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Mercredi, 28 Oct. 2020

La réélection de Macron menacée par un chaos social sans précédent

Auteur : Olivier Renault | Editeur : Walt | Lundi, 24 Août 2020 - 09h23

D’après des conseillers du président, des « troubles sociaux suffisamment durables et puissants » pourraient l’empêcher de se représenter, explique Valeurs actuelles ce jeudi 20 août dans un article. Avec la crise du Covid-19 et la deuxième vague du virus annoncée par de nombreux média et experts, le président français, 42 ans, doit faire face à la grande vague alimentée par la colère du peuple et des émeutes racialistes. 

Ce jeudi, Emmanuel Macron, a déclaré dans un entretien accordé à Paris Match, depuis le fort de Brégançon où il passe l’été « qu’on ne peut pas mettre le pays à l’arrêt, parce que les dommages collatéraux d’un confinement sont considérables ». Par cette phrase, le président français, conscient du danger de la vague de la violente crise économique et sociale suivant les mesures liées au Covid-19, avoue, sans le dire directement, que la France se trouve devant un chaos social sans précédent et que cette menace, jugée bien réelle par ses conseillers, peut l’empêcher d’accéder à un deuxième mandat présidentiel. Cela explique sa volonté de ne pas imposer, du moins, pour l’instant, un nouveau confinement généralisé pour ne pas mettre de l’huile sur le feu. Emmanuel Macron, qui a su user de la force et de la violence pour réprimer les Gilets jaunes qui, déjà, manifestaient pour obtenir le droit de vivre correctement, semble réfléchir avant d’appuyer sur la touche qui risque de déclencher ce que ses conseillers voient venir à l’horizon. Cette fois, la crise du Covid-19 a mis les populations en France -car on ne peut pas parler d’une unité d’un peuple dans ce pays- en pleine sécession, sur les dents. Les photos du président français en jet ski publiées dans la presse people ont rajouté de l’énergie à cette réalité, montrant un chef d’État en train de s’amuser au lieu d’être sur le terrain.

Le chef de l’État a détaillé dans son entretien « qu’on ne s’interdit rien », que « ce qu’on veut, c’est éviter d’être débordé » et que « nous avons des stratégies très localisées, comme ce qui s’est passé en Mayenne, et allant jusqu’à un reconfinement ciblé qu’on pourrait instaurer si la situation l’imposait ». Finalement, l’anxiété pour son poste avec la menace de ne pas pouvoir obtenir un second mandat semble provoquer de l’anxiété chez lui. Les Français connaissent maintenant bien la psychologie de leur jeune président pour en décoder la signification quand celui-ci dit : « Les Français ont une anxiété légitime, liée au virus, que l’on doit accepter. (…) Il est difficile d’accepter qu’on ne sache pas tout, et que nous détenons des informations partielles et incertaines » (…) « Ensuite, il y a l’anxiété économique et les deux sont en train de se superposer ». Si le président français était si soucieux de la situation des Français, ils n’auraient pas toléré la répression sur les Gilets jaunes. Aujourd’hui, la donne est différente et son destin est en jeu. Sa volonté de « donner un cadre » pour permettre aux scientifiques d’avancer pour « accélérer sur les vaccins, garantir leur accès et apporter la meilleure réponse sanitaire compte tenu de ce que l’on sait, tester, tracer, isoler, organiser nos urgences, prévenir, généraliser le port du masque lorsque c’est nécessaire, sont des mesures qui ne rentrent justement pas dans le cade de la tradition française ». La deuxième vague sera économique, sociale, racialiste et pourrait donc faire capoter le navire de Macron l’empêchant de se représenter. « Tout le monde à l’Élysée partage la conviction que le président sera réélu », écrit Valeurs Actuelles citant les indiscrétions d’un conseiller publiées dans Le Point mais que « la vraie question est de savoir si le président sera en mesure d’être candidat. Des troubles sociaux suffisamment durables et puissants pourraient compromettre sa candidature. C’est le scénario redouté ».

***

Premières tensions entre Macron et Sarkozy pour 2022 (UPR)

Ce conflit entre les deux hommes est une preuve supplémentaire que, malgré le déni hypocrite de bien des journalistes, les propriétaires des grands médias peuvent largement influencer les élections, et notamment l’élection présidentielle.

Un peu moins de deux ans avant 2022, les Français qui veulent vraiment changer la situation doivent commencer à déjouer les manipulations médiatiques qui se mettent en place pour contraindre leurs votes.


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