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Lundi, 08 Mars 2021

Curare humanum est

Auteur : Marie-France de Meuron | Editeur : Walt | Mardi, 19 Janv. 2021 - 15h11

Soigner est humain : Voici l’affirmation que m’a inspirée ce matin (13.1) le soleil se levant entre deux strates de nuages, avec des couleurs jaune- orange très lumineuses. Elle est la contraction de « primum non nocere » et de « errare humanum est ».

Nous entendons souvent l’adage venu d’Hippocrate « d’abord ne pas nuire ». Il s’agit d’une locution avec une négation, autrement dit ce qu’il ne faut pas faire. Or, ne serait-il pas plus adéquat de suivre une consigne positive ? Dans le même ordre d’idée, plutôt que de se consoler avec l’excuse que l’erreur est humaine, n’est-il pas évident qu’il faut d’abord agir, certes avec conscience ?

Que devient actuellement la notion de soigner ? En quoi consiste la mission des médecins ? Quels pouvoirs leur restent-il quand la politique dicte la marche à suivre ? Évidemment, les dirigeants justifient leurs décisions par l’avis des « experts scientifiques » mais que ou qui représentent vraiment ces conseillers, de quelles dimensions de la science sont-ils les porte-paroles ? On en constate une illustration quand des épidémiologistes se basent sur la science des statistiques alors qu’il y a en réalité une distance abyssale entre un chiffre et une entité vivante. Pour soigner les malades, il faut connaître les êtres humains dans leurs différentes dimensions. Or, la mode actuelle est de les réduire aux résultats de leurs tests, positifs ou négatifs, selon le système binaire en vogue. Le procédé est très facile mais tellement éloigné d’un réel examen médical. Effectivement, ce test ne révèle pas tout ce qui se déroule à l’intérieur des organismes si complexes  et ne s’occupe pas des éléments bio-chimico-physiques qui vont permettre au coronavirus d’être freiné ou au contraire entretenu, et dont l’analyse peut permettre au praticien de soutenir son patient bien plus globalement. À noter aussi que les médecins proches des patients ont bien compris la relativité de la valeur de ces tests, ceci depuis plusieurs mois et pourtant leurs arguments solides ne parviennent à déstabiliser les ministres responsables de la gestion de la population dans tous ses besoins et ses élans vitaux.

De même, qui sont ces « experts scientifiques » qui estiment qu’il faut continuer à porter le masque même après avoir été vacciné ? Effectivement, c’est approprié s’ils cherchent à soigner les sommes arithmétiques transmises par les offices de santé publique mais si c’est pour soigner des personnes, on ne devrait pas imposer de nouvelles pathologies consécutives au port du masque. Celles-ci sont amplement décrites par les médecins qui les observent et les soignent en cabinet. Depuis le temps qu’on les évoque, il est étonnant qu’elles ne soient pas davantage prises en considération. Alors il vaut la peine de remettre le sujet sur le tapis avec un exposé par vidéo (dès 11’50) d’un médecin très rigoureux qui témoigne de son expérience. Nous pouvons déplorer avec lui qu’une politique dite de santé soit une politique qui crée des malades…

Alors que nous constatons que les efforts fournis par tous les milieux sociaux et professionnels en 2020, à quoi s’ajoutent des dépenses énormes grevant notre avenir, ne peuvent guère modifier nettement le cours du coronavirus et de ses mutants, pourquoi les gouvernements se satisfont-ils de tourner en rond avec masques, distanciations et confinements ? Ainsi, nous apprenons aujourd’hui en Suisse que « le Conseil fédéral a adopté mercredi une série de nouvelles mesures pour lutter contre le coronavirus ». Pour se justifier, il nous transmet ses craintes de « l’apparition de nouveaux variants du coronavirus, beaucoup plus contagieux, laisse craindre une nouvelle recrudescence des cas qui serait difficilement contrôlable ». On en revient au leitmotiv « Les contacts doivent être réduits afin de freiner leur propagation » et on rajoute une variante dont on peut douter qu’elle aille vraiment apporter quelque chose mais dont on est sûr qu’elle va affaiblir les individus : « Les employés, devant malgré tout se rendre sur place, devront porter un masque s’ils sont plusieurs dans un même bureau. La distance minimale entre les postes de travail ne suffit plus ».

Comme les gouvernements ne parviennent pas à stopper la propagation du virus, ils suivent une ligne droite en s’illusionnant eux-mêmes et la population avec l’idée d’un vaccin sur lequel on mise tout espoir. Il y a confusion entre le concept de vaccin et la réalité de tous les ingrédients et de leurs impacts une fois injectés dans le corps humain. Alors les médias distraient les gens en parlant de logistique et autres sujets pratiques. Les médecins sont réduits à être des injecteurs ! Pas tous car certains cherchent à rester dans la lignée : curare humanum est. D’autres se préoccupent du contenu du produit injecté.

Maintenant que la population, obnubilée par l’information quotidienne du nombre des contaminés, a bien bu au biberon de l’espoir de ne plus être emprisonné, l’OMS annonce : « Il n’y aura pas d’immunité collective en 2021 ». Par conséquent, « Masques, distanciation sociale et lavages des mains seront encore le quotidien de l’humanité « au moins jusqu’à la fin de cette année », selon l’OMS ». Et comme on prend la précaution d’annoncer que certains prochains mutants risquent de ne pas être concernés par le vaccin, que reste-t-il au peuple soumis ? De plus, les médias mentionnent l’investissement de milliards de francs pour un projet qui étouffe l’art de soigner puisqu’un vaccin n’est pas un produit thérapeutique.

Car soigner humainement, c’est rencontrer le malade dans son individualité, en faire l’anamnèse, l’observation et l’examen, ce qui est loin de la soumission à un ordre étatique, à des produits créés en laboratoire.

Il est temps de réunir tous les thérapeutes qui tiennent compte des diverses structures du corps, des multiples besoins des êtres humains, dont les pratiques souvent anciennes ont déjà démontré au fil du temps leurs efficacités selon les critères qui leur sont propres et non contre l’unique critère brandi des essais randomisés en double aveugle qui sont limités à un diagnostic et non à des individus dans leurs globalités.

La politique fédérale a éliminé les thérapeutes alternatifs et complémentaires en début d’épidémie alors que la médecine conventionnelle n’avait rien à proposer pour les cas précoces. Ils ont été interdits de pratiquer, ce qui a non seulement privé leurs clients habituels de soins pour renforcer leurs états de santé globale mais aussi empêché de prendre soin des patients en phase aiguë. Pour se justifier, l’administration ne leur reconnaît pas l’appellation de thérapeutes mais les assimilent à des « fournisseurs de services impliquant un contact physique ». Avec un tel regard sur ces praticiens, on peut en déduire qu’il n’y a pas de considération pour le résultat des soins qu’ils prodiguent.

Et si nous revenions à la devise de la Suisse : « Un pour tous, tous pour un » pourquoi n’unirions-nous pas tous les courants thérapeutiques pour former le corps de la médecine intégrative, laquelle permet de pratiquer le geste adéquat au moment opportun ? Cette épidémie nous montre à quel point l’argent est investi de façon très ponctuelle dans certains produits industriels bien définis, avec des résultats pas garantis – on en a fait l’expérience avec le remdésivir – et maintenant avec des produits vaccinaux qui laissent dubitatifs sur différents points.

Il est vrai que la Suisse est prise dans un courant mondial que l’OMS prétend géré. L’OMS dont le siège est justement… en Suisse ! Face au coronavirus, cette organisation ne cherche pas à représenter le rassemblement des différentes thérapies qui ont fait leurs preuves sur le terrain mais elle dicte LA voie à suivre. Elle a même changé sa définition de l’immunité collective, ne tablant que sur la vaccination.

La santé est un état d’équilibre qui dépend de moult facteurs et les dirigeants ont pour mission de préserver les élans qui participent à la construction et au maintien de cet équilibre. Les États ne sont donc pas mandatés par le peuple pour investir des sommes énormes et imposer des produits finis ni pour utiliser le corps médical à appliquer des actes et des soins très limités, ce qui étouffe son aspiration à pratiquer la devise : curare humanum est.


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