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Mercredi, 14 Janv. 2026

Le député Alloncle dénonce un système opaque où l’argent public alimente des fortunes privées : Nagui menace de poursuites

Auteur : Yoann | Editeur : Walt | Mercredi, 14 Janv. 2026 - 18h58

Le député Charles Alloncle, rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, a lancé une attaque frontale contre l'animateur Nagui. Il l'accuse carrément d'être "la personne qui s’est le plus enrichie sur les dix dernières années sur l’argent public en France". Selon ses déclarations, les gains cumulés de l'animateur dépasseraient plusieurs centaines de millions d'euros, un chiffre qui claque comme un affront aux contribuables.

Un modèle économique jugé abusif

Alloncle vise particulièrement les sociétés de production détenues par l’animateur. Il y dénonce une « surfacturation » systématique des prestations facturées à France Télévisions, avec des marges commerciales qualifiées « d’exorbitantes », pouvant culminer à 72%. Le député brosse le tableau d’une machine industrielle : jusqu’à quatorze tournages journaliers, chaque épisode étant facturé entre vingt et cinquante mille euros. Cette débauche de moyens, financée par la redevance, interroge la rigueur de la gestion publique.

La défense par la menace judiciaire

Nagui a répliqué avec une vigueur égale, dénonçant des propos « mensongers et calomnieux ». L’animateur emblématique de N’oubliez pas les paroles et de Taratata a annoncé son intention de traduire le député en justice pour diffamation. Cette contre-attaque place l’affaire sur le terrain juridique, où se joueront les limites de l’immunité parlementaire et la définition de l’intérêt général. Nagui défend l’idée que ses contrats sont légaux et respectueux des règles du secteur.

Le service public dans le viseur

Cette polémique personnelle n’est qu’un épisode d’un examen plus large. La commission d’enquête parlementaire scrute les dérives d’un audiovisuel public perçu comme dispendieux et insuffisamment contrôlé. Alloncle, en pointant du doigt une star populaire, place le débat sous les projecteurs. Il appelle à instaurer des plafonds de rémunération pour toute personne financée par des fonds publics, une proposition qui reste en suspens. L’affaire, entre menaces de procès et guerres médiatiques, révèle les tensions persistantes entre le star-system audiovisuel et ses financeurs ultimes : les citoyens.


- Source : Le Média en 4-4-2

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