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Mercredi, 04 Mars 2026

Pop-corn : le Premier ministre allemand Merz soutient l’embargo américain contre… l’Espagne

Auteur : Ced | Editeur : Walt | Mercredi, 04 Mars 2026 - 13h52

Donald Trump menace ouvertement de couper tout commerce avec l’Espagne. Il lance cette bombe lors d’une rencontre à la Maison-Blanche avec le chancelier allemand Friedrich Merz. Trump reproche à Madrid son refus d’ouvrir les bases de Rota et Morón pour les frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Il traite l’Espagne de «terrible» et ordonne à son secrétaire au Trésor de stopper toutes les relations économiques !

Merz reste assis sans broncher. Il n’élève pas la voix pour défendre un partenaire européen. Au contraire, il renchérit en expliquant qu’il essaie de «convaincre l’Espagne de rattraper son retard» sur les dépenses OTAN. Cette passivité sidère : le leader de la première puissance économique de l’UE laisse Trump isoler et punir un membre du bloc sans réagir.

Madrid réagit avec fermeté. Le gouvernement socialiste défend son choix : pas d’utilisation des bases sans mandat clair de l’ONU. Pedro Sánchez refuse de plier devant les pressions américaines au milieu d’une guerre régionale explosive et ne veut pas participer à une guerre illégale et devenir complice de crimes de guerres. Pourtant, l’absence de solidarité allemande frappe plus fort que la menace elle-même. L’unité européenne se fissure en public.

Ce moment symbolise une Europe divisée et affaiblie. Trump exploite les faiblesses de l’OTAN et les désaccords sur l’Iran pour imposer sa loi. Merz privilégie le partenariat transatlantique au détriment de la cohésion européenne. Résultat : l’UE apparaît vassalisée, incapable de parler d’une seule voix face à Washington.

***

L’Espagne répond à la menace de Trump de «couper tout commerce» et appelle au respect du droit international

par Melike Pala

Le gouvernement affirme que Madrid est un «membre clé de l’OTAN» qui respecte ses engagements et contribue à la défense européenne.

Le gouvernement espagnol a réagi mardi à la menace du président américain Donald Trump de «couper tout commerce» avec l’Espagne, affirmant que toute révision des relations commerciales doit respecter le droit international et les accords en vigueur.

Selon la chaîne publique RTVE, citant un communiqué officiel, l’exécutif espagnol a indiqué que si Washington souhaite revoir les relations commerciales entre les deux pays, il «doit le faire dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, du droit international et des accords bilatéraux entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis».

Donald Trump a qualifié l’Espagne d’allié «terrible» et critiqué Madrid pour ce qu’il a décrit comme une coopération insuffisante concernant les bases militaires américaines, dans un contexte d’escalade au Moyen-Orient.

Le gouvernement espagnol a rejeté ces critiques, soulignant que l’Espagne est «un membre clé de l’OTAN» et qu’elle respecte ses engagements, tout en apportant une contribution significative à la défense territoriale européenne.

Madrid a également mis en avant son rôle de grande puissance exportatrice au sein de l’UE et de partenaire commercial fiable avec 195 pays, dont les États-Unis, avec lesquels elle entretient une relation commerciale «historique et mutuellement bénéfique».

L’exécutif a ajouté disposer des ressources nécessaires pour atténuer d’éventuels impacts, soutenir les secteurs affectés et diversifier les chaînes d’approvisionnement si nécessaire.

Le gouvernement a réitéré que sa position «est et sera toujours de travailler en faveur du libre-échange et de la coopération économique entre les pays», sur la base du «respect mutuel» et du «respect du droit international».

Les tensions se sont intensifiées au Moyen-Orient après que les États-Unis et Israël ont lancé samedi une attaque d’envergure contre l’Iran, tuant près de 800 personnes, dont le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.

Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël ainsi que des pays du Golfe abritant des actifs américains.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a réaffirmé que l’Alliance n’est pas impliquée dans le conflit.

Le gouvernement espagnol a par ailleurs indiqué lundi que les États-Unis n’ont ni utilisé ni l’intention d’utiliser les bases militaires espagnoles pour mener des attaques contre l’Iran.

source : Agence Anadolu


- Source : Le Libre Penseur

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