Le fait divers idéal pour démolir l’homéopathie, les antivax, l’Église et l’école à la maison
Se soigner autrement demande des connaissances théoriques et pratiques, ainsi qu’une certaine solidité mentale et physique. On ne peut pas donner n’importe quoi à un bébé, même si on se méfie des laits en poudre industriels. Il y a un juste milieu, une voie raisonnable, on l’appelle généralement la troisième voie.
Le cas qui nous intéresse est celui d’une enfant de 16 mois emmenée, à bout de forces, à l’hôpital. Elle y décédera, avec en prime une erreur médicale. Le Figaro en a fait un grand sujet (payant).

L’affiche donne le ton : des parents irresponsables, l’école à la maison, synonyme d’enfermement mental, de secte et de complotisme, le pack de lait de châtaigne, synonyme de délire para-nutritif ; On allait dire il manque juste la croix, pour achever l’Église, mais on aperçoit un bout de chapelet. Ouf, tout y est. Le procès des trois entités néfastes pour le régime, l’école libre, la religion catholique et la nutrition non industrielle, peut commencer.
« Absence de couverture vaccinale, alimentation végétalienne, seul recours à l’homéopathie »
Nous allons faire un seul emprunt, qui résume presque tout :
"Avant de franchir la porte des urgences, Emilie P. avait toujours privilégié la médecine douce. Aucun médecin traitant, en dehors d’un docteur radié de l’ordre devenu ostéopathe, n’avait été désigné pour suivre la fratrie. Née en août 2016, Zita a été allaitée durant un peu plus d’un an puis son état de santé s’est brusquement détérioré lors de la diversification alimentaire, à l’automne 2017. Comme ses frères et sœurs, la petite fille ne consomme pas de lait de vache en raison d’une supposée intolérance. On la nourrit avec des alternatives véganes « totalement déséquilibrées vis-à-vis des besoins de base du nourrisson », selon un expert. [...]
Les investigations ont depuis mis en lumière un couple qui s’est progressivement refermé sur lui-même, en rupture de lien avec le reste de la famille, refusant la vaccination et n’hésitant pas à falsifier le carnet de vaccination. Leurs progénitures ne se mêlaient pas aux autres enfants, ne pouvaient pratiquer une activité sportive de groupe ou un loisir à l’extérieur. Parents comme enfants étaient contraints à un régime alimentaire strict, avec un minimum d’apport animal et des portions réduites. Deux ans avant les faits, ils s’étaient tournés vers une pratique assidue de la religion catholique. Dans son rapport, l’enquêteur de personnalité parle de « radicalisation » dans leur choix de mode de vie. Bien avant la mort de Zita, les C. avaient déjà fait l’objet d’alertes".
Comprendre que le catholicisme tue. Résultat du drame, la défaillance éducative et la cour d’assises vont forcément jeter l’opprobre sur les familles qui se soignent à l’homéopathie, qui refusent les vaccins inutiles ou dangereux, qui instruisent eux-mêmes leurs enfants face à l’effondrement du niveau moral et intellectuel scolaire, et qui croient en Dieu, plutôt qu’en Bourla ou Macron.
On ne prend pas ici la défense des parents, qui ont été trop loin dans leur refus du Système, mais on doit bien comprendre que toutes ces voies alternatives ont leurs avantages et leurs limites. S’en remettre à Dieu du matin au soir sans se bouger le cul n’est pas très constructif. Dieu pourvoira ? Ben non, ça ne marche pas toujours. Aide-toi et le Ciel t’aidera, plutôt. Dieu ne peut pas tout faire, l’Homme doit faire la moitié du chemin, montrer qu’il n’y croit pas seulement en pensée, mais en action.
La naturo, l’école à la maison, ça demande des connaissances et des qualités de résistance (à la pression sociale) que tous les parents n’ont pas. Mais toute l’éducation mainstream, mêlant l’école et les médias, est faite pour ôter aux adultes leur initiative, leur audace, leurs choix naturels.
La morale de ce drame, qui a eu lieu en 2018 et qui se juge aujourd’hui, c’est qu’on ne peut pas vivre en marge de la société sans solides connaissances profondes, sans un socle de valeurs et une dose de courage qui ne sont pas donnés à tout le monde, du moins d’emblée. C’est une éducation, la contre-éducation.
- Source : E&R












