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Lundi, 19 Oct. 2020

Censure – Les Pr Toussaint, Toubiana et 200 autres scientifiques, universitaires et professionnels de santé censurés par le JDD

Auteur : Covidinfos | Editeur : Walt | Lundi, 28 Sept. 2020 - 09h05

Voici la tribune incriminée et censurée par le JDD (Journal du Dimanche).

À l’origine de ce texte on trouve notamment le sociologue Laurent Mucchielli, les professeurs Jean-François Toussaint et Laurent Toubiana.

Il est urgent de changer de stratégie sanitaire face à la Covid-19

Avis au lecteur : Cette tribune devait initialement paraître dans le Journal du Dimanche (JDD) ce 27 septembre 2020. Acceptée le samedi matin par le journaliste en charge de la rubrique « Tribune/Opinions », elle devait paraître intégralement sur le site Internet du journal et faire l’objet d’un article dans la version papier du lendemain. Le journaliste nous disait s’en féliciter car cela allait permettre un débat contradictoire avec d’autres opinions très alarmistes exprimées ce jour dans ce journal. À 16h, ce journaliste nous a pourtant prévenu que sa rédaction en chef interdisait la publication. Certitude de détenir soi-même la vérité ? Couardise ? Volonté de ne pas déplaire au gouvernement ? Nous ignorons les raisons de cette censure que personne n’a jugé utile (ou tout simplement courtois) de nous expliquer.

Dans cette tribune, plus de 250 scientifiques, universitaires et professionnels de santé critiquent la dérive de la politique sanitaire du gouvernement français. Ils estiment qu’elle conduit à des interprétations erronées des données statistiques et à des mesures disproportionnées. Et demandent que l’on évalue nos connaissances réelles pour définir démocratiquement une stratégie sanitaire.

Tandis que le gouvernement prépare une nouvelle loi (la quatrième en 6 mois !) prolongeant le « régime d’exception » qui a remplacé « l’état d’urgence » sanitaire, le ministère de la Santé a encore annoncé mercredi 23 septembre des mesures restrictives des libertés individuelles et collectives qu’il prétend fondées scientifiquement sur l’analyse de l’épidémie de coronavirus. Cette prétention est contestable. Nous pensons au contraire que la peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu’ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives.

Que savons-nous de cette épidémie et de son évolution ?

Le SARS-CoV-2 menace essentiellement les personnes dont le système immunitaire est fragilisé par le grand âge, la sédentarité, l’obésité, des comorbidités cardio-respiratoires et des maladies sous-jacentes de ces systèmes. Il en découle que la priorité sanitaire est de protéger ces personnes fragiles : le respect des gestes barrières et le lavage des mains en sont deux des clés.

Le SARS-CoV-2 circule dans le monde depuis environ un an. Il continuera à circuler, comme l’ensemble des autres virus qui vivent en nous et autour de nous, et auxquels nos organismes se sont progressivement adaptés. L’espoir de faire disparaître ce virus en réduisant à néant la vie sociale est une illusion. D’autres pays, en Asie comme en Europe, n’ont pas eu recours à ces pratiques médiévales et ne s’en sortent pas plus mal que nous.

Quant à l’évolution, l’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique. C’est une théorie catastrophiste issue de modélisations fondées sur des hypothèses non vérifiées, annoncée dès le mois de mars et ressortie des cartons à chaque étape de l’épidémie : en avril lors du soi-disant « relâchement » des Français, en mai avant le déconfinement, en juin pour la Fête de la musique, en été pour les « clusters » de Mayenne ou les matchs de foot, et à nouveau cet automne face à une augmentation des cas certes significative, mais lente et grevée d’incertitudes diagnostiques. Au final, cette prétendue « deuxième vague » est une aberration épidémiologique et l’on ne voit rien venir qui puisse être sérieusement comparé à ce que nous avons vécu au printemps dernier.

On ne compte plus les mêmes choses

Nous voyons enfin que, pour des raisons difficiles à cerner (panique, pression politique ou médiatique… ?), les autorités sanitaires françaises ne parviennent pas à stabiliser une communication honnête sur les chiffres de l’épidémie. Elles ont surtout abandonné l’indicateur fondamental, la mortalité, pour ne retenir que celui de la positivité de tests pourtant incapables de distinguer les sujets malades des personnes guéries. Cette politique du chiffre appliquée aux tests conduit à une nouvelle aberration consistant à s’étonner du fait qu’on trouve davantage aujourd’hui ce qu’on ne cherchait pas hier. Elle conduit par ailleurs à des classements des départements ou des régions en zones plus ou moins « dangereuses » à qui l’on donne de jolies couleurs qui cachent la fragilité et l’arbitraire du comptage : untel se retrouvera en « zone rouge » alors qu’il y a moins de dix patients en réanimation, un autre verra tous ses restaurants fermés sans que l’on ait la preuve que ce sont des lieux de contamination majeurs. Tout cela n’est guère cohérent.

Les autorités sanitaires ne s’interrogent pas non plus sur la surmortalité à venir des autres grandes causes de décès (cancers, maladies cardio-vasculaires) dont la prise en charge est délaissée, ni sur le fait qu’une partie des sujets classifiés parmi les personnes « décédées de la Covid » sont en réalité mortes en raison d’une autre pathologie mais classifiées Covid parce qu’elles étaient également porteuses du virus. Or des études récentes montrent que ce groupe pourrait constituer jusqu’à 30% des décès au Royaume Uni ces dernières semaines. Cette façon de compter de plus en plus comme « morts du Covid » des personnes en réalité atteintes avant tout d’autres maladies est probablement l’explication principale du fait que, comme cela est écrit en toutes lettres sur le site de l’INSEE : « depuis le 1?? mai, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019 ».

Il découle de tout ceci qu’il n’y a pas de sens à paralyser tout ou partie de la vie de la société en suivant des raisonnements qui sont parfois erronés dans leurs prémisses mêmes. Il est urgent d’arrêter l’escalade, d’accepter de remettre à plat nos connaissances scientifiques et médicales, pour redéfinir démocratiquement une stratégie sanitaire actuellement en pleine dérive autoritariste.

Source de l’article et liste des signataires :

***

Covid-19 – Lettre ouverte de médecins belges

En réaction à la crise du covid-19, 394 médecins belges et 1 340 professionnels belges de la santé ont signé une lettre ouverte destinée aux autorités et médias belges, le 20 septembre 2020 :

En voici quelques extraits :

« Nous, médecins et professionnels de la santé belges, souhaitons exprimer notre vive inquiétude quant à l’évolution de la situation au cours des derniers mois autour de l’apparition du virus SRAS-CoV-2. Nous demandons aux responsables politiques d’être informés de manière indépendante et critique dans le cadre du processus décisionnel et de la mise en œuvre obligatoire des mesures de lutte contre le coronavirus. Nous demandons un débat ouvert, où tous les experts sont représentés sans aucune forme de censure ».

« La gestion de la crise actuelle est devenue totalement disproportionnée et cause plus de dégâts qu’elle ne fait de bien ».

« Nous demandons la fin de toutes les mesures et le rétablissement immédiat de notre gouvernance démocratique et de nos structures juridiques normales, ainsi que de toutes nos libertés civiles ».

« L’évolution du covid-19 a suivi le cours d’une vague d’infection normale, semblable à une saison de grippe. Comme chaque année, nous voyons un mélange de virus de la grippe suivre la courbe : d’abord les rhinovirus, puis les virus de la grippe A et B, suivis des coronavirus. Il n’y a rien de différent de ce que nous voyons normalement ».

« Étant donné qu’un test PCR positif n’indique pas automatiquement une infection ou une infectiosité active, cela ne justifie pas les mesures sociales prises, qui se fondent uniquement sur ces tests ».

« Seules les personnes dont le système immunitaire est faible ou défaillant devraient être protégées par une hygiène poussée ou une distanciation sociale ».

« La prévention est un pilier important, insuffisamment mis en évidence : une alimentation saine et complète, de l’exercice en plein air, sans masque, une réduction du stress et des contacts émotionnels et sociaux nourrissants ».

« La mortalité s’est avérée plusieurs fois plus faible que prévu et proche de celle d’une grippe saisonnière normale (0,2%) ».

« Le nombre de décès par corona enregistrés semble donc encore surestimé ».

« Les groupes les plus vulnérables peuvent être clairement identifiés. La grande majorité des patients décédés étaient âgés de 80 ans ou plus. La majorité (70 %) des personnes décédées, âgées de moins de 70 ans, souffraient d’un trouble sous-jacent, comme une souffrance cardiovasculaire, le diabète sucré, une maladie pulmonaire chronique ou l’obésité. La grande majorité des personnes infectées (>98%) n’ont pas ou peu été malades ou se sont rétablies spontanément ».

« Si 95 % des personnes ne présentent pratiquement aucun symptôme avec Covid-19, le risque d’exposition à un vaccin non testé est irresponsable ».

« Au cours des derniers mois, les journalistes, les responsables de la radio et de la télévision ont semblé se tenir presque sans critique derrière le groupe d’experts et le gouvernement, là où c’est précisément la presse qui devrait être critique et empêcher une communication gouvernementale unilatérale. Cela a conduit à une communication publique dans nos médias d’information, qui s’apparentait plus à de la propagande qu’à un reportage objectif ».

Candice Vacle


- Source : Covidinfos

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