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Samedi, 15 Août 2020

Les émeutiers de Hong Kong mettent en scène un drame de mauvais goût avec l’Occident pour nuire à la Chine

Auteur : Andre Vltchek | Editeur : Walt | Lundi, 13 Juill. 2020 - 07h07

La Loi de Sécurité Nationale pour Hong Kong a été, comme prévu, approuvée, et toutes les forces anti-Pékin, à Hong Kong et à l’étranger, se sont immédiatement mises au travail, 24/7, en faisant précisément ce pour quoi elles sont payées : salir la Chine, diviser les habitants de la Région Administrative Spéciale de Hong Kong (RASHK).

La stratégie a changé. Il y a quelques semaines, les émeutiers ont été encouragés, poussés dans une confrontation physique avec la police et avec les citoyens qui soutenaient leur pays et son système politique.

Aujourd’hui, le nouveau chapitre s’appelle « victimisation ».

Observés de loin, les « activistes » anti-Pékin de la RASHK, impitoyables et rudes, se sont rapidement transformés en acteurs de troisième zone, se produisant dans un spectacle incroyablement ringard.

Le scénario a été écrit et régulièrement modifié par des dramaturges professionnels (propagandistes) à Washington et à Londres, tandis que les acteurs ont régulièrement été envoyés par avion en Occident afin de suivre une formation intensive et recevoir un soutien financier, idéologique et logistique.

D’individus violents, qui pendant des mois ont brutalisé et terrorisé les rues, les centres commerciaux et les espaces publics de Hong Kong, les émeutiers (toujours décrits en Occident comme des « militants pro-démocratie ») et leurs chefs se sont soudainement convertis en « martyrs ». Leur rôle consiste désormais à gesticuler dans l’indignation théâtrale, à rouler des yeux et à crier devant les caméras, en exigeant une « intervention immédiate » et l’aide de Washington et de Londres.

Depuis l’année dernière, ce feuilleton politique extrêmement long, vulgaire, mais techniquement bien chorégraphié, a attiré des millions de téléspectateurs dans le monde entier. Il est si bien promu, au moins en Occident, qu’il a été extrêmement difficile d’y échapper. Il irradie les écrans de télévision, les couvertures des journaux et les premières pages de Yahoo et de Google News.

La violence a commencé en 2019, lorsque des émeutiers ont délibérément mal interprété le projet de loi d’amendement sur l’extradition, qui a depuis été abandonné. Et la violence a continué – en fait, a augmenté – sans aucune raison ni provocation de la part du gouvernement local ou du gouvernement de Pékin. Des émeutes brutales, souvent mortelles, ont reçu le soutien inconditionnel des ambassades, des gouvernements et des médias occidentaux.

J’ai assisté à ce drame et l’ai documenté, et à diverses occasions, j’ai été confronté à des violences verbales, voire physiques, de la part de soi-disant activistes. Ils étaient complètement absorbés par leur rôle. Des jeunes gens vraiment consciencieux : Ils ont été bien payés, et ils travaillaient très dur pour leur argent ! Le but de leur travail était bien défini : détruire la Chine.

Les totales contradictions ont été en quelque sorte négligées : De nombreux individus du territoire ayant l’un des indices de liberté les plus élevés au monde, bien plus élevé que dans la plupart des pays occidentaux, ont accusé Pékin de « restreindre les libertés ». Washington a été « scandalisé » par le fait que le territoire ayant la deuxième économie la plus ouverte de la planète, plus ouverte que celle des États-Unis eux-mêmes, n’était en fait « pas assez ouvert », et a par conséquent commencé à démanteler le statut préférentiel.

Les choses se sont transformées en rien de moins qu’un « théâtre de l’absurde ».

En toute logique, Pékin et l’administration de la RAS ne pouvaient pas rester les bras croisés et observer comment les habitants de Hong Kong étaient battus, insultés, voire tués. Ils ne pouvaient pas simplement tolérer que le drapeau national soit profané et brûlé, et laisser les émeutiers supplier ouvertement les États-Unis et l’UE de les « libérer ».

C’est ainsi que la Loi de Sécurité Nationale, attendue depuis longtemps, est arrivée et a été adoptée.

Tout le monde sait que la loi de sécurité était désespérément nécessaire et que la plupart des pays de la planète l’ont adoptée chez eux. Le Président américain Donald Trump le sait, le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo le sait, le Sénateur américain Marco Rubio, le Premier Ministre britannique Boris Johnson et Joshua Wong Chi-fung doivent en être conscients. Et il en va de même pour Tsai Ing-wen.

Mais la pièce de théâtre, son scénario rigide, ne leur permet pas d’admettre qu’ils savent. Ils ouvrent les yeux, horrifiés, en prétendant que l’Occident n’a pas cette même législation, voire plus sévère.

Les insultes verbales fusent. Des sanctions sont prises contre la Chine, et même contre la RAS.

La logique s’est effondrée. Mais souvent, il n’y a pas de logique dans les « comédies noires », ou dans le théâtre de l’absurde.

Le plus grotesque est un drame joué par certains habitants de Hong Kong qui envisagent maintenant de fuir vers le Royaume-Uni, voire Taiwan, comme si leur vie était soudainement en danger.

Nathan Law Kwun-chung partant pour un exil doré. D’autres « leaders » pro-occidentaux sont prêts à suivre, Taïwan se prépare pour les « migrants » de Hong Kong, et le Royaume-Uni offre la citoyenneté et la résidence permanente à des millions de personnes.

Comme si quelque chose allait vraiment se passer !

Mais rien ne se passe à l’intérieur. Ce théâtre, ce drame, ne réagit en fait pas aux événements. Il est lui-même un catalyseur, ce qui suppose de provoquer, de mettre les choses en mouvement. Il est conçu pour briser Hong Kong à l’intérieur, pour nuire à la Chine. Petit à petit.

Le 3 juillet, CNN a fait un commentaire :

« L’article 4 de la loi stipule que « les libertés d’expression, de la presse, de publication, d’association, de réunion, de cortège et de manifestation » seront protégées. Mais il criminalise également la fuite de « secrets d’État », un terme vague couramment utilisé en Chine pour couvrir une série de questions considérées comme étant dans l’intérêt national ».

Mais quel pays sur Terre ne criminalise pas la fuite de secrets d’État ? Il y a de nombreuses personnes dans les prisons américaines, qui purgent de longues peines parce qu’elles ont « trahi » ou divulgué des secrets d’État. Julian Assange est en train de voir sa vie ruinée en ce moment même, précisément parce qu’il a révélé d’innombrables « secrets » de son gouvernement. Et Edward Snowden, un dénonciateur, vit en exil en Russie parce que s’il retournait aux États-Unis, sa vie serait en grave danger.

Mais de telles comparaisons sont découragées. Et le scénario dissuade les acteurs, en l’occurrence les médias, de poser des questions gênantes.

C’est la Chine, seulement la Chine, exclusivement la Chine, qui est critiquée pour défendre ses lois, son intégrité nationale et son statut d’État.

Seul l’Occident a le droit de se défendre, car l’Occident lui-même a déclaré unilatéralement qu’il était « démocratique ». La Chine ne peut pas le faire parce qu’elle est « communiste ». Une « logique » primitive et tordue, mais si elle est répétée des milliers de fois à Washington et à Londres, et diffusée par les médias occidentaux, des milliards d’êtres humains dans le monde entier pourraient la prendre pour une vérité.

La Chine doit se protéger et protéger son peuple, y compris ceux qui vivent à Hong Kong.

L’Occident a créé de terribles crises ou appelez cela une urgence à Hong Kong. Il a écrit tout un scénario complexe, qui vise à ruiner à la fois la RAS et toute la Chine.

C’est du très mauvais théâtre. Mais un théâtre mortel et efficace. Et les acteurs sont bien payés, royalement. Par conséquent, s’ils ne sont pas arrêtés, ils veilleront à ne pas abandonner leur rôle.

Traduit par Réseau International


- Source : China Daily (Chine)

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