Dernière option pour un Israël en perdition : organiser un attentat pendant la Coupe du monde
La presse israélienne est sans pitié pour Netanyahou, mais ce qui se profile risque d’être pire. Il se peut que les partisans de la paix et de l’équilibre entre les nations regrettent un jour le pourtant criminel Bibi. Car ses critiques sont encore plus violents, encore plus génocidaires si c’était possible. C’est l’alternance à l’israélienne.
« Israël n’a jamais eu pour doctrine de mener une guerre permanente, ce qui épuise la société israélienne, ce qui épuise les réservistes, l’économie et ce qui nuit considérablement à notre image internationale » (Bennett)

Première source, un article de l’envoyé spécial du Monde en Israël ; seconde source, une longue interview de Naftali Bennett, l’opposant numéro un à Netanyahou. Accrochez-vous, parce que ça monte d’un cran dans le délire maniaco-militaro-religieux.

Pour Le Monde, c’est l’ex-CEMA israélien Eisenkot qui tient la corde pour le poste du prochain PM. Netanyahou, lui, est menacé de prison. En mettant ce criminel de guerre en taule, les Israéliens éviteront de l’extrader en Palestine ou La Haye (lieu de la Cour pénale internationale) pour être jugé ! À moins qu’ils ne le pendent eux-mêmes et qu’ils dispersent ses cendres en mer comme pour Eichmann...
Israël n’a jamais été aussi puissant militairement. Mais l’État hébreu se trouve dans une impasse stratégique. Avec le protocole conclu, dimanche 14 juin, par l’Iran et les États-Unis, et qui doit être signé vendredi, Israël apparaît à la fois isolé diplomatiquement, affaibli sur le plan politique et contraint sur le plan militaire.
« L’abîme est béant » entre les promesses de victoire et le résultat final, a résumé, lundi matin, l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, un des prétendants les plus sérieux lors des élections législatives d’octobre à la succession du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, qui s’est lui même déclaré candidat lundi 15 juin.
L’envoyé spécial à Jérusalem rappelle les buts de guerre israéliens :
Les objectifs de guerre étaient ambitieux. « Mes frères et sœurs, citoyens d’Israël, il y a peu de temps, Israël et les États-Unis ont lancé une opération visant à éliminer la menace existentielle que représente le régime terroriste en Iran », avait déclaré solennellement Benyamin Nétanyahou au matin du 28 février, alors qu’une première vague de bombardements sur l’Iran venait d’avoir lieu. La guerre devait permettre de faire avorter le projet nucléaire iranien. Elle devait contribuer à faire tomber le régime islamique après avoir éliminé plusieurs de ses dirigeants, dont Ali Khamenei, le Guide suprême depuis 1989, tué lors des premières frappes. Elle devait aussi briser le lien avec les « proxies », les alliés régionaux de l’Iran, et réduire l’armement balistique de la République islamique.
On le sait, les dizaines de milliers de frappes israélo-américaines pendant 40 jours (toujours ces références bibliques) sur l’Iran n’ont pas eu la peau du régime antisioniste de Téhéran, qui soutient encore le Hezbollah au Liban. L’axe de la résistance, que les néocons appellent axe du mal, a été brisé, mais les Iraniens ont trouvé de nouveaux moyens de le rétablir, notamment par air avec les missiles, sur le mode tu attaques le Liban ? J’attaque Israël.
Netanyahou, qui voulait une guerre éclair – un blitzkrieg – a vu ses agressions et assassinats retomber en drones et missiles sur le sol israélien, puis les Américains s’épuiser, et enfin s’énerver. Pas seulement contre l’Iran, qui joue avec le robinet ormuzien, mais avec Israël, qui fait cavalier seul et capoter les négociations depuis le 8 avril, date officielle d’un fragile cessez-le-feu.
On ne fera pas ici le débat du vassal et du seigneur entre Israël et les États-Unis, puisque les deux pays sont liés organiquement. Mais ils commencent à se délier, surtout du côté américain. Et les Israéliens se découvrent potentiellement très seuls, très fragiles, surtout avec le mal qu’ils ont commis et qu’ils commettent dans la région, sans oublier les attentats sous faux drapeau dans le monde.
Doit apprendre? Vous voulez dire que les israéliens n'ont jamais mené de guerre sans l'appui d'une force étrangère?
— AmazIshbalan (@AmazIshbalan) June 15, 2026
Sur nos plateaux, c’est l’inénarrable Goldnadel qui verse une larme sur la solitude israélienne, un pays désormais au ban des nations.
Regardez comment il est à deux doigts de chialer. Il se plaint que le Sionistan soit une entité détestée à travers le monde. pic.twitter.com/NhQlt6n6Mw
— Linformatrice (@Linformatrice1) June 15, 2026
Du côté de Trump, qui est en train d’achever le G7 avec les dirigeants européens malades qui le pressent d’attaquer la Russie, on commence à laisser fuiter des petites phrases désagréables sur Israël, et Netanyahou :
« Vous n’avez pas à démolir un immeuble d’habitation chaque fois que vous cherchez quelqu’un, parce qu’il y a beaucoup de gens dans ces immeubles d’habitation, et ils ne sont pas tous du Hezbollah ».
Dans la rue juive (on dit bien la rue arabe), on commence à jeter sa kippa MAGA :
"Il a mis les intérêts israéliens de côté": pourquoi Donald Trump est-il de plus en plus impopulaire en Israël? pic.twitter.com/xbKOAglsBM
— BFM (@BFMTV) June 15, 2026
Trump, on le sait, a un double discours, ou plutôt un double discours et une action, car on ne peut avoir deux actions. L’action est réelle, le discours peut être réel ou irréel. Il ment à tout le monde, comme dirait Guyénot (on va revenir sur son passage à GPTV), mais ses mensonges ne doivent pas faire perdre de vue son action.
À la limite, il faudrait ne pas l’écouter, pour ne pas être brouillé, car Trump dit des vérités et les brouille en même temps (il code) : au milieu d’un discours débile ou lénifiant, il lâche des vérités, comme la possibilité de faire de la Syrie de Jolani une armée de réserve anti-Hezbollah pour Israël, qui est exsangue militairement, ce que confirme Bennett plus bas.
Donald Trump : « Vous savez, j'ai pris une grande responsabilité au sujet de la Syrie. En ce moment, l'homme qui gouverne la Syrie, c'est moi et le président Erdogan qui l'avons placé là-bas. Il est vraiment très doué pour remettre les choses sur les rails. Et au sujet du… pic.twitter.com/UkKo6FLyWw
— Mehmet Yildiz (@Mehmet_Stern) June 16, 2026
Les militaires israéliens ont beau se déclarer archi vainqueurs de l’Iran et du Liban, derrière, dans la société civile, on en est à chercher le moyen d’envoyer les religieux récalcitrants (Haredim) au front.
« Par exemple, nous menons ce qu’eux aiment appeler « une guerre sur sept fronts ». Nous n’avons pas assez de soldats, mais il [Netanyahou, NDLR] est incapable de mobiliser les 20 000 soldats haredim qui nous manquent. La population sioniste est déjà à bout : 90 % des sionistes, qu’ils soient laïcs ou religieux, sont mobilisés. Les ultra-orthodoxes sont proches de zéro ». (Bennett)
Voici ce que déclarait Netanyahou début 2026 à de jeunes officiers, propos rapportés par Le Monde :
« Nous sommes allés bien au-delà des frontières de l’État, jusqu’aux capitales ennemies – presque toutes. Nous avons opéré dans un rayon sans précédent – à une distance extrême – pour repousser des menaces existentielles ».
La menace existentielle pour Israël, ce ne sont pas ses voisins, c’est le lien avec l’Amérique, point à la ligne. Sans ça, pas de fric, pas de bombes et pas de parapluie au Conseil de sécurité. Terminé le Grand Israël, et bonjour la revanche arabe. Et perse.
Chez nous, timidement, alors qu’il y a encore peu la terreur israéliste régnait dans les médias, on commence à se lâcher sur cette nation ivre de haine et de sang. On parle des Américains, même républicains, qui commencent à se lasser d’Israël, mais tous les regards se tournent vers la France, ce micro-vassal de l’État juif :
«Pendant des décennies, les USA ont soutenu coûte que coûte Israël pour des raisons profondes et métaphysiques. Mais à un moment, le coût du soutien à Israël commence à peser, et les élites américaines ont de moins en moins de raison de s’identifier à Israël», affirme l’ancien… pic.twitter.com/oPElvY6Wjw
— Le Figaro TV (@LeFigaroTV) June 16, 2026
Tous les pays liés à Israël de près ou de loin seront accusés un jour ce complicité de génocide et de crimes de guerre, ça commence à faire réfléchir. La triplette soumise Macron-Barrot-Haddad fait semblant de défendre le Liban, mais elle ne fait rien en actes.
Israël, en créant le précédent de représailles préventives (nouveau terme pour l’agression pure et simple), et en étant roi du ciel, se permet de tuer partout et à sa guise. Cette impunité aura aussi une fin. L’Amérique ne peut plus et ne veut plus couvrir les crimes d’Israël.
«Trump lâche Netanyahou parce qu’Israël n’a jamais été aussi impopulaire aux USA et parce que le premier ministre israélien pourrait perdre les élections prochainement et être mis en prison. Trump n’aime pas être associé à un loser», explique Romuald Sciora dans Le Club Le Figaro… pic.twitter.com/LOEnKlB4hR
— Le Figaro TV (@LeFigaroTV) June 16, 2026
Si d’aventure Trump est déclaré antisémite par le lobby juif international (c’est l’avis de BHL, qui a senti la vape), l’Amérique sera-t-elle un jour sur la liste des 7 pays de l’axe du mal, définie par Rumsfeld, l’éminence noire des Bush ?
L’Amérique devra-t-elle alors bombarder l’Amérique ?
🛑Le plan consistait à renverser 7 pays : Irak, Syrie, Liban, Libye, Somalie, Soudan et Iran.
— Kamelia (@Elissamaiss) June 16, 2026
Représentaient-ils une menace pour les États-Unis ? Absolument aucune.
Étaient-ils impliqués dans le 11-S ? De aucune manière.
Alors, pourquoi cette liste de pays ? Simple : ils… pic.twitter.com/74SDHDvcAg
Le mot de la fin à l’homme politique et militaire israélien Yaïr Golan :
"Un matin difficile pour Israël. Ce matin, les citoyens d’Israël se réveillent face à un accord entre les États-Unis et l’Iran conclu par-dessus la tête d’Israël. D’un seul coup de stylo, des victoires militaires majeures, obtenues avec le courage de nos pilotes et le sang de nos combattants, sont effacées, tandis que Netanyahou se tenait à l’écart – faible, malade, isolé et sans influence. Trump signe un accord qui injecte des milliards au régime des ayatollahs, laisse les infrastructures nucléaires intactes, maintient la menace balistique telle quelle et offre une bouée de sauvetage au régime meurtrier de Téhéran".
C’est ça ou soutenir encore le régime génocidaire de Tel-Aviv.
- Source : E&R












