Gel scolaire : La macronie abandonne ses écoliers dans le froid
Janvier 2026. La France grelotte, et avec elle, des milliers d’élèves. Sous une vague de froid prévisible, un sinistre tableau se dessine : celui d’une puissance publique incapable d’assurer le minimum dans ses écoles – la chaleur. Des enfants, contraints de suivre des cours dans des températures dignes d’un réfrigérateur, parfois à 5°C. Le symbole est cruel : comment un État qui se prétend protecteur peut-il à ce point négliger sa jeunesse ? Ce n’est point une panne, mais bien un renoncement. Des recommandations avaient été données par le ministère de l'Éducation nationale aux directeurs d’école et chefs d’établissement afin de prévenir les effets de la canicule dans les écoles. En cas de froid, le gouvernement recommande de « ne pas surchauffer son logement ». Écoles et lycées ne semblent pas concernés par ce judicieux conseil.
Une cartographie nationale de l’indignité
La reprise de janvier a sonné comme une condamnation au froid. À Toulouse, les établissements Lalande, Curie et Grand Selve ont plongé sous les 10°C, poussant les professeurs au retrait. À Paris, des salles de classe se sont muées en chambres froides. Dans le Loiret, la fermeture d’écoles entières, avec des ambiances à 6°C, dure depuis le 5 janvier. Le spectacle est partout le même : des thermomètres figés à des niveaux indignes, des enseignements paralysés.
L’épisode du Mans résume à lui seul le scandale. Deux cents écoliers de l’école Éluard-Sablonnière, accompagnés d’adultes désemparés, ont dû manifester dans le hall de la mairie pour exiger… du chauffage. Une température de 13°C y est tolérée depuis novembre 2025. Ces enfants, emmitouflés comme pour une expédition polaire, ont finalement été évacués vers l’hôtel de ville. Voilà donc le visage de l’école républicaine : un exode thermique.
Du Val-d’Oise à Lyon, le calvaire se répète. Au collège Henri Wallon, les élèves subissent des températures entre 6 et 8°C. Ces cas ne sont pas des accidents isolés, mais les symptômes d’une défaillance systémique et assumée.
Marseille 3e arrondissement : l'école Révolution sans chauffage pic.twitter.com/QTA9sMcfh7
— BFM Marseille Provence (@BFMMarseille) January 13, 2026
Santé sacrifiée, éducation reléguée
Les conséquences vont bien au-delà de l’inconfort. Exposer durablement des enfants à de tels froids est une menace pour leur santé – rhumes, grippes, risques d’hypothermie. La concentration, elle, fond comme neige au soleil. Les droits de retrait des enseignants, légitimes, achèvent de disloquer un service public déjà exsangue. La loi exige 18°C minimum. La réalité macronienne, elle, se contente de fermetures en cascade et de relégations précaires, approfondissant les inégalités.
Ce froid organisationnel révèle un sous-investissement criant. Les systèmes sont vétustes, l’entretien absent. Le syndicat SNALC a raison : « l’hiver n’est pas une surprise ». Pourtant, le gouvernement semble chaque année sidéré par le retour du gel. Les fonds manquent toujours pour les radiateurs, mais jamais pour les communications éclatantes ou les projets dispendieux. L’abandon est un choix politique.
🔴🇫🇷 ALERTE | RENTRÉE ❄️
— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) January 5, 2026
Des professeurs partagent les températures dans les salles de classe :
5 degrés au lycée
4 degrés en école élémentaire pic.twitter.com/ItU56f4dI9
L’heure des comptes
L’indignation des parents et des syndicats, comme SUD Éducation, est saine. Elle doit se muer en pression inflexible. Il ne s’agit plus de constater, mais d’exiger : des investissements d’urgence, des audits impitoyables sur l’état des bâtiments, et des responsabilités politiques enfin établies. La jeunesse n’est pas une variable d’ajustement budgétaire.
- Source : Le Média en 4-4-2















