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Vendredi, 09 Janv. 2026

Sanctions contre la Russie : Trump donne son feu vert à une taxe de 500 % visant aussi les acheteurs

Auteur : Le Média en 4-4-2 | Editeur : Walt | Jeudi, 08 Janv. 2026 - 19h15

Donald Trump a donné son feu vert à un projet de loi bipartisan piloté par Lindsey Graham et Richard Blumenthal pour durcir les sanctions contre la Russie. Le texte prévoit une option radicale : des droits de douane pouvant atteindre 500 % et des mesures visant aussi les pays qui achètent encore pétrole gaz ou uranium russes.

« Il a donné son feu vert au projet de loi bipartisan sur les sanctions contre la Russie. » Mercredi 7 janvier 2026, le sénateur républicain Lindsey Graham a rendu publique cette formule après une rencontre à la Maison-Blanche, en présentant le texte comme une arme économique dirigée non seulement contre Moscou, mais aussi contre ceux qui continuent d’acheter ses exportations.

Que prévoit ce projet de loi sur les sanctions contre la Russie

Le mécanisme central vise à couper la rente d’exportation qui alimente l’effort de guerre russe, en élargissant la pression au-delà des frontières de la Russie.

D’après Reuters et l’AP, le texte autorise l’administration à imposer des droits de douane et des sanctions dites “secondaires” contre des pays qui achètent des exportations russes, notamment pétrole, gaz, uranium et autres produits.

Graham cite explicitement la Chine, l’Inde et le Brésil comme exemples de pays qui pourraient être visés. Son raisonnement est simple : si l’argent du pétrole continue d’entrer, la machine de guerre tourne.

Concrètement, le projet prévoit deux volets :

  • Importations directes depuis la Russie : le président devrait porter tous les droits de douane sur les biens et services importés de Russie à un taux d’au moins 500 % “proportionnel à la valeur” (et le texte demande même à l’USTR de proposer des taux au-delà de 500 %).

  • Pays tiers achetant des produits énergétiques d’origine russe (pétrole, gaz, uranium, produits pétroliers, pétrochimiques) : le président devrait aussi porter les droits de douane sur tous les biens et services importés de ces pays à au moins 500 % “proportionnel à la valeur”, avec une possibilité de dérogation unique limitée (180 jours) dans certains cas.

Sanctions “secondaires” : l’idée expliquée simplement

Les sanctions classiques frappent la cible principale (la Russie). Les sanctions secondaires frappent aussi les clients et les intermédiaires.

Image utile : au lieu de seulement fermer le robinet chez le producteur, Washington tente de rendre toxique l’achat du produit, en disant aux acheteurs : « si vous payez, vous payez aussi un prix chez nous ». C’est un outil que les États-Unis ont déjà utilisé dans d’autres dossiers (par exemple en visant des réseaux de contournement), avec une logique extraterritoriale assumée.

Le nerf de la guerre : le pétrole russe et la pression sur les acheteurs

Le cœur du dispositif consiste à viser les pays qui achètent de l’énergie russe — parce que c’est là que se trouve l’argent. Graham l’écrit noir sur blanc dans son communiqué : l’objectif est de donner au président un levier pour pousser des pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil à réduire ces achats.

Le cœur du texte, c’est de viser aussi les pays qui achètent des exportations russes (notamment l’énergie). Si des droits de douane atteignant des niveaux extrêmes étaient appliqués, ça reviendrait pour un pays ciblé à choisir : continuer d’acheter russe ou préserver l’accès au marché américain.

  • Pour l’Inde, Reuters décrit déjà une montée des tensions commerciales et l’usage de la menace tarifaire comme levier politique.
  • Pour la Chine, l’effet dépendra beaucoup de l’appétit de Washington pour l’escalade : frapper fort Pékin, c’est accepter une riposte et des dégâts collatéraux.

Pour les États-Unis : levier puissant… mais coûteux si appliqué trop largement

Des droits de douane “massifs” contre de grands partenaires peuvent :

  • renchaîner des importations, donc alimenter des tensions sur les prix (inflation) ;
  • déclencher des représailles commerciales ;
  • provoquer des conflits de priorités : sanctionner la Russie tout en évitant une guerre commerciale ouverte.

Reuters notait déjà, dès 2025, que des menaces de “tarifs secondaires” pouvaient être difficiles à appliquer à grande échelle sans effets internes.


- Source : Le Média en 4-4-2

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