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Dentifrices, déodorants et autres gels douches : des cocktails détonnants ?

Auteur : Le Télégramme | Editeur : Stanislas | Jeudi, 09 Mai 2013 - 22h28

Mieux vaut ne pas se brosser les dents avec tel dentifrice et s’asperger dans la foulée d’un certain type de déodorant : l’association des deux pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur la santé.

C’est en tout cas le conseil d’UFC Que Choisir : l’association de consommateurs a testé des produits de beauté et d’hygiène. Et trouvé des perturbateurs endocriniens dans certains d’entre eux. Qui, pris isolément, ne sont pas problématiques. Le danger ? "L’effet cocktail" des produits l’un après l’autre.

Selon l’UFC-Que Choisir, des perturbateurs endocriniens "sous la forme de conservateurs, d’antibactériens, de filtres solaires et d’émollients" ont été trouvés dans les produits de beauté et d’hygiène corporelle. Avec trois autres associations, les tests ont été réalisés sur 66 produits. Et pointe du doigt, notamment, la présence de triclosan - "susceptible d’effet sur la thyroïde" - dans des dentifrices et déodorants.

"Acceptable" isolément, mais en association ?

Pris isolément, les teneurs retrouvées dans ces produits sont "acceptables", note l’association. Mais, souligne-t-elle, ces teneurs atteignent un niveau de risque significatif quand on utilise les deux produits. Ainsi le dentifrice Colgate Total renferme 2,09 g/kg de triclosan, une dose jugée par les experts d’UFC comme "trop élevée en particulier combinée à un déodorant contenant également du Triclosan".

Et les risques augmenteraient encore d’un cran si entre le brossage des dents et la touche de déo, le consommateur se douche avec le gel Nivea Water lily & oil : selon UFC Que Choisir, il présenterait une teneur importante de propylparaben.

Des risques à utiliser plusieurs produits l’un après l’autre ?

Du coup, l’association s’alarme de l’effet "cocktail" induit par l’addition de plusieurs produits utilisés l’un après l’autre". Et demande à la Commission européenne de "diligenter des recherches indépendantes sur l’impact de ces molécules sur le long terme" et de "renforcer" la réglementation pour prendre en compte cet "effet cocktail".

Des étiquettes pas toujours fiables ?

Par ailleurs, les tests ont montré que les listes d’ingrédients n’étaient pas toujours fiables : UFC indique avoir trouvé des substances non indiquées sur les étiquettes, comme du phénoxyéthanol dans un savon liquide Dettol. À l’inverse, certains cosmétiques afficheraient la présence de molécules "non détectées" par le laboratoire de l’association.

Suspectés d’avoir un impact sur la fertilité et certains cancers

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques (certaines naturelles) qui peuvent interférer avec le système hormonal humain, même à très faibles doses. Ils sont suspectés d’avoir un impact sur la fertilité et d’être liés à l’augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.


- Source : Le Télégramme

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