Audiovisuel public: Xavier Bertrand encore pris en flagrant délit de nostalgie pour la Pravda
Face à la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Xavier Bertrand endosse le costume de protecteur du système. En fustigeant le travail du député UDR Charles Alloncle, le président (Les Républicains) de la région Hauts-de-France, confond délibérément liberté de la presse et protection d’une caste médiatique d’État.
Le spectacle était prévisible. Dès que les rouages de la machine à influencer d’État sont grippés par un excès de transparence, les gardiens du temple accourent. Xavier Bertrand, pur produit d’un système politico-médiatique, vient de publier une tribune dans Le Monde pour fustiger la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Sa cible : le député Charles Alloncle, député UDR (Union des droites pour la République) de l'Hérault et rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, coupable d’avoir osé poser les questions que la caste refuse d’entendre. Sous couvert de protéger la « liberté de la presse », Xavier Bertrand défend en réalité le monopole idéologique d'une « Pravda » financée par la spoliation fiscale.
Le protecteur d’un entre-soi indécent
Pour Xavier Bertrand, interroger la neutralité de journalistes comme Patrick Cohen ou Thomas Legrand — surpris en pleine séance de coaching stratégique avec des cadres socialistes — relèverait du « procès ». Ce glissement sémantique est révélateur.
Dans l'esprit du président des Hauts-de-France, le service public n'est pas un outil au service du citoyen, mais une citadelle protégée où l’on peut faire de la politique partisane avec l'argent des autres sans jamais rendre de comptes.
Son agressivité envers Charles Alloncle n'est pas fortuite. Le jeune député a brisé l'omertà en rappelant une vérité libertarienne fondamentale : celui qui paie a le droit de savoir ce qu’il achète.
En traitant le rapporteur de « procureur à un procès», Xavier Bertrand tente de délégitimer l'exercice même du contrôle parlementaire sur les milliards d'euros engloutis par France Télévisions et Radio France.
L'alibi de la liberté de la presse
La ligne argumentative de Xavier Bertrand: il invoque une « ligne rouge absolue » , on ne s'attaquerait pas à des journalistes pour « ce qu’ils pensent ». C’est oublier un détail de taille : ces journalistes ne sont pas des acteurs du marché libre, mais des rentiers de l'État.
Dès lors que chaque Français est contraint de financer ces structures, l'exigence de neutralité n'est pas une option idéologique, c'est une dette morale et contractuelle. Xavier Bertrand ne défend pas la liberté d’expression ; il défend le privilège d'une élite à diffuser son catéchisme aux frais de ceux qui ne le partagent pas.
Pour calmer le jeu, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a déjà annoncé un « recadrage » des travaux. À partir du 19 janvier, la transparence sera sacrifiée sur l'autel de la « discrétion ». Finies les diffusions en direct sur les réseaux sociaux qui permettaient aux contribuables de constater l'arrogance de certains interrogés. On revient aux méthodes de la vieille politique : des dossiers communiqués sous le manteau et une communication verrouillée.
Xavier Bertrand fait partie intégrante du problème. Sa réaction épidermique prouve que la commission d'enquête touche juste. En protégeant l'audiovisuel public de toute remise en question de fond, il assure la survie d'un écosystème qui lui garantit, en retour, une complaisance médiatique éternelle. Le combat de Charles Alloncle est celui de la clarté contre l'obscurantisme d'État. Les Français, qui subissent de plein fouet l'inflation et la pression fiscale, méritent de savoir pourquoi leur argent sert à financer un outil de propagande qui les méprise.
- Source : Le Courrier des Stratèges











