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Mercredi, 28 Sept. 2022

Une conseillère de Biden appelle les GAFAM à censurer les critiques de la « transition énergétique »

Auteur : FranceSoir | Editeur : Walt | Vendredi, 17 Juin 2022 - 13h41

À bas la liberté d’expression au nom de la lutte contre le changement climatique ? C’est la position ostensiblement assumée par Gina McCarthy, conseillère nationale pour le climat au sein de l’administration de Joe Biden. Selon elle, les géants du numérique ont le devoir de censurer les internautes qui émettent des critiques à l’encontre du programme sur le changement climatique porté par l’actuel président des États-Unis. Faite la semaine dernière au cours d’une interview accordée au média américain Axios, cette déclaration est lourde de sens sur la mentalité qui règne dans les rangs du Parti démocrate au pouvoir : bâillonner plutôt que débattre.

Censurer les "climatosceptiques"

« Le défi auquel nous sommes confrontés maintenant que nous avons dépassé le stade du déni, c’est d’aider le grand public à comprendre la valeur de l'énergie solaire, de l'énergie éolienne, les avantages de l'énergie propre. Nous devons être plus fermes, nous devons améliorer notre communication », a déclaré Gina McCarthy le 9 juin.

En outre, la conseillère de Joe Biden a estimé que les géants de la Tech devraient « cesser de permettre » aux gens de diffuser ce que l'administration juge de la « désinformation » sur les thématiques de la transition énergétique, des énergies vertes, et du changement climatique.

« Et franchement, les entreprises technologiques doivent cesser de permettre à des individus de diffuser encore et encore de la désinformation. [Cette propagande] est financée par le secteur des énergies fossiles », a-t-elle affirmé. Et de réitérer : « Nous avons vraiment besoin de l’intervention des entreprises technologiques ».

Le projet d’union entre gouvernement et grandes entreprises du numérique

Ces remarques font suite à la controverse sur la tentative de Joe Biden de créer un "Comité gouvernemental de la désinformation" (Disinformation Governance Board) pour contrer les fake news. Selon des documents du Département de la sécurité intérieure (DHS) obtenus par les sénateurs républicains Josh Hawley et Chuck Grassley, « le DHS avait prévu d’associer son Comité gouvernemental de la désinformation aux grandes entreprises du numérique pour surveiller le discours national sur des sujets tels que la sécurité des élections et le Covid-19 ».

Suite à cette interview, le Wall Street Journal souligne que « certains universitaires conservateurs soutiennent que les géants du numérique pourraient être poursuivis en justice en qualité "d’acteurs étatiques" pour viol de la liberté d’expression des utilisateurs au titre du premier amendement, lorsqu'ils censurent le contenu à la demande des représentants du gouvernement. En ce sens, Mme McCarthy les aide à plaider leur cause ».

« Nous devons accepter que ce processus [de transition énergétique] se fera avec une certaine douleur »

Aux États-Unis, la droite américaine accuse le président des États-Unis de tirer avantage de la flambée des prix de l’essence pour favoriser son plan controversé de « relance verte », suite à une conférence de presse au mois de mai dans laquelle ce dernier déclare : « En ce qui concerne les prix de l'essence, nous traversons une transition incroyable et, si Dieu le veut, quand ce sera fini, nous serons plus forts. » Et d’ajouter : « Le monde sera plus fort et moins dépendant des énergies fossiles quand ce sera fini ».

Des propos qui ne sont pas aussi sans rappeler ceux entendus à l’occasion du Forum économique mondial, qui s’est tenu du 22 au 26 mai à Davos en Suisse. Faisant référence à la transition énergétique, Kjerstin Braathen, directrice générale de DNB ASA, un des plus grands groupes du secteur financier norvègien, avait vanté les mérites d'un processus écologique qui ne se ferait pas sans une « certaine douleur » : « Nous devons accepter que ce processus se fera avec une certaine douleur. La cadence qu’il nous faut suivre entrainera des pénuries d’énergie, elle créera des pressions inflationnistes. Et peut-être que nous devrions commencer à en parler, à dire que cette douleur en vaut vraiment la peine ».


- Source : FranceSoir

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