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Mardi, 30 Juin 2026

Coupe du monde : une VAR très politique...

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Mardi, 30 Juin 2026 - 19h40

Des buts invalidés pour un hors-jeu, il y en a tous les jours. Mais des buts invalidés par la VAR (Video assistant referee) ,alors qu’ils sont valables, ça c’est une nouveauté. Cela veut dire que la VAR n’est pas infaillible, qu’elle est humaine, ou alors orientée. Et c’est sur l’Iran, que ça tombe en pleine coupe du monde aux USA, deux pays qui sont virtuellement encore en guerre.

On a été farfouiller du côté de l’infaillibilité de la VAR, et ce qu’il faut savoir, c’est que ce n’est pas une IA infaillible, mais bien un pool, pardon, une équipe de trois arbitres qui regardent les vidéos des actions litigieuses dans tous les sens, actions que l’arbitre de terrain n’a pas pu voir, et donc juger, sous tous les angles. Eh bien figurez-vous qu’on a trouvé des précédents assez louches...

Avant toute chose, sachez que l’Amérique est un pays ignoble qui écrase sous les bombes tout ce qui lui résiste, sous prétexte de non-démocratie, de pas-gentil-avec-son-peuple, et autres foutaises. C’est Israël en pire, en termes de morts. Les Américains ont écrasé des millions de gens sous les bombes, juste parce que le régime auquel ils appartenaient, et auxquels ils n’adhéraient pas forcément, gênait l’expansion économique américaine (ouvrir un nouveau marché dans un pays fermé, ou par trop nationaliste, puis le faire entrer dans le club du Dollar). C’est la loi du profit, celle qui dirige, derrière ses présidents ânes ou éléphants, l’Amérique entière. Et qui envoie aussi des jeunes Américains à la mort pour ça. Cependant, tous les pays ne se laissent pas faire, et l’Iran a résisté à l’attaque américaine, à dix contre un, pourrait-on dire militairement.

Rien que ça, ça énerve le pouvoir profond US et aussi son pouvoir visible (Donald). Alors il ne faut pas s’étonner que les Iraniens aient eu toutes les peines du monde pendant cette épreuve, qui fut vraiment une épreuve pour eux : entre les déplacements, les fouilles à l’entrée du pays, les décisions arbitrales...

Maintenant, nous allons voir que la VAR, cet arbitre de l’arbitre, est tout sauf un dieu. On commence par un petit topo et on termine sur le twist.

L’opérateur VAR est assis devant des écrans dans la VOR (video operation room), en lien audio avec l’arbitre terrain (l’oreillette), son envoyé spécial en quelque sorte. En réalité il y a toute une équipe, d’au moins deux arbitres-analystes. Ce qui est marrant c’est que les opérateurs ne voient pas le match ! Ils sont dans une régie quelque part, autour du terrain (pour ne pas se faire chahuter par d’éventuels supporters mécontents).

La VAR corrige l’arbitre en cas d’erreur d’arbitrage « claire et évidente » : c’est l’arbitre de l’arbitre, ravalé au rang de joueur. Elle peut annuler alors la décision de l’arbitre de terrain. La VAR est donc le juge suprême. L’arbitre peut alors perdre des points devant la CFA (commission fédérale d’arbitrage) en fonction de ses erreurs passées. Les bons arbitres héritent des grands matchs, suprême récompense. Voyons voir maintenant comment ça fonctionne.

En arrière-plan, l’équipe VAR – positionnée dans la salle d’opération vidéo – commence immédiatement à examiner l’incident à l’aide de plusieurs angles de caméra haute définition. Avec l’aide de systèmes de relecture avancés tels que Dartfish VAR, ils examinent les séquences image par image, en se concentrant sur les violations des règles. Leurs objectifs est d’identifier une « erreur claire et évidente » dans la décision initiale ou de confirmer que la décision de l’arbitre était correcte.

Si l’équipe VAR détecte une erreur possible ou une action qui mérite plus d’attention, elle recommande un examen par la VAR. L’arbitre est alors invité à consulter le moniteur au bord du terrain, où il peut voir l’incident sous différents angles. Cette étape renforce l’autorité de l’arbitre tout en améliorant la précision de la décision, puisque le jugement final reste entre ses mains. (Source)

En réalité, petit moniteur au bord du terrain ou pas – c’est du théâtre pour humaniser le processus –, la décision est déjà prise par l’équipe de la VAR, déconnectée du terrain. L’arbitre de terrain, en cas de faits de jeu importants, n’est plus que le porte-parole des puissants et mystérieux varistes. La technologie laisse à l’arbitre les petites fautes évidentes qui ne prêtent pas à polémique. Il y aura toujours un arbitre, mais au fur et à mesure que la technologie et l’IA vont avancer, il aura un rôle de plus en plus limité et théâtral : il n’incarne plus l’exécutif totalitaire, avec ses erreurs humaines (Battiston en 1982 face à Schumacher).

Le glossaire de la VAR précise que les opérateurs ont l’œil en permanence sur tout avec le contrôle silencieux (sur le mode « jouez, vous êtes filmés ») : « Lorsque le VAR examine un incident sans en informer l’arbitre, à moins qu’une erreur ne soit constatée. Si aucun problème n’est détecté, le match se poursuit sans interruption. » Il y a même une super VAR, une super var : le Hub VAR centralisé : « Lieu éloigné où les examens de la VAR sont effectués pour plusieurs matches, plutôt que dans des stades individuels. Utilisé dans certains championnats et tournois internationaux ».

Les limites de la VAR ? Le surmenage du système en cas d’incidents en rafale, l’arbitre étant obligé de consulter son moniteur (examen sur le terrain), d’où des matchs hachés, qui finissent par durer 100mn et plus. C’est le cas dans cette Coupe du monde. n est à 100, 105 voire 110 minutes. Autre problème : il n’y a pas de VAR dans le foot amateur, d’où les débordements et les risques pour l’arbitre physique (en banlieue le public chaud serait capable de courser les mecs de la VAR).

On a retruvé un cas où les mecs de la VAR ne sont pas très impartiaux. Ça concerne évidemment un OM-PSG.

L’Olympique de Marseille a écrit à la direction de l’arbitrage pour se plaindre de la désignation de l’arbitre, choisi pour diriger la rencontre de samedi contre Auxerre, mais également le supportérisme affiché pour le PSG d’un opérateur VAR, après les révélations du média Massilia Zone

« Nous avons enquêté depuis plusieurs semaines sur le passé de supporter parisien de l’opérateur VAR sur plusieurs matchs de l’OM, trahissant une potentielle impartialité qui pose question », écrit le média dans un post accusateur le 18 février, partageant une photo de l’intéressé, le visage flouté, arborant un T-shirt du PSG.

[...] Le média précise que depuis plusieurs semaines, il « a récolté des preuves formelles faisant état du passé de supporter du PSG de l’opérateur VAR sur plusieurs matchs du club ». Il affirme avoir retardé la publication de son investigation, « par crainte d’entraîner une campagne indirecte et non souhaitée de harcèlement envers l’individu en question ». (France 3 régions)

La question de la neutralité des opérateurs VAR : faudra-t-il enquêter sur le passé des opérateurs pour s’assurer d’une VAR impartiale ? Devra-t-on remplacer un jour les opérateurs par une IA, enfin impartiale, c’est-à-dire 100 % non humaine ? Ne manquez pas le prochain épisode...

Le penalty oublié sur Mbappé

Et le carton rouge oublié sur cette petite ordure de Messi chargée comme une mule de Pablo Escobar, à l’image de Maradona en 1994 aux États-Unis...

Beaucoup se demandent pourquoi l’Argentine est favorisée dans cette Coupe du monde. La réponse tient peut-être à Donald Trump... qui n’aime pas la France, ou qui préfère Milei à Macron. Les Français devront être très forts pour aller jusqu’en finale : le tableau des huitièmes, quarts et demies est dantesque.


- Source : E&R

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