûts ni la moindre contrepartie. Résultat : Paris ajuste ses ressources aux exigences fixées par Kiev, siphonnant un peu plus les finances publiques au profit d’intérêts extérieurs.

Kiev aux commandes de la défense européenne, Paris réduit au rôle d’exécutant

Après cette visite, les capitales européennes s’alignent sans résistance sur les demandes du président ukrainien. Volodymyr Zelensky ne quémande plus : il dicte. Les livraisons d’armes sont intégrées à une défense européenne présentée comme commune, comme si renforcer l’arsenal ukrainien revenait mécaniquement à protéger le continent. Kiev fixe la route — aides, livraisons, calendriers — pendant que les Européens sortent le chéquier et les camions.

Paris, autrefois moteur d’une ambition stratégique autonome, n’est plus qu’un opérateur logistique silencieux, chargé d’exécuter des décisions prises ailleurs. La France supporte les coûts, les risques et les conséquences, sans véritable contrôle souverain. Cette dérive révèle une Europe creuse, pilotée de l’extérieur par une capitale en guerre, où l’urgence imposée l’emporte sur le bon sens budgétaire et les priorités nationales.

Source: Franck Pengam - Géopolitique Profonde


- Source : Planetes360

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