Le parcours d’un article gênant : De l’ordinateur d’une directrice de la banque Rothschild à la boîte de Fabrice Aidan, via Jeffrey Epstein
Il est des trouvailles, dans les millions de pages des « Epstein Files » publiées en janvier 2026, qui donnent le vertige. Un vertige froid, celui d’une caste qui se protège et se reconnaît entre elle. En date du 13 avril 2016, un courriel expédié par la directrice financière du groupe Edmond de Rothschild à Jeffrey Epstein, puis immédiatement transféré par ce dernier à deux de ses proches, constitue une telle perle d’ironie noire.
Un transfert sans un mot, comme une évidence
Ce jour-là, Cynthia Tobiano, cadre chez Rothschild, adresse à l’adresse secondaire d’Epstein ([email protected]) un simple lien. Il renvoie vers un article de blog Fdebranche au titre sans ambiguïté : « Un scandale de pédophilie étouffé par le Quai d’Orsay ».
Le texte n’est pas une fiction. Il reprend les révélations du livre de Vincent Jauvert, La face cachée du Quai d’Orsay, et du Journal du Dimanche sur un diplomate français, alors détaché à l’ONU, que le FBI avait épinglé en 2013 pour consultation répétée de sites pédopornographiques. Loin de coopérer, le Quai d’Orsay avait préféré exfiltrer son agent via Montréal, le sauvant d’une arrestation imminente, avant de le réintégrer en toute discrétion dans l’Hexagone. Aucune poursuite, aucune sanction publique.
Epstein, sans commentaire, sans ce « pour info » qui engage si peu, transfère l’information à deux destinataires. L’un est le Norvégien Terje Rød-Larsen, diplomate et habitué des lieux de pouvoir. L’autre est Fabrice Aidan. Soit exactement le jeune diplomate que l’article décrivait sans le nommer.
Le geste est d’une économie glaçante : pas un mot, pas une question. Juste le lien, jeté en pâture, comme une évidence entre membres d’un même cercle.
En 2016 une certaine Cynthia Tobiano envoie à Jeffrey Epstein un article intitulé : « le quai d’Orsay étouffe un scandale de pédophilie ».
— AuBonTouiteFrançais 🍾🍾🍾 (@VictorSinclair3) February 21, 2026
Epstein le transfère à Fabrice Aidan…
Se pourrait il que Hollande savait ? Que Macron savait ?
Mais alors…
Ils auraient menti à la presse ? pic.twitter.com/1Jy6TRx5Mv
200 occurrences : l’ombre portée d’Aidan sur les fichiers
Pour comprendre la portée de cet envoi, il faut mesurer la densité des liens entre les deux hommes. Fabrice Aidan n’est pas un inconnu pour Epstein. Il apparaît plus de 200 fois dans les documents. Entre 2006 et 2013, alors en poste à l’ONU, il use de son adresse officielle pour partager des notes sensibles, des briefings du Conseil de sécurité, voire des comptes rendus d’appels entre le secrétaire général Ban Ki-moon et des ministres. Il facilite l’accès d’Epstein à des forums diplomatiques, lui obtient des visas, des invitations, jusqu’aux codes de l’appartement parisien de l’avenue Foch.
Introduit par Rød-Larsen, Aidan se mue en homme-orchestre : il organise des dîners (dont un, avorté, avec Bill Gates), transmet des CV de femmes, et perçoit en retour des gratifications – Epstein lui achète pour des dizaines de milliers de dollars d’exemplaires d’un livre coécrit avec le Norvégien. La relation perdure jusqu’en 2016-2017, bien après le retour d’Aidan en France, où il atterrit chez Edmond de Rothschild puis chez Engie. Où il est aujourd’hui suspendu.
L’énigme d’un courriel ou la banalité du mal
Ce mail du 13 avril 2016 pose une question qui tue. Epstein savait-il que l’article concernait son ami ? À l’évidence, oui. Les deux hommes étaient trop proches pour ignorer l’histoire. Reste le sens de cet envoi. Provocation masquée ? Mise en garde ? Ou simple « partage » entre gens du monde, pour qui un scandale pédophile n’est qu’une péripétie de carrière, un fait divers qu’on se renvoie comme un écho amusant ?
L’origine du lien, lui-même, intrigue. Cynthia Tobiano, chez Rothschild – une banque dont Ariane de Rothschild entretenait des liens étroits avec Epstein, selon d’autres documents –, choisit de faire suivre cet article précis. Hasard, ou preuve que l’affaire circulait déjà dans les allées du pouvoir financier ? En tout cas Cynthia Tobiano figure dans 562 fois dans les mails d’Epstein.
L’impunité, jusqu’à quand ?
Car, en 2026, le constat est implacable. Malgré l’enquête du FBI de 2013, confirmée depuis par le Quai d’Orsay, Fabrice Aidan n’a jamais été inquiété par la justice française. Il a poursuivi sa trajectoire, du ministère aux postes privés les plus lucratifs, protégé par ce que l’on devine être une omerta d’État.
Les révélations de Mediapart et Radio France, début février 2026, ont forcé une réaction : le ministre Jean-Noël Barrot s’est dit « effaré », le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « abus sexuels » et « malversations financières », et la procédure disciplinaire est lancée. Aidan, qui invoque la présomption d’innocence, a vu son profil LinkedIn s’évaporer.
Aucune preuve, à ce stade, ne l’implique directement dans les crimes sexuels d’Epstein. Mais ce courriel agit comme un révélateur chimique : il montre comment, dans ce réseau, les scandales ne brisent pas les carrières – ils les animent, les nourrissent, deviennent des blagues de salon.
Ce message du 13 avril 2016, sans mots, sans émotion, restera comme le symbole glacé d’une époque où, protégés par la raison d’État et la solidarité des élites, certains pouvaient tout voir, tout savoir, et n’avoir jamais à répondre de rien.
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Doucement, on touche à la maison-mère, là

Peu à peu, les fils se raccordent, les éléments se rassemblent, le puzzle apparaît, le réseau s’illumine. L’affaire Epstein – du nom du réacteur qui a fondu – est un Tchernobyl qui n’en finit pas de vomir sa radioactivité politique.
Depuis que l’on sait que les délateurs Reichstadt et Mendès (on met Huchon et Pain de coté car ils n’ont pas la carte, c’est-à-dire la double nationalité) ont comme marraine ou hébergeuse la sœur Ariane de Rothschild, c’est la panique dans la conspiwatchosphère.
bigre... pic.twitter.com/IK5FHsTOt4
— Carpentier Lulu (@CarpentierLulu) February 22, 2026
On a bien compris que la solution au dossier Epstein n’est pas la poursuite des coupables, les associés ou les corrompus (actifs ou passifs) de Jeffrey, mais bien la criminalisation de l’antisionisme.
Cela aurait été plus simple si Jeff avait été un bon catho : on en aurait eu des tonnes tous les jours, le Vatican aurait dû s’agenouiller et faire des excuses au monde entier, les journalistes-Système se seraient déchaînés du matin au soir sur ces cibles molles, la gauche aurait repris du poil de la bête électoralement, le Système aurait été non seulement sauvé, mais renforcé.
Au lieu de ça, on doit se coltiner un juif menteur, voleur et violeur qui s’achète grâce au Mossad et à ses gros donateurs des jetons de présence auprès des plus grands de ce monde, pour leur fournir de la chair fraîche et les tenir par les couilles. Ou par la chatte, puisque la richissime Oprah était aussi une des habituées de l’île aux enfants. Manque de pot, cet imbécile perd sa cape d’impunité à cause d’une soirée avec des mineures, se fait pincer et fout en l’air toute l’organisation qui remonte jusqu’à Tel-Aviv !
C’est vraiment malheureux pour le lobby juif mondial, et français, puisque le deuxième volet de l’affaire se passe en France. Les secousses de l’affaire seraient-elles corrélées à l’importance du lobby juif dans les pays touchés ? On n’ose le croire, et pourtant la France figure au deuxième rang mondial des saloperies epsteiniennes.
Wexner, le financeur de l’agent en charge des opérations de chantages, reconnaît la filiation rothschildienne. Si même les milliardaires du lobby balancent, maintenant...
‼️ JEFFREY EPSTEIN : L’HOMME DE CONFIANCE DES ROTHSCHILD EN FRANCE ?
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) February 19, 2026
Dans sa déposition explosive sous serment devant le Congrès US, Les Wexner (fondateur de Victoria’s Secret) lâche une bombe :
Jeffrey Epstein travaillait directement pour la famille Rothschild en France.
« Il… pic.twitter.com/k0kRLhVI1A
Mais alors, les racontars sur les soirées spéciales, les enfants, les sacrifices, les organes, les châteaux, les chasses à l’homme, ça peut être vrai ? Rudy, Tristan ?
Non, pas tout, mais certaines choses commencent à sortir du brouillard, de l’ombre. Par exemple, on nous ressort aujourd’hui le drôle de trip de la chasse à l’homme pour riches clients à Sarajevo, pendant le siège de la ville en 1992-1996.
🚨ARCHIVE
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) February 14, 2026
Voici un extrait d'un documentaIre sur le « Sarajevo Safari », qui révèle comment se déroulaient les « chasse à l’homme » pendant la guerre de Bosnie.
S’ils nous traitent de complotistes, c’est surtout par manque de culture. https://t.co/bdPxbCFaLj pic.twitter.com/vaZmtl7gUA
Quel rapport avec l’affaire Epstein ? Eh bien le Safari Club, dont parle Epelboin devant la mégacruche de BFM. Sur ce sujet on se souvient d’un passage de livre où Limonov se vantait d’avoir participé à des tirs de sniper sur les passants de la capitale bosniaque martyre...
Dans le même ordre d’idées, un chasseur nous a affirmé au début des années 2000 que lors des grands safaris africains, réservés aux riches Occidentaux (du type Édouard Stern, le banquier assassiné), le must était de participer à une chasse très spéciale : la chasse à l’homme.
Il y avait le Big Five (lion, léopard, buffle, éléphant, rhinocéros), auquel on pouvait ajouter l’homme. Le gibier était tout trouvé : les poachers, les braconniers noirs. On peut les buter, c’est moral et tout le monde s’en fout puisqu’ils n’ont rien à faire là, dans la réserve. Même si t’es chez toi, le gros gibier est réservé au Blanc, bamboula !
C’est comme quand on chope un cambrioleur à la volée (il suffit de mettre un appât visible de la fenêtre ouverte, par exemple une caméra ou un appareil photo sur la table) avec un objet métallique destiné au bricolage acheté à la Plateforme du Bâtiment : zéro risque que le coquin aille se plaindre à la police.
Dans le jeu de quilles oligarchiques qui passionne les foules (en ce moment c’est Epstein et Brigitte, on prie pour que les deux affaires ne fusionnent pas, sinon c’est la vague scélérate), quand on sait la prudence de la presse française devant une fausse agression antisémite, imaginez la panique dans les rédactions quand le nom Rothschild sort à la tombola.
Là, tous les journalistes courent aux WC en même temps, se piétinant, déchirés entre l’envie de ne rien écrire, tout en sachant qu’ils vont perdre du terrain sur les réseaux sociaux en passant pour des fiottes, et l’envie d’en parler sur cinq colonnes, comme le sujet le mérite, avec un risque majeur pour le CDI, le confort, la vie.
Merci Jeffrey pour avoir mis la presse française dans la merde, c’est jouissif, et mérité.
- Source : Le Média en 4-4-2












