Macron tente une fois de plus de jouer les gros bras... Un pétrolier russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
La marine française a arraisonné mercredi un pétrolier en provenance de Russie, suspecté de naviguer “sous faux pavillon” et de faire l’objet de “de sanctions internationales”, a annoncé le président Emmanuel Macron. La France ne tolérerait “aucune violation”, a-t-il affirmé, dénonçant “les activités de ''la flotte fantôme''.
Espérons que cette fois-ci la France ne soit pas aussi ridicule que lors de l'arraisonnement en septembre dernier du Boracay, en haute mer, au large d'Ouessant, par des commandos cagoulés hors des eaux territoriales. Arraisonnement sans suite qui avait vu le bateau repartir quelques jours plus tard.
Depuis la mi-2025, les paquets de sanctions de l'Union européenne contre la Russie ont particulièrement ciblé les navires dits “fantômes”, particulièrement des pétroliers soupçonnés de permettre à Moscou de contourner les sanctions prononcées jusque-là. Initialement près de 200 navires pétroliers avant que de nouveaux paquets viennent porter le total de navires ciblés à près de 600 navires.
Ces derniers mois, avec l’avènement de sanctions américaines distinctes ciblant cette flotte, plusieurs pétroliers ont été arraisonnés ou interpellés. En marge des tensions entre les États-Unis et le Venezuela, près d’une dizaine de saisies ont eu lieu, notamment au large des eaux adjacentes aux Caraïbes ainsi que dans l’océan Atlantique.
Moscou a qualifié ces saisies d'"agissements dangereux et irresponsables", accusant Washington d'attiser des "crises internationales graves" et de violer le droit international. Le ministère des Transports a affirmé que les navires disposaient d'autorisations temporaires de pavillon russe, insistant sur l'immunité des vaisseaux enregistrés légalement. En réponse à la menace de nouvelles interceptions, la Russie a déployé un sous-marin et d'autres actifs navals pour escorter le navire, selon des sources américaines relayées par le Wall Street Journal et Reuters.
En Europe, notamment en France en octobre 2025, le pétrolier Boracay a été arraisonné au large de Saint-Nazaire et son capitaine a été interpellé.
Une “enquête ouverte”
Hier, jeudi 22 janvier, un autre navire, en provenance de Russie et “soumis à des sanctions internationales”, a été arraisonné par la marine nationale française, a annoncé le président Emmanuel Macron dans un post X. Le pétrolier est “soupçonné de naviguer sous faux pavillon”, explique-t-il, et l’opération s’est déroulée en mer Méditerranée “avec le soutien de nos alliés”.
C’est la préfecture maritime de la Méditerranée qui a donné plus de détails. Le pétrolier-cargo GRINCH, en provenance de Mourmansk en Russie, a été arraisonné en mer d’Alboran. Parmi ces alliés figure le Royaume-Uni et cette opération, explique-t-on de même source, visait à “vérifier la nationalité d’un navire soupçonné d’arborer un faux pavillon”. Selon le site Marinetraffic, le pétrolier s’apprêtait à mettre le cap sur l’Est, dans les eaux internationales de la mer d’Alboran entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie).
“Après la montée à bord de l’équipe de visite, l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré”, poursuit-on. La préfecture précise également que le pétrolier a été “escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications”. Une enquête a été ouverte, a aussi déclaré Emmanuel Macron.
Une position inconfortable
Réaffirmant que la France ne tolérerait “aucune violation”, le chef de l’État a dénoncé “les activités de ''la flotte fantôme''”, responsables, selon lui, de contribuer “au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine”.
Avec Trump, ce que les médias qualifiaient de “bromance" a viré au clash avec des menaces sur les tarifs de vins et fromages français, la divulgation par Trump d'un SMS privé le rabaissant, et des railleries sur son discours à Davos avec ses lunettes. Il est aussi question d'une déclaration du président américain sur son homologue français qui "joue au dur" et ne “restera pas longtemps au pouvoir”, sans omettre le refus de Macron de rejoindre le "Conseil de la paix" de Trump et les tensions liées au Groenland. Le président français, a dit préférer le “respect” aux “brutes" en référence aux menaces du républicain, tout en évoquant un instrument anti-coercition que l'UE pourrait donner en réponse.
Avec Vladimir Poutine, la relation est plutôt au point mort et pas en dents de scie comme c’est le cas avec le président américain, qui maintient d’ailleurs un contact régulier avec son homologue russe. Outre les interceptions de navires soupçonnés d’être membres de la “flotte fantôme”, Emmanuel Macron a multiplié les appels à "tuer le business model" de la flotte fantôme pour couper les fonds de guerre russes, s’alignant pleinement avec les positions, sans issues jusque-là, de Bruxelles.
- Source : France-Soir















