La Russie promet « toute l’aide possible » à Cuba alors que les États-Unis « étranglent » la population
La Russie a averti lundi que les États-Unis « étranglaient » Cuba par le biais de sanctions de longue date, ainsi que par le blocus pétrolier de facto actuellement en vigueur contre cette nation insulaire d’Amérique latine.
En conséquence, le Kremlin explore les moyens d’apporter une aide d’urgence au peuple cubain, alors que la situation économique et les infrastructures nationales se détériorent après que la principale source d’énergie de La Havane, le Venezuela voisin, ait coupé ses approvisionnements à la suite du renversement de Maduro par une intervention militaire américaine.
« La situation à Cuba est effectivement critique… Nous en sommes conscients et nous restons en contact étroit avec nos amis cubains par le biais de canaux diplomatiques et autres », a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’une conférence de presse.
Il a ajouté que « l’étau imposé par les États-Unis cause déjà beaucoup de difficultés à Cuba » et que cela a conduit les deux alliés à discuter « des moyens possibles de résoudre ces problèmes ou, à tout le moins, d’apporter toute l’aide possible ».
Les coupures d’électricité dans diverses régions de Cuba ont persisté et se sont même aggravées au cours des dernières semaines, les centrales électriques ayant du mal à maintenir l’approvisionnement en électricité, comme l’a récemment décrit l’Associated Press :
"Une forte odeur de soufre envahit cette ville côtière qui produit du pétrole et abrite l’une des plus grandes centrales thermoélectriques de Cuba. Pourtant, même si la centrale reprend du service, les habitants restent dans le noir, entourés de sources d’énergie qu’ils ne peuvent pas utiliser.
Alors que les tensions s’intensifient entre Cuba et les États-Unis après l’attaque du Venezuela et la perturbation des livraisons de pétrole, les malheurs de Santa Cruz del Norte s’aggravent.
Les habitants de cette ville située à l’est de La Havane sont plongés quotidiennement dans l’obscurité et contraints de cuisiner au charbon et au bois de chauffage, mais tout le monde ne peut pas se permettre cette nouvelle réalité".
Cela fait suite à la déclaration du président Trump, mi-janvier, selon laquelle il n’y aurait « plus aucun » pétrole ni argent étranger à destination de Cuba, et à sa menace selon laquelle les dirigeants cubains devaient « conclure un accord avant qu’il ne soit trop tard ». Washington a qualifié l’île de « menace pour la sécurité nationale » des États-Unis, un point de vue qui rappelle la guerre froide.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez Parrilla, a vivement réagi, affirmant que Cuba était confrontée à « un blocus total de ses approvisionnements énergétiques » par les États-Unis, ce qui viole « tous les principes du commerce international » et crée des « conditions de vie extrêmes » pour la population cubaine.
La crise a rapidement des répercussions sur divers secteurs, et tout récemment, « Cuba a averti les compagnies aériennes qu’elle suspendait ses livraisons de kérosène pendant un mois, a déclaré dimanche un responsable d’une compagnie aérienne européenne ».
BREAKING Cuba has warned airlines it is suspending jet fuel supplies for a month because of an energy crisis, an official at a European carrier says pic.twitter.com/gc7SOVgXVA
— AFP News Agency (@AFP) February 9, 2026
La Russie n’est pas la seule à envoyer de l’aide à l’île. Le Mexique a été contraint de réduire ses approvisionnements énergétiques, mais dans le même temps, la présidente Claudia Sheinbaum aurait ordonné à deux navires de la marine mexicaine de transporter plus de 800 tonnes d’aide, notamment des denrées alimentaires et des articles d’hygiène, à Cuba.
Photo d'illustration: Image d’archive, La Havane
- Source : Aube Digitale













