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Lundi, 30 Nov. 2020

Macron en Biélorussie – L’ingérence de trop

Auteur : Morad El Hattab | Editeur : Walt | Mercredi, 07 Oct. 2020 - 10h03

Le retournement diplomatique de la France depuis 2003

Le Président français Emmanuel Macron fait décidément preuve d’une impudence sans limite.

Dix-sept ans se sont écoulés depuis le refus historique à la guerre d’Irak de 2003, qui avait été formulé par la France, l’Allemagne et la Russie. Comme un écho du mot d’ordre aujourd’hui oublié de la Secrétaire d’État américaine de l’époque, Condoleezza Rice (« Ignorer l’Allemagne, pardonner à la Russie, punir la France »[1]), ces dix-sept années ont vu s’opérer un retournement total des positions diplomatiques françaises.

Depuis 2007 et la présidence Sarkozy (2007-2012), promu par les États-Unis à l’époque de la fin de l’ère Bush Jr. puis Obama qui fut l’apogée de la subversion aux États-Unis, la France fut subtilement poussée par les Anglo-Américains à agir de façon totalement contraire aux intérêts stratégiques français. Ce fut le cas spécialement durant la guerre de Libye, où non content d’avoir fait assassiner feu le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Sarkozy tenta également de faire exécuter son fils Saïf al-Islam Kadhafi, craignant sans doute quelques révélations ultérieures relatives au financement de ses campagnes présidentielles… Sarkozy discrédita également durablement la France en Syrie et au Levant, où la France du Président Sarkozy prit l’exact contre-pied d’une vieille Histoire remontant aux Royaumes francs en Terre Sainte. En Syrie comme en Libye, la France devint en effet l’un des acteurs bellicistes les plus bruyants dans ces deux guerres qui servaient en fait les pires intérêts mondialistes[2].

Bernard-Henri Lévy, Nicolas Sarkozy et Mahmoud Jibril, alors président du Conseil exécutif du Conseil national de transition (CNT), 15 septembre 2011

Photo de Bernard-Henri Lévy (BHL) se représentant « en zone de guerre », en Libye. Mise en scène évidente : les uniformes des soldats sont neufs (les plis sont encore visibles) et immaculés, les coiffures impeccables, le maniement d’arme est aléatoire et surtout, les bouchons de tir à blanc sont fixés aux canons ![3]

Le Président Hollande à son tour (2012-2017) endossa ce narratif belliciste avec zèle, armant généreusement les djihadistes, tandis que son très équivoque ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius osait déclarer officiellement un an plus tôt (août 2012), au mépris de toute espèce d’usage diplomatique, que « Bachar al Assad ne « méritait pas d’être sur Terre ». Ce zèle de Hollande culmina dans le plus grand ridicule à l’été 2013, lorsqu’il fit assaut des pires mots contre la Syrie… Sans savoir que la France serait abandonnée en rase campagne par ses « alliés » Anglo-Américains, mieux informés qu’elle, lorsque l’héroïque Russie fit vertement comprendre à la mal nommée « communauté internationale », que toute attaque contre la Syrie serait assimilée à une attaque directe contre la Russie. C’est grâce à ce courage de la Russie, soutenue par la Chine et l’Iran, que put être modifié l’équilibre des forces au Moyen-Orient, tandis que l’élection de Donald Trump aux États-Unis (novembre 2016) amenait au pouvoir aux États-Unis un parti de serviteurs de l’État américain qui avait refusé l’hypocrisie orwellienne de cette guerre de Syrie : laquelle instrumentalisait les djihadistes d’Al Qaïda que l’Armée américaine était supposée combattre partout ailleurs, avec notamment le point d’orgue étrange de l’affaire de Benghazi et l’assassinat de l’ambassadeur américain Christopher Stevens (septembre 2012)…[4]

À l’été 2013, donc, la France qui avait été poussée à la pire des rhétoriques contre la Syrie, et encouragée par un parti interne de traîtres antifrançais, fut soudain abandonnée diplomatiquement, et se retrouva seule à regretter que les États-Unis aient pu faire machine arrière en ne frappant pas directement la Syrie. Depuis lors, comme en Libye, la diplomatie française n’a plus aucune espèce d’influence dans la question syrienne… Et elle sera tenue à l’écart de toute solution future qui sera nécessairement le produit d’une entente entre les grandes puissances.

Pourtant, l’élection largement manipulée du Président Macron en 2017 (élu avec au mieux 18% des voix du peuple français, le reste ne relevant que de « l’ingénierie démocratique ») a amené au pouvoir l’Agent d’une nouvelle étape dans ce qui doit constituer le retournement total de la diplomatie française : depuis 2017, en effet, il n’y a plus aucun doute que la France est devenue l’agent du pire des mondialismes.

Ceci fut visible dès septembre 2017, avec le discours du Président Macron à l’Assemblée Générale des Nations Unies : Macron y prit alors ostensiblement le contre-pied des nouvelles positions américaines du Président Trump, qui parlait soudain de souveraineté et de prévention des conflits. Mais le « retournement » de la France fut subtil, car Macron y parla alors soudain de « multipolarité », mais il utilisait en fait ce mot dans le sens du « mondialisme » anciennement vanté par les États-Unis. Tentant d’aiguillonner ainsi les États-Unis, il fustigeait indirectement ce qui constituait une reculade américaine, dans la promotion auparavant sans nuances de l’action des organisations internationales les plus mondialistes (notamment l’OMC, responsable des délocalisations partout en Occident à l’instigation de Wall Street et de la City).

Le Président Macron continua par la suite ce lamentable activisme contre les États-Unis, prétendant perturber et influencer le retour historique à un certain bon sens grâce au Président Trump et à l’Armée américaine, en poussant le vice jusqu’à faire chanter une activiste noire américaine notoirement anti-Trump au pied de la tribune présidentielle, devant le Président américain (11 novembre 2018)[5]. En d’autres temps, ce genre de camouflet diplomatique aurait pu avoir de bien plus grandes conséquences…

Angélique Kidjo, notoire militante anti-Trump, chantant aux pieds de la tribune officielle le 11 novembre 2018

Macron, le fossoyeur de la diplomatie française

Depuis, c’est dans le contexte de plusieurs autres grandes crises géostratégiques que le Président Macron a pu donner libre cours à ses talents, en continuant son œuvre de destruction totale de la crédibilité diplomatique française.

En ce sens, il pourrait rappeler aux initiés un surnom qui avait été donné durant la Seconde Guerre mondiale à Hitler lui-même, par le Renseignement militaire français, du fait des soutiens anormaux dont ce dernier avait pu bénéficier : le « Grand Provocateur »[6]. Bien que la comparaison avec Caligula ou Néron serait plus adéquate, cette volonté de grande provocation et les perturbations majeures dont la diplomatie française ainsi détournée, se rend coupable aujourd’hui sous nos yeux, vont laisser des tâches durables sur le blason de la France. Car c’est en effet sur plusieurs dossiers successifs, que le Président Macron est en train de ruiner la crédibilité française.

En Libye, la France agit exactement à contre-pied d’une entente des grandes puissances, désireuses de pacifier enfin cette zone redevenue dangereusement instable depuis 2011. Non que son opposition à la Turquie soit illégitime, dans la mesure où la Turquie agit là-bas au soutien des djihadistes afin de se tailler une nouvelle Libye ottomane, sans tirer leçon de l’Histoire…[7] Mais le problème est que la France a très peu de leçons à donner en Libye, dans la mesure où elle a été détournée en 2011 pour détruire ce pays martyr, pourtant son allié d’alors, et qu’elle a depuis elle aussi soutenu jusqu’en 2015 au moins les diverses factions djihadistes, au même titre que la Turquie… C’est surtout la rhétorique immature du Président Macron contre la Turquie du Président Erdogan en Méditerranée, qui rappelle furieusement la situation de l’été 2013 contre la Syrie : la France se comporte d’une façon qui n’est pas apaisante ni raisonnée, diplomatiquement, et ses alliés prennent eux-mêmes leurs distances, qu’il s’agisse de l’Union Européenne où des Anglo-Américains…

Au Liban, ensuite, où par une subtile opération multiforme, la France est subtilement poussée à s’impliquer dans un piège, en démolissant au passage toutes les anciennes positions diplomatiques françaises au Moyen-Orient. En ayant traité de façon lamentablement cavalière le Président libanais Michel Aoun, comme s’il s’était agi d’un enfant turbulent, et pire, en ayant inversé la réalité des faits concernant l’action du Hezbollah au Liban comme en Syrie, Macron a montré aux yeux du monde et de tout le Moyen-Orient qu’il n’y avait qu’un seul enfant capricieux dans cette affaire : lui-même. Le drame étant que cet enfant capricieux entraîne avec lui la destruction de décennies de positions diplomatiques françaises équilibrées au Moyen-Orient, contre vents et marées

Relativement à l’Arabie Saoudite, ensuite : Macron agit à contre-courant de l’effort historique du Président Trump, lui-même aux prises avec l’État profond américain belliciste. Trump soutient l’action courageuse du Prince héritier Mohammed ben Salmane dans l’abandon de décennies de pratiques délétère au sommet de l’État saoudien, et surtout dans l’abandon du wahhabisme pour faire entrer l’Arabie Saoudite dans la modernité. Un Wahhabisme qui fut d’ailleurs historiquement promu par les Britanniques, logique reprise par le mondialisme jusqu’à la promotion artificielle du malnommé « État Islamique »[8], tandis qu’à notre époque l’Arabie se trouve toujours en lutte contre les Frères musulmans et leurs puissants soutiens occultes…

C’est dans ce contexte où l’Arabie Saoudite devrait pourtant être soutenue, que Macron a commis un extraordinaire faux-pas qui n’est pas encore bien compris par l’opinion publique française : en traitant de façon pis que cavalière le Prince héritier saoudien, en le réprimandant comme un enfant turbulent dans le contexte de l’affaire dite « Khashoggi ». Alors que les ramifications anciennes de cette affaire, laissaient plutôt penser à une énième manipulation orchestrée par l’État profond américain, épaulé par la Turquie instrumentalisée, afin de torpiller subtilement cette évolution louable de l’Arabie Saoudite rendue possible par la nouvelle ère Trump. Ce camouflet diplomatique infligé par Macron à l’Arabie Saoudite, ne sera pas oublié avant des années[9].

Le public français ne peut pas le comprendre en l’état, s’il a oublié un autre fait historique : lorsque l’odieux spéculateur George Soros s’attaqua à la livre sterling puis au franc, en 1992/1993, ce fut l’Arabie Saoudite qui vola au secours de la France, financièrement, à coups de milliards de dollars. Et lorsque la France voulut plus tard la rembourser, les Saoudiens refusèrent et considérèrent que leur acte avait été un acte qui devait sceller une fraternité avec la France[10]. À un moment d’évolution louable mais fragile en Arabie, soutenue par les États-Unis, qu’a donc fait le Président Macron de cette « fraternité » ? Pour l’heure, bien des observateurs initiés remarquent l’absence d’ambassadeur saoudien en France depuis des mois, et en comprennent le sens sans ambiguïté pour les intérêts français au Moyen-Orient… Pire, la France embraye le pas des Britanniques qui viennent de créer une nouvelle opposition contrôlée artificielle contre l’Arabie Saoudite…

Le « Grand provocateur » Macron contre la Russie en Biélorussie

Mais sur le plus grave des théâtres d’opérations actuelles, de façon toute aussi dramatique pour la crédibilité française et au mépris de ses alliances historiques, le Président Macron se retrouve de nouveau dans la position du « Grand Provocateur » : en jouant le boutefeu contre la Russie, dans le contexte d’une double crise dont les ramifications sont au-delà de sa propre compréhension.

Cette double crise, comme par hasard déclenchée de façon simultanée, concerne à la fois la Biélorussie, avec en toile de fond le projet énergétique stratégique Northstream II dans la Baltique, et dans le même temps le regain de tension subit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, concernant la question du Haut-Karabakh.

Dans cette double crise, ironiquement, la diplomatie française se mord elle-même la queue : en s’étant opposée par deux fois à la Turquie en Méditerranée (concernant la Libye et les enjeux énergétiques), et malgré son soutien garanti en mai et juillet 2018 à Ilham Aliev, Président de la République d’Azerbaïdjan, la France s’oppose de nouveau à la Turquie concernant cette crise du Haut-Karabakh, en sachant bien que la Turquie a inoculé les djihadistes qu’elle utilise en Syrie depuis 2011. Ce qui veut dire qu’en prenant parti à bon droit pour l’Arménie, la France se place aux côtés d’un allié notoire de la Russie (et de l’Iran ![11]), un allié qui fut d’autant plus stratégique en tant que relais logistique dans le contexte de guerre de Syrie. Mais dans le même temps, Macron annonce ceci depuis les pays Baltes, où il se trouve en visite officielle, visitant au passage une base de l’OTAN, dans un contexte où la France endosse le narratif belliciste de l’OTAN contre la Russie en Europe de l’Est. Et c’est dans ce contexte que Macron prend ouvertement parti contre la Russie dans le dossier biélorusse, en brodant sur le thème d’une « opposition démocratique injustement réprimée par un odieux dictateur biélorusse allié de la très méchante Russie ». La diplomatie française est donc alliée de fait à la Russie dans le Caucase, mais opposée à la Russie en Europe de l’Est. Cette diplomatie illisible et incohérent, ne peut aboutir qu’à l’effacement de la voie diplomatique française, faute d’une quelconque crédibilité, mais il est nécessaire de clarifier plusieurs points pour le comprendre.

Ce qui est au-delà de la compréhension du regrettable Président français Macron, c’est la « pince géostratégique » synchronisée que le mondialisme tente d’imposer à la Russie sous nos yeux : en frappant simultanément l’influence russe en Biélorussie et dans la Baltique d’une part, dans le Caucase autre part. Plusieurs aspects doivent être clarifiés ici pour comprendre notre sujet, impliquant une brève évocation d’une double continuité historique : concernant le mondialisme d’une part, et les enjeux pétroliers du Caucase d’autre part.

Tout d’abord, les 500 ans d’évolution mondialiste ayant abouti à une dangereuse subversion de l’Occident aujourd’hui. En effet, au gré des révolutions anglaises, puis françaises, avant même de s’attaquer à la Russie jusqu’en 1917, ce furent cinq siècles de Subversion qui aboutirent au triomphe mondial d’un modèle économique décadent qui ruina progressivement l’Occident : par l’attrition monétaire et la dette artificielle, les deux armes grâce auxquelles les cartels bancaires ont progressivement remplacé les États. L’historien britannique William Cobbett en avait résumé le principe il y a déjà près de deux siècles : la génération de « la famine au sein de l’abondance ». Cette famine au sein de l’abondance, générant inexorablement la guerre de tous contre tous, en faisant s’entrechoquer les États poussés à se ruiner sans cesse les uns les autres, pour finalement aboutir à la conclusion de Caroll Quigley, grand historien du mondialisme : toutes les guerres et toutes les crises du capitalisme dit « moderne », n’ont été qu’artificielles[12]… Tout ceci a été largement dénoncé dans tous les pays occidentaux, souvent par des initiés de la Haute finance qui avaient compris, comme bien d’autres depuis l’époque antique, combien l’usure financière, anti-spirituelle par nature, a le pouvoir de générer tous les maux de l’humanité[13].

En second lieu, ces multiples guerres et crises artificielles du capitalisme moderne, en bonne partie artificielles, ont eu un seul but géostratégique fondamental, décliné dans de multiples aspects circonstanciels et locaux : la captation de toutes les matières premières stratégiques et autres ressources à forte intensité capitalistique, au bénéfice d’une Haute finance déconnectée des États, basée globalement sur la spoliation et l’usure, par la ruse, l’intrigue et la fraude. Cette captation exclusive impliquant d’en dénier le droit aux États, et donc de retirer aux États l’accès direct à toute ressource première stratégique qu’ils exploitaient auparavant. Ceci fut vrai par exemple du pétrole en Russie avant 1917 puis durant les années 1990 ; ceci fut tout aussi vrai concernant la façon dont l’Empire pétrolier français fut détruit par les intrigues des cartels anglo-américains, et tous les pays pétroliers de moindre importance subirent les mêmes types de déstabilisations lorsqu’ils prétendaient disposer d’une compagnie pétrolière nationale garantissant leur souveraineté énergétique[14]…

C’est dans ce contexte à l’arrière-plan que survient la double crise actuelle (Haut-Karabakh et Northstream II), qui a des racines anciennes mais qui concourt aux mêmes buts.

Depuis les accords de Rapallo (1922), toutes les coopérations saines entre la Russie et son voisinage de l’Ouest jusqu’en Europe occidentale, doivent être empêchées : hier par les anglo-américains, aujourd’hui par le mondialisme déconnecté des États. Cette situation qui pouvait trouver quelques justifications du temps de l’Union soviétique, est totalement injustifiable aujourd’hui dans le contexte d’une Russie débarrassée des idéologies rouges. Cette logique léonine s’était déjà développée contre les coopérations pétrolières franco-allemande durant les années 1990 et franco-russes jusqu’à la mort de Christophe de Margerie, feu le très méritant PDG de Total. Une fois ces alliés potentiels soumis, l’objectif géostratégique est toujours le même depuis les années 1990 : il s’agit d’ourdir la ruine totale de la Russie par l’abolition de sa souveraineté énergétique, et d’en capter les matières premières stratégiques au bénéfice des cartels bancaires mondialistes de la City et de Wall Street.

Les moyens de cet objectif, c’est ce que l’on appelle les « changements de régimes » : des techniques multiformes d’ingénierie démocratique travaillant subtilement les opinions publiques pour préparer des mouvements subversifs en apparence civils, mais qui sont en fait le volet civil d’une stratégie militaire inavouée[15]. En Pologne durant les années 1980 mais également en Chine, puis en Yougoslavie durant les années 1990, en Europe de l’Est ensuite avec les révolutions dites « colorées », puis durant les soi-disant « Printemps arabes », et encore de nouveau en Ukraine en 2014 afin de faire de nouveau pression sur l’action russe en Syrie, jusqu’à présent en Biélorussie : ce sont les mêmes techniques subversives qui ont été mises en place, largement documentées. Mais grâce à ce que l’on appelait hier la « cavalerie de Saint-Georges » (l’argent illimité de la City de Londres), et que nous pourrions simplement appeler aujourd’hui la « cavalerie de la Bête » (l’Usure financière)[16], cette subversion fonctionne avec des fonds illimités permettant de financer un activisme inlassable contre la Russie de Vladimir Poutine, de même que contre le Président Trump aujourd’hui depuis 2016.

François Hollande, Petro Porochenko, alors membre du Parlement ukrainien et futur président, et Bernard-Henri Lévy, en mars 2014, photo ©Charles Platiau/Reuters

Bernard-Henri Lévy à Kiev, le 9 février 2014, pour apporter son soutien aux manifestants

« BHL et Soros lancent un SOS pour l’Ukraine. Appel publié dans douze quotidiens européens et américains (dont, en France, Libération) »

(La Règle du Jeu, blog officiel de Bernard-Henri Lévy, 27 janvier 2015)[17]

Le but stratégique de cette nouvelle flambée d’activisme antirusse, tant en Biélorussie qu’en Azerbaïdjan, doit être replacé dans le contexte de la victoire russe en Syrie, alors que le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou vient d’y annoncer la défaite totale de Daech[18].

Le but historique de cette guerre de Syrie, outre les enjeux énergétiques, était notamment de détruire le Hezbollah au Liban, après la défaite subie par Israël en 2006 au Sud-Liban. Le général américain Wesley Clark avait en effet déclaré que les « alliés » et « amis » des États-Unis qui avaient créé Daech « pour vaincre le Hezbollah »[19], au gré d’une collusion impliquant plusieurs États, notamment le Qatar et la Turquie, synchronisés par l’État profond américain contre lequel lutte actuellement le Président Trump.

Or, une « fenêtre de tir » est actuellement ouverte, dans le contexte d’une nécessaire réélection du Président Trump : un affaiblissement temporaire de la puissance des patriotes américains peut être identifiée face à cet État profond, dans le contexte où le système politique américain, malgré la révélation de nombreux scandales depuis quatre ans, était par trop vérolé pour pouvoir être assaini en quatre ans seulement. L’État profond exploite donc cette situation pour imposer à Trump un narratif Antirusse, et toutes les réticences de Trump seraient considérées fallacieusement par les médias américains, bien souvent aux ordres de cet État profond, comme une trahison putative. Cette situation est ironique mais somme toute logique, dans la mesure où l’État profond anglo-américain a tenté de faire passer le Président Trump pour un espion russe depuis quatre ans, au gré d’une fable qui a lamentablement capoté. Malgré ce capotage, il demeure qu’un mensonge répété un million de fois devient vérité, quand il est soutenu par l’argent illimité du mondialisme subversif… Et c’est ainsi que les États-Unis et la Russie, qui devraient être alliés pour des raisons historiques, sont encore une fois poussés à s’affronter diplomatiquement, voire militairement, pour servir les pires intérêts et idéologies de ce monde…

Dans ce contexte de fragilité de la situation des véritables serviteurs de l’État aux États-Unis, la Russie ne peut actuellement compter que sur elle-même, face à une Subversion internationaliste inlassable qui sait aussi qu’elle joue sa survie. C’est grâce au subtil mélange de maestria diplomatique de Sergueï Lavrov, de professionnalisme implacable des armes russes sous l’égide de Sergueï Choïgou, et de résolution exemplaire du Président Vladimir Poutine pour servir les intérêts russes, que la Russie parvient depuis 20 ans à se préserver de ses ennemis, tant extérieurs qu’intérieurs…

Dès lors, après l’échec de cette première guerre perdue du mondialisme en Syrie (2011-2020), événement historique s’il en est, les troubles synchronisés qui surviennent à la fois au Liban, en Azerbaïdjan et en Biélorussie, ne sont que la continuité d’une guerre perdue par d’autres moyens, économiques cette fois. C’est l’idée inverse de Carl von Clausewitz, que l’on découvre ici comme étant réversible : si les blocus et autres sanctions précèdent les guerres, si les guerres ne sont que la « continuité d’une politique par d’autres moyens », à l’inverse, une guerre perdue peut aussi donner lieu à la continuité de cette guerre par le moyen d’une guerre économique implacable. C’est ce que subit actuellement le Liban de plein fouet, tandis que la Russie est attaquée à la fois dans le Caucase et en Biélorussie.

Outre l’idée de perturber l’axe stratégique de soutien à la Syrie par la Russie, passant par le Caucase et l’Arménie, un autre aspect évident de cette synchronisation des crises émerge depuis mars dernier. Dans le contexte de la crise du Covid-19, dont on peut considérer par bien des égards qu’elle comporte des aspects intrigants voire suspects, impliquant un effondrement des cours des matières premières stratégiques, le but stratégique demeure le même : ruiner et épuiser la Russie, par l’attrition monétaire, par les actions qui lui sont imposées à l’étranger au soutien de ses alliés, et par les troubles sociaux internes qui en sont les inévitables conséquences. Il est intéressant d’ailleurs de remarquer à ce titre que la Biélorussie avait refusé une bonne partie des mesures que l’OMS aurait voulu lui imposer, en tant que conditionnalité des prêts que le FMI prétend dispenser généreusement. Ceci illustre parfaitement le rôle de l’attrition monétaire dans l’émergence du mondialisme et ses intentions de détruire la souveraineté des États et des peuples. En refusant courageusement ces conditions, aggravait sans aucun doute son cas, et devenait dès lors l’homme à abattre du point de vue des mondialistes[20]

Les Biélorusses doivent comprendre ce qui les attend si la Subversion devait triompher

C’est dans ce contexte que le monde entier doit mieux comprendre la situation Biélorusse, à commencer par les Biélorusses eux-mêmes, mais également l’Ukraine, les pays Baltes et même les pays d’Europe de l’Est et notamment la Pologne.

L’activisme belliciste de l’OTAN en Europe de l’Est comme dans le Caucase, joue en effet sur un mensonge historique majeur et beaucoup de souffrance causée au XXe siècle par la Révolution bolchevique dans tous ces pays. L’Ukraine spécialement, a subi de plein fouet les conséquences du bolchevisme, spécialement du fait qu’elle était le cœur chrétien de la Russie et un poumon économique stratégique de l’Empire tsariste. La Biélorussie pourrait en dire tout autant ainsi que les pays Baltes, tandis que la Pologne dut héroïquement arrêter la poussée bolchevique devant Varsovie (1920), notamment grâce à du matériel de guerre français. Ceci, avant même l’Holodomor puis les ravages multiples de la Seconde Guerre mondiale. Le Caucase et toute l’Asie centrale russe subirent également cette implacable guerre contre les croyants, tant musulmans que chrétiens, faisant fi d’une retenue ancienne et subtile de l’Empire tsariste.

Mais dans un anachronisme exploité d’une façon révoltante par l’OTAN aujourd’hui, l’Europe et l’Occident tout entier oublient volontiers aujourd’hui ce que l’ancienne expertise française n’a jamais oublié : le bolchevisme n’eut jamais pour origine la Russie. Au contraire, la Russie bolchevique n’était que la Russie devenue « la proie d’un syndicat organisé pour la destruction des nations »[21], c’est-à-dire ce que l’on appelle aujourd’hui le mondialisme. La Pologne, du reste, devrait se souvenir avec humilité de l’Histoire réelle puisque son nationalisme, héritage de l’époque de sa gourmandise territoriale vers la Biélorussie et l’Ukraine du temps du royaume de Pologne-Lituanie, fut volontiers instrumentalisée par l’Angleterre avant la Seconde Guerre mondiale pour pousser l’Allemagne à la faute, et plus encore aujourd’hui par l’OTAN dans une logique qui pourrait servir à déclencher une Troisième Guerre mondiale contre la Russie. Quant aux pays Baltes, spécialement les Lettons à l’heure où le Président Macron s’oppose à la Russie depuis leur capitale Riga, avant de prendre parti contre le Président Loukachenko depuis Vilnius et donc contre la Russie : ils devraient sans doute se rappeler que la garde rapprochée de Lénine était justement composée de Lettons… Ce qui signifie que les pays Baltes se plaignent aujourd’hui encore, de ce qu’ils contribuèrent à créer naguère contre la Russie. Ils furent largement travaillés à l’époque par la subversion internationaliste, et ils œuvrèrent ainsi au final contre eux-mêmes alors que leur situation était enviable avant 1917…

De même, le cas de la Géorgie est tout à fait emblématique des difficiles entrechoquements d’États dans le Caucase depuis des siècles : durement éprouvé par ses puissants voisins turcs et perses, la Géorgie choisit une alliance de raison avec la Russie, et lui donna l’une des plus héroïques dynasties de l’Histoire russe, celle des Bagration. Par opposition à cet héritage historique, l’énième guerre du pétrole de Géorgie en 2008, mérite d’être rappelée ainsi en tant que précédent d’un activisme de l’OTAN fauteur de guerre : une provocation militaire géorgienne fut imprudemment suscitée par des intérêts occultes avait en effet tourné court, la Russie ayant mis un terme brutal aux espérances pétrolières anglo-américaines autour de la Caspienne. En ajoutant les précédents d’un activisme similaire suscité en Tchétchénie et au Daguestan depuis le XIXe siècle par les Britanniques, et de nouveau durant les années 1990 par les intérêts pétroliers anglo-américains, nous comprenons alors que cette situation de crise au Haut-Karabakh n’est pas si nouvelle que cela. Sur le front de la Baltique comme dans le Caucase, nous comprenons qu’il s’agit de toute évidence de deux fronts d’une même guerre énergétique inavouée, poursuivant plusieurs buts connexes et complémentaires.

Nicolas Sarkozy et le président géorgien Mikheïl Saakachvili à l’Élysée le 13 novembre 2008

Chacun doit donc être amené à un peu plus d’humilité, et renoncer à entretenir des haines anachroniques là où il n’y a que des continuités géopolitiques : la Sainte Russie est née à Kiev, en Ukraine, et la Russie Blanche n’a été séparée de la Russie qu’à la suite de l’implosion de l’URSS et des décennies de souffrance que le système soviétique avait imposée à tous ses peuples. De même, comme toutes les régions-tampons disputées, les pays Baltes ont toujours été l’enjeu des influences voisines, au gré des flux et reflux historique des États. Louer ou critiquer cet état de fait serait aussi absurde que de vouloir critiquer la guerre, la colonisation et les enjeux de puissance géopolitique dans l’Histoire des hommes, qui ne sont que des constantes socio-politiques fluctuantes mais inévitables. Mais c’est le fait de ne pas avoir une vision juste sur cette Histoire, qui permet encore aujourd’hui la perpétuation et l’entretien de narratifs haineux. Car ces narratifs n’aboutiront qu’à la guerre de tous contre tous encouragée par la famine au sein de l’abondance, à la mort de nombreux humains qui sont pourtant frères devant l’Histoire, et à ruiner les rares survivants de ces holocaustes évitables…

La cible de cette affaire Biélorusse est bien sûr la Russie, et si la Russie Blanche devait tomber, la Russie serait encore plus menacée qu’elle ne l’est déjà, du fait de son action courageuse dans le monde. Une kyrielle d’agents d’influence subversif financés depuis l’étranger tente donc de mettre à bas la Biélorussie, capitalisant, comme en Russie, sur les inévitables séquelles de l’ère soviétique.

Par exact mimétisme, la réactivation du narratif concernant le soi-disant nouvel « empoisonnement » d’Alexeï Navalny (malgré les mensonges éventés de l’affaire Skripal[22] et le soutien comme par hasard de de Bernard-Henri Lévy[23]), s’opère dans le même contexte où, malgré vingt ans de reconstruction de la Russie, les séquelles du grand pillage de la Russie durant les années 1990 persistent. L’épisode de la mafia « Obshak » durant les années 1990, puis l’ascension du mafieux Sergueï Fourgal dans l’Extrême-Orient russe jusqu’au poste de gouverneur, avant que sa chute ne soit enfin organisée proprement par les serviteurs de l’État russe, l’illustre : les manifestations artificielles, organisées selon les mêmes méthodes de changements de régimes bien éprouvés pour tenter de faire passer Fourgal pour un enfant de chœur, montrent à quel point la restauration de l’État de droit après des années d’illégalité ne peut se faire du jour au lendemain.

Il était déjà un secret de polichinelle que Navalny était « traité » en sous-main par des Services étrangers, comme vient de le rappeler le Président de la Chambre basse du Parlement russe. Mais en prenant ouvertement parti pour Fourgal, Navalny se révèle à cette occasion au grand jour comme un complice objectif de la Subversion internationaliste, qui tenterait volontiers de démolir la Russie et de détruire cet Etat de droit difficilement reconstruit depuis 20 ans en Russie. Il sera un jour rendu justice à tous les Siloviki[24] russes, depuis Evgueni Primakov jusqu’à Mikhaïl Degtyarev, gouverneur remplaçant de Fourgal qui risque à présent sa vie pour restaurer l’État de droit à Khabarovsk.

À gauche Alexandre Navalny, à droite Sergueï Fourgal après son arrestation par les Siloviki

Comme du temps des accusations éhontées de Mikhail Khodorkovsky contre Vladimir Poutine et les Siloviki, les accusations de Navalny contre Mikhail Degtyarev sont un hommage du vice à la vertu. Nombre d’Occidentaux ont oublié ou n’ont jamais pu comprendre le discours de Harvard de Soljenitsyne en 1978, sur le déclin du courage en Occident : lorsqu’il diagnostiquait l’une des grandes causes de sa décadence comme étant lié à la déconnexion entre droit et morale, la morale étant indubitablement d’origine religieuse dans l’Histoire des hommes. Alexandre Zinoviev avait porté un autre diagnostic complémentaire concernant la tare fondamentale du mondialisme, dès 1999 : la confusion des valeurs et des idées, l’interversion des discours et des faits, l’impitoyable lavage des cerveaux et remodelage des âmes, l’inversion de tout jusqu’aux notions du bien et du mal en Occident…[25] Pourtant, au contraire, la réponse de M. Degtyarev à son arrivée à Khabarovsk rappelle le caractère sacré de cette action visant à restaurer la légalité en Russie : interrogé sur ce qu’il avait amené et dont il ne pouvait se passer, il répondit qu’outre ses conseillers, il s’agissait de l’icône de Notre-Dame de Valaam[26]… Dieu prête vie aux Siloviki de la Sainte Russie, et qu’ils puissent continuer d’inspirer la même compréhension de leur action chez ses voisins !

Il demeure en tout cas vital de comprendre l’extrême hypocrisie de l’activisme occidental contre la Biélorussie, au gré duquel le Président Macron se trouve de nouveau dans la position du boutefeu, au mépris des intérêts stratégiques et des amitiés historiques de la France.

Des personnages éminemment subversifs comme l’activiste Bernard-Henri Levy, misant sur la stupidité des peuples de tous horizons dont il semble convaincu, s’activent pour soutenir leurs créatures et notamment la soi-disant « opposante » Svetlana Tikhanovskaïa, clamant à qui veut l’entendre qu’il veut bâtir une glorieuse démocratie en Russie Blanche (certainement aussi glorieuse qu’en Libye…). Or c’est pourtant le même Bernard-Henri Lévy qui n’a cessé de critiquer le mouvement pourtant authentiquement démocratique des « gilets jaunes » en France, lequel naquit d’un mécontentement populaire énorme en France après des années de gouvernements n’œuvrant plus pour la France… Et pourtant, comme en Libye, en Ukraine, en Yougoslavie ou selon ses vœux pour un futur proche, en Algérie, l’influence occulte de Bernard-Henri Lévy opère : Svetlana Tikhanovskaïa, « l’opposante » n’ayant aucun programme mais seulement des slogans, sera bientôt reçue officiellement ce 7 octobre par le très faible Président Macron… Certainement pour lire un discours clé en main écrit pour elle par les joyeux amis de M. Lévy ?

Le Président français Macron insulte tout le monde et suscite l’opprobre du monde entier contre la France, lui qui avait par ailleurs obéi aux ordres de Dieu sait qui, lorsqu’il avait finalement endossé le narratif de la « menace russe ». un narratif qui lui avait été subtilement imposé par les médias anglo-américains et français, selon lesquels la Russie avait « attaqué l’Europe depuis la France »[27]. Il ose prétendre donner des leçons de bienveillance et de démocratie au Président Loukachenko, allant jusqu’à exiger sa démission[28], alors même qu’en deux ans de répression implacable des gilets jaunes, ce sont des exactions jamais vues en France qui ont été commises par les forces de sécurité française, très certainement au moyen de techniques inavouables et totalement contraires à toutes les traditions éprouvées du maintien de l’ordre en France[29]. La dernière évolution législative en date, permettra à l’avenir qu’en France, tout observateur et même les journalistes puissent être arrêtés de façon totalement arbitraire, afin qu’aucune information ne puisse émerger au sujet de l’augmentation exponentielle de ces illégalités commises par les forces de sécurité française[30]. Pendant ce temps-là, les facteurs de criminalité en France sont laissés dans un état de totale impunité, et seuls les Tchétchènes naturalisés français sont ciblés lorsqu’ils tentent d’empêcher les dealers de drogue de terroriser leurs quartiers[31].

Vidéo de l’Imam Eric Younous, ayant rétabli la véracité des faits survenus à Dijon :
Lorsque la communauté Tchétchène, victime des agissements des dealers originaire d’Afrique du Nord, s’étaient livrés à une intimidation d’un membre de la communauté tchétchène. En retour, les Tchétchènes ont répondu à l’activisme des dealers par une démonstration de force tout à fait légitime, en l’absence de toute réaction protectrice des forces de sécurité françaises. Mais cet incident a été honteusement exploité par le pouvoir politique du Président Macron, pour fustiger la communauté tchétchène et derrière elle, la Russie, alors que les dealers sont restés impunis. D’où la réaction légitime de Ramzan Kadyrov, Président de la République russe de Tchétchénie, qui a défendu à bon droit les actes « corrects » des Tchétchènes à Dijon[32].

Pendant ce temps-là, d’étranges affaires se développent, impliquant les services antiterroristes français (DGSI) dans des détournements de pouvoir allant jusqu’au viol d’enfants français de parents musulmans. Ceci, tandis que la France se révèle être le seul pays à faire obstacle aux investigations américaines anti-pédocriminelles concernant l’affaire Epstein ?[33] Avec plus de 50000 enfants français disparaissant chaque année en France, et plus de 150000 qui sont violés[34], peut-être que le Président Macron devrait commencer à se soucier de ce qu’il se passe en son pays, plutôt que d’aller nécessairement s’essayer maladroitement à l’agitation propagandaire en Biélorussie.

Dans cet État français « dur aux faibles et faibles aux puissants », actuellement détourné de sa fonction initiale de protection du peuple par le Président Macron et ses sbires, l’indécence n’a plus de limite, et c’est pourtant le même Macron qui prétend aujourd’hui donner des leçons à la Biélorussie… De plus en plus de Français prennent conscience de ce que l’État français est lourdement détourné aujourd’hui, et que l’action du Président Macron est totalement indigne de ce qu’était la France encore récemment avant l’ère Sarkozy. Les salons de l’Élysée ne servent plus à la grande diplomatie mais devient une piste de danse lamentable pour les « artistes » transsexuels les plus ridicules que l’on puisse trouver en France…

Par analogie, les Biélorusses doivent comprendre dans ce contexte qui les vise directement, en quoi la Russie Blanche serait transformée si le parti subversif financé par l’étranger devait triompher chez eux. En moins d’une génération, ils seraient artificiellement paupérisés et la Biélorussie ne serait plus que la « danseuse » du FMI, réduite à mendier ses prêts en échanges de « bons offices » antirusses fratricides. C’est à dire que les Biélorusses ne seraient plus financés que par les opérateurs privés qui auraient intérêt à subvertir la Russie à son tour. La situation économique réelle de l’Ukraine est là pour témoigner des résultats glorieux des révolutions colorées, et d’une guerre fratricide qui a été imposée aux russophones d’Ukraine, allant jusqu’à des persécutions et massacres impensables de civils, à Odessa ou au Donbass. L’ironie est amère, lorsqu’on sait que la langue ukrainienne fut historiquement promue à la faveur de la Première Guerre mondiale, et que le général Wrangel constatait dans ses Mémoires l’absurdité d’un Parlement ukrainien dans lequel les Ukrainiens eux-mêmes ne parlaient pas leur propre langue…

Les propagandes bellicistes divisent les humains, les réalités les rapprochent. Dans notre monde actuel où le mensonge bénéficie de financements illimités pour s’imposer contre la Vérité, sur terre comme dans l’au-delà, nous devons tous prendre parti, sinon notre inaction renforce la subversion.

Dès lors, si la sémillante « opposante » Svetlana Tikhanovskaïa doit être reçue en grande pompe par le Président Macron et devant l’Assemblée nationale française ce 7 octobre, pour tenter de « vendre » sa tentative de subversion de la Biélorussie aux Français lourdement désinformés aujourd’hui, je souhaite à présent faire la contre-influence inverse.

Je suis donc prêt à me rendre dès aujourd’hui en Biélorussie, pour rencontrer le Président Loukatchenko, et pour m’exprimer devant le Parlement national Biélorusse. J’y ferais connaître au plus grand nombre la réalité de la situation en France et les risques qui pèsent sur la Russie Blanche, mais également sur le monde entier, à partir de cet activisme soi-disant « démocratique » qui n’est qu’une déstabilisation multiforme de la Biélorussie. Car c’est non seulement l’entièreté du monde orthodoxe qui est visée, mais également le reste de l’Europe, l’Occident tout entier ainsi que le Moyen-Orient, et même le monde entier aussi longtemps que le système économique mondialiste le dominera. Tous les humains de bien sont menacés par cette Subversion internationaliste qui dresse sans cesse les humains les uns contre les autres, et finit par broyer périodiquement ses propres rouages dans des guerres mondiales qui ne devraient jamais avoir lieu.

C’est à chacun de faire sa part de travail intérieur pour prendre conscience des enjeux réels, et pour servir une vision plus juste et digne de l’avenir de l’humanité…

Morad EL HATTAB, essayiste et géopolitologue.
Conseiller expert en investissements stratégiques et en intelligence économique.
Diplômé de l’Académie des Arts, des Sciences et des Lettres.

Dernier ouvrage paru : « Saïf al-Islam Kadhafi – Un rêve d’avenir pour la Libye », (éd. Erick Bonnier, octobre 2019) :

Notes:

[1] « Condoleezza Rice à la tête de la diplomatie américaine » (Les Échos, 17(11-2004) ; « France – États-Unis : histoire d’un retournement » (Le Monde, 5-4-2006).

[2] Morad El Hattab : Saïf al-Islam Kadhafi – Un rêve d’avenir pour la Libye, éd. Erick Bonnier, 2019.

[3] « Le serment de Tobrouk » de BHL, par BHL, avec BHL et …que pour BHL » (Dreuz, 7-6-2012)

[4] « Trump, Poutine, Xi Jinping, Boris Johnson et Mohammed ben Salmane : Un autre Ordre Mondial imprévu émerge. » (Saker/CVR, 22 mai 2020),

Maxime Chaix, La guerre de l’ombre en Syrie – Cia, pétrodollard et Djihad, éd. Erick Bonnier, 2019.

[5] « 11 novembre : l’autre provocation contre Trump dont les médias ne parlent pas » (Salon beige, 14/11/2018)

[6] Pierre de Villemarest, Les Sources financières du nazisme, éd. CEI, 1984, p.53 et s.

[7] « Soyons vraiment musulmans : rendons la basilique Sainte-Sophie à nos frères chrétiens » (CVR, 17/7/2020)

[8] « Selon Mohamed Ben Salmane, c’est l’Occident qui a réclamé l’exportation du wahhabisme » (Valeurs Actuelles, 30-3-2018).

[9] « G20 : « Vous ne m’écoutez jamais »… L’étrange dialogue entre Macron et Ben Salmane » (AFP/20 Minutes, 30/11/18)

[10] Jean Montaldo, Mitterrand et les 40 voleurs…, Albin Michel, 1994

[11] « L’Arménie chrétienne, si proche de la République islamique d’Iran » (Jean-Dominique Merchet, L’Opinion, 4/10/2020).

[12] Caroll Quigley, Tragedy & Hope, 1966, p.1311.

[13] Outre William Cobbett en Angleterre, citons Ezra Pound aux États-Unis, Jakob Sprenger (dit Theseus) en Allemagne, et Gaston Fernandez en France.

[14] Morad El Hattab : Saïf al-Islam Kadhafi – Un rêve d’avenir pour la Libye, éd. Erick Bonnier, 2019.

[15] William Engdahl, Full Spectrum Dominance: Totalitarian Democracy in the New World Order, Third Millennium Press, Boxboro, MA, 2009. « Changements de régime clés en main » (Monde Diplomatique, Décembre 2019, p.1 & 18-19).

[16] Référence au « Ezra Pound français » : Gaston Fernandez, initiés de la finance qui dénonça le pillage de la France par la Haute finance internationaliste, et qui fut interné en asile afin d’éviter un procès public qui lui aurait


- Source : RI

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