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Mardi, 13 Janv. 2026

L’accord du Mercosur, un coup d’État contre la France

Auteur : Pierre Duval | Editeur : Walt | Mardi, 13 Janv. 2026 - 15h57

La mise en place de l’accord du Mercorsur par l'Allemande Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, sans tenir compte du choix de la France et de l’avis des agriculteurs et des citoyens français est la mise en place d’un coup d’État contre la France. C’est un scandale historique qui signe de fait la fin de l’UE et de la France si les Français n'agissent pas. La désobéissance reste la seule alternative de résistance pour les Français.

Les agriculteurs français sont en colère de voir von der Leyen décider au-dessus de leurs intérêts. Observateur Continental rapportait qu’à l’annonce d’un accord du Mercosur, qu’ «une centaine d'agriculteurs en tracteurs de différentes régions de France sont arrivés à Paris pour manifester contre la signature de l'accord commercial entre l'Union européenne (UE) et le Marché commun du Sud (Mercosur)». L’inquiétude des agriculteurs français est totalement légitime. Il y va de la qualité française de la production et de la survie des entreprises agricoles françaises. 

C’est aussi la question de la souveraineté de la France qui est mise en danger pour son alimentation. L’accord du Mercosur est une menace pour chaque Français et pour les agriculteurs français. Le site Toute l’Europe avertit que cet accord du Mercosur est  «une concurrence jugée déloyale»: «L'accord prévoit de supprimer plus de 90% des droits de douane entre le Mercosur et l’Union européenne. Cela permettrait l’importation de nombreux produits sud-américains en Europe, sur la base de quotas spécifiques. Dans le détail, 99.000 tonnes de bœuf par an pourraient par exemple entrer en Europe à un taux préférentiel (7,5%), ainsi que 60.000 tonnes de riz et 45.000 tonnes de miel sans obstacles tarifaires. De l'autre côté, les droits de douane du Mercosur seraient progressivement éliminés sur des produits européens tels que les voitures, machines, vêtements, vins, fruits frais ou chocolats».

L’accord du Mercosur signe la mort de l’agriculture française. «Pour les agriculteurs, ces produits sud-américains débarqueraient sur le marché européen à des tarifs défiant toute concurrence», précise Toute l’Europe. Pour les agriculteurs français, les normes environnementales et sociales européennes sont bien plus strictes que celles appliquées dans les pays du Mercosur ainsi l’agriculture française et européenne ne supporterait pas longtemps la concurrence déloyale d’un tel afflux de poulets dopés aux antibiotiques, de maïs traité à l’atrazine ou de bœuf responsable de la déforestation. «Dans une note parue en novembre 2024, l'Institut de l’élevage (Idele) estimait par exemple que les coûts de production en élevages de bovins viande du Mercosur étaient inférieurs en moyenne de 40% à ceux des élevages européens et même de près de 60% pour les fermes brésiliennes», donne en exemple le site de référence sur les questions européennes. 

Le scandale est que malgré l'opposition de la France et des agriculteurs français une majorité d'États de l'UE ont approuvé dès vendredi dernier l'accord de libre-échange avec le Mercosur. L'opposition de la France n'a pas suffi à bloquer le texte qui devrait être signé lundi. Le président français, Emmanuel Macron, s’est officiellement opposé à l’accord du Mercosur, mais l’UE a écrasé la position française. Le «non» d'Emmanuel Macron traduit une extrême faiblesse politique, constate Europe 1.

«La désobéissance reste la seule alternative de résistance». «L'Union européenne vient de décider de signer le traité avec le Mercosur. C'est un terrible échec pour les paysans et les populations de notre continent. En une signature, toutes les précautions sanitaires ont sauté. Des millions de tonnes de produits agricoles venus par l'Amérique du Sud vont se déverser sur l'Europe et engloutir la paysannerie de nos pays. La France a été incapable d'empêcher cela. Le syndicalisme paysan FNSEA, les gouvernements PS et droite depuis 20 ans ont laissé passer. Maintenant, tout est perdu. La désobéissance reste la seule alternative de résistance», a publié sur X Jean-Luc Mélenchon. 

Dans une autre publication sur X, la figue de LFI, creuse sur le danger de cet accord: «Seulement 4 pays de l’Union européenne ont voté contre l'accord UE-Mercosur, comme la France. La macronie a échoué à constituer une coalition pour s'opposer à ce nouveau traité de libre-échange. Voilà la vérité: le camp présidentiel n'a pas travaillé. Ils ont cru que la pilule passerait sans que l'on proteste. Grave erreur! Par ce seul traité, toutes les limites que nous avions fixées pour la santé et à la biodiversité ont été abolies».

Mélenchon dénonce aussi la répression de l’État français contre les agriculteurs. «Rassemblement à 17H00 devant le commissariat du 16e pour la libération des porte-paroles de la Confédération paysanne!» Observateur Continental a rapporté l’arrestation de ces deux porte-paroles qui, d’ailleurs, a été réalisée par l’emploi de la violence.

L’UE, une machine qui écrase les habitants de l’Europe. Le commissaire européen au commerce, Maroš Šefčovič, annonce sur X: «Je salue chaleureusement la décision du Conseil européen sur l'accord UE-Mercosur, une étape stratégique vers un accord stratégique reliant 700 millions de consommateurs». Il a aussi annoncé vendredi dernier qu'un accord commercial entre l'Inde et l'UE était proche. Une petite élite de fonctionnaires décide de l’avenir des Européens et des pays de l’Europe.

«Nous serons mobilisés le 20 janvier à Strasbourg, devant le Parlement européen, afin que les eurodéputés comprennent que cet accord pénalise notre agriculture et saisissent la Cour de justice de l’Union européenne», a fait savoir la FNSEA (la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles). 

«Il reste encore quelques procédures qui permettraient d’empêcher l’entrée en vigueur du traité de libre-échange, mais leur succès est loin d’être garanti», avertit Public Sénat qui souligne: «Maintenant qu’il est validé par le Conseil européen, le traité doit être soumis au Parlement européen. Selon les règles, il se prononce sur l’ensemble du texte, sans pouvoir l’amender. Ainsi, d’après une source parlementaire, l’assemblée pourrait voter en plénière pendant la session de janvier, du 19 au 22. Le texte doit être approuvé à la majorité simple pour être adopté. Si les députés européens venaient à rejeter le texte, cela empêcherait l’adoption de l’accord». Selon la chaîne de télévision du Sénat,  «il y aura des débats. Mais les principaux partis au niveau européen (sociaux-démocrates, chrétiens-démocrates) sont en faveur de l’accord». Ce qui annonce l’échec de l’opposition contre l’accord du Mercosur.

L’unité n’existe pas parmi les syndicats des agriculteurs, du moins pour le moment. Cependant, il existe la possibilité d’interrompre la procédure d’adoption de l’accord. Public Sénat fait savoir que les députés du Parlement européen peuvent saisir la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) avant que le Parlement européen ne valide le traité. «Dans ce cas, la Cour examine la saisine et statue, sur le fond comme sur la forme», informe la chaîne de télévision du Sénat.

L’accord du Mercosur va faire tomber le masque de Macron car, comme indiqué par Public Sénat, «la France peut saisir directement la Cour de Justice de l’Union européenne» dans l’éventualité d’un rejet du recours du Parlement européen devant la CJUE et d’une adoption de l’accord par celui-ci. 

Largement conspué en France, Macron n’est pas porté dans le cœur des Français. Si la France laisse adopter l’accord du Mercosur, cela peut être l’étincelle qui devrait provoquer une guerre civile en France. La survie de la France est en tout cas en question avec l’accord du Mercosur et maintenant d’un accord commercial avec l’Inde. 

La mort de la France paraît être annoncée pour le 17 janvier car l'accord avec le Mercosur sera, selon BFMTV, signé ce jour au Paraguay. Par ailleurs, Le Point évoque la trahison de l’Allemagne: «Le coup de force de l’Allemagne qui court-circuite le Parlement européen». «Berlin a obtenu, en coulisses, une application probablement dès la fin mars de l’accord, sans attendre la ratification des eurodéputés. L’accord pourra s’appliquer probablement dès la fin mars, avant même que le Parlement européen ne se prononce», avertit l’hébdomadaire français. 


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