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Lundi, 27 Janv. 2020

Pour l’amour des juifs

Auteur : Israël Adam Shamir | Editeur : Walt | Mercredi, 11 Déc. 2019 - 15h22

L’Angleterre et la France, deux antagonistes, deux socles de la civilisation européenne, se trouvent simultanément en proie à un paroxysme de judéophilie. Le résultat des élections parlementaires décisives qui s’annoncent en Grande Bretagne est suspendu à cette question, avec travaillistes et conservateurs en compétition pour exprimer à qui mieux mieux leur amour pour les juifs, tandis que les juifs n’arrivent pas à décider lesquels leur répugnent le moins. La France, après une année de révolte des classes moyennes représentées par les Gilets jaunes, connaît maintenant un soulèvement des classes travailleuses toutes fraîches avec un million de grévistes s’emparant de la rue, mais son Parlement estime qu’il est urgent, par-dessus tout, de peser et de légiférer sur la façon dont les Français devraient aimer les juifs et haïr ceux qui les haïssent. Quel peut être le sens de cette comédie ?

Ils ne chipotent pas pour l’amour de la cuisine juive. Même si elle est mangeable, cela ne va guère plus loin. A preuve, en Israël, où la nourriture arabe est la règle, où la japonaise a droit de cité, l’italienne est adorée, et la cuisine juive brille par son absence. Il ne s’agit pas non plus des nez juifs, quoique ce soit un trait significatif de l’anatomie faciale, car ils ne sont pas plus élaborés ou proéminents, disons, que ceux des Siciliens. C’est au niveau des idées, que tout se passe.

La judéophilie, ou amour des juifs, est un symptôme inquiétant d’une maladie dangereuse, des distances prises par les élites à l’égard de leur classe ouvrière ; c’est la maladie actuellement en pleine éclosion en France et en Angleterre. La judéophilie frappe des sociétés divisées, et pourrait amener à leur effondrement bien plus vite que l’antisémitisme, son double symétrique. Cela s’est déjà produit par le passé, le cas le plus célèbre étant celui de la Pologne, où la noblesse adorait les juifs et méprisait les gens ordinaires, les bydlo (les beaufs, jusqu’au moment où leur État s’est effondré. Dans une société chrétienne, ou post-chrétienne, les juifs sont un symbole, un signifiant éclairant une certaine attitude et une conduite qui sont profondément non-chrétiennes.

Les juifs sont une petite minorité qui défie la société dans toute son ampleur, et qui s’oppose à elle. Les juifs se soucient d’eux-mêmes et ignorent la majorité et ses besoins ; ils n’ont pas de scrupules au-delà de ce qui est prescrit par la loi pénale; ils n’éprouvent pas de sentiment de communauté avec la majorité. C’est ainsi qu’ils sont perçus tant par ceux qui les aiment que par ceux qui les détestent. Les juifs ne partagent pas de communion avec la majorité, et ne s’en remettent pas à la même divinité. Les juifs prospèrent lorsque la majorité régresse. Ils sont rapides pour repérer une fracture et pour l’utiliser à leur profit.

Nous n’allons pas entamer un débat pour savoir si les juifs réels correspondent à telle ou telle description, et jusqu’à quel point. Il y a eu des juifs qui ont agi en opposition avec le paradigme, et ils n’ont pas été considérés comme « bons pour les juifs ». Bruno Kreisky, le chancelier autrichien, Lazare Kaganovitch, le dirigeant soviétique, Léon Trotski ou Torquemada n’étaient pas « bons pour les juifs ». Et il y a des quantités de gentils[1] qui ont été considérés « bons pour les juifs », tels Hillary Clinton ou Tony Blair. En général, ils ont été néfastes pour tous les autres. Donc, tandis que pouvons diverger dans notre jugement sur les « vrais juifs », il n’e fait pas de doute que les philosémites sont mauvais pour votre santé.

Le paradigme économique et politique dominant, le néo-libéralisme, professe que l’attitude juive est la bonne, et que nous devrions tous rivaliser avec les juifs sur ce terrain. Mais c’est un objectif impossible à atteindre ; une majorité ne peut pas imiter une minorité. Une société dont les membres se comportent comme les juifs face aux gentils, c’est une cabale cannibale ; mais c’est bel et bien ce qui se passe dans notre monde. Les juifs prospèrent parce qu’ils sont peu nombreux ; si tous imitent les juifs, le résultat c’est la misère, et non pas la prospérité. Une société hyper-judaïsée ne peut pas exister ; Israël, c’est un endroit où les Chinois, les Thaïs, les Ukrainiens et les Palestiniens travaillent, où les Russes et les Druzes montent la garde autour d’eux, tandis que les juifs font des trucs habituels de juifs.

En Angleterre

Au sujet de Boris Johnson, les juifs sont partagés. Ils ne veulent pas que le Brexit se concrétise, mais si Corbyn arrivait au pouvoir, cela les effraierait encore bien plus. Corbyn est un ennemi avoué de… non, pas des juifs, mais du néo-libéralisme. Combinez cela avec son rejet de la politique israélienne, et vous atteindrez le sommet des attitudes anti-juives. Oui, Corbyn est un anti-juif, si vous voulez, et même un antisémite, autrement dit quelqu’un que les juifs détestent, parce qu’il est contre les deux modes opératoires des juifs, le mode capitaliste et le mode sioniste. Il est parfaitement en phase avec les gens d’origine juive, il n’a pas de préjugé, il n’est pas raciste, mais cela ne compte pas. Sa victoire ne serait pas « bonne pour les juifs » ni pour les juifs qui saignent la Palestine, ni pour les juifs qui prospèrent aux dépens du travailleur britannique. Peut-être que Corbyn serait parfait pour les ouvriers juifs, mais ceux-ci ne sont pas représentés à la Chambre des députés, et le rabbin en chef ne s’intéresse pas à eux.

Sur la scène internationale, Corbyn n’est pas un ami de l’OTAN. S’il le pouvait, il retirerait le Royaume Uni de cette alliance militaire obsolète. De même pour le président Trump, qui est à la recherche d’une bonne raison pour extirper les US de l’OTAN. Les juifs n’apprécient pas cette attitude. Pour eux, les US et le Royaume Uni devraient rester dans l’OTAN, parce que l’OTAN est un solide défenseur et soutien de l’Etat juif.

Les Britanniques ont un choix difficile à affronter, pour les prochaines élections. Johnson n’est pas trop mauvais, et sa position contre l’Union européenne devrait être applaudie. Corbyn serait tenté par des compromis sur chaque question, y compris sur le Brexit, l’immigration et l’OTAN, mais sa posture de départ est la bonne. Pour un travailleur, il constitue le bon choix. Et l’attitude juive à son encontre est un solide indicateur : des deux rivaux, Corbyn serait le meilleur pour ceux qui ne cherchent pas à imiter les juifs.

En France

En France, les juifs sont très proches du pouvoir, et c’est habituellement un signe que les choses ne vont pas bien pour les autochtones des classes moyennes et les travailleurs. En fait, les choses vont de mal en pis. Tandis qu’un million de travailleurs français manifestaient contre le gouvernement de Macron, les parlementaires français débattaient de l’antisémitisme. Sans surprise, ils ont accepté la définition produite par une organisation juive. D’avoir résisté contre cette définition avait valu bien des ennuis à Corbyn : Macron en a retenu la leçon.

Personnellement, je suis pour toutes ces définitions à la fois, car leur perspective est trop étroite, à tout le moins. Je préfèrerais une définition large qui décrirait comme antisémite toute personne qui fréquente une mosquée ou une église, qui ne contribue pas aux implantations juives, qui ne croit pas à l’élection divine de la nation juive par-dessus toute loi des mortels. Peut-être que les gentils seraient délivrés de leur peur d’être traités d’antisémites. Cette peur tue leur âme plus sûrement que l’accusation en soi. Ceci étant, Shakespeare, Saint Jean de la Croix le Divin, Dostoïevski et Chesterton sont catalogués antisémites, et cela ne diminue en rien leur célébrité et leur gloire.

On ne saurait échapper à cette étiquette ; s’ils le souhaitent, ils vont la coller à votre nom aussi. De la même façon, un homme ne peut pas éviter de se faire traiter de mâle blanc chauviniste et de se voir accusé de harcèlement par une féministe radicale quelconque. Anna Ardin, la féministe suédoise qui a accusé Julian Assange de viol et qui a détruit sa vie aussi sûrement que si elle l’avait saigné au couteau, a également accusé un étudiant de harcèlement parce qu’il évitait de la regarder !!!! De telles accusations devraient nous faire hausser les épaules.

La France ne va pas bien parce que ses élites s’investissent dans le dépeçage et la vente des richesses industrielles, politiques et culturelles de leur pays. Au cours des dernières années, la France a perdu Alstom, Péchiney, Technip, Alcatel. Ces atouts éminents, elle les a fourgués à des firmes américaines. Les hommes d’affaires français et les autorités qui étaient censées protéger l’héritage, ont trahi la confiance des Français et trompé leur pays ; c’est pour cela que la France ne va pas bien.

Tous ces félons ne sont pas juifs, et de loin. Mais les juifs sont des partenaires inestimables dans de tels schémas qui fuient la publicité, et voici pourquoi : « Le mémorial de la Shoah est un temple séculier pour la totalité de l’élite française post-chrétienne. Les fondations pour l’Holocauste, les projets pour la communauté juive, les sociétés de bienfaisance juive et les philanthropies juives permettent à la communauté juive de décourager ceux qui mettraient leur nez dans les affaires où ils sont impliqués. Ils peuvent faciliter les arrangements à l’abri des regards ». C’est ce que m’a dit une personne juive qui mérite d’être connue, fort versée dans les agissements à l’intérieur de la communauté juive et dans les tractations à un très haut niveau. Je l’appellerai JT (je vous ferai partager d’autres aperçus sur ses connaissances dans mon prochain essai). « La judéité est une fois de plus devenue un moyen pour échapper aux jugements scrutateurs et éviter d’avoir à rendre des comptes. Seuls les antisémites osent voir un lien entre la vente d’Alstom, la carrière de Macron, les Rothschild, et la communauté juive. » Hum… Il y a eu deux moments où le soutien communautaire juif a été décisif pour la carrière de Macron ; d’abord, lors du second tour des élections en France, lorsque les plus grandes organisations juives se sont mises à cajoler, à l’unanimité, le personnage, et à prôner le vote Macron ; ensuite, pour étouffer le soulèvement des Gilets Jaunes. Il n’y a que les antisémites pour oser imaginer que les Rothschild aient quelque chose à voir, dans les deux cas.

JT est très critique avec la France et le peuple français : les gentils Français blancs éprouvent de la honte pour leur passé et leur identité, et se réfugient dans l’hédonisme, l’outrance, les drogues, les antidépresseurs, le libertinage, la pornographie et l’homosexualité. Leur syndrome de Stockholm est conforté par des cohortes de gens nés hors d’Europe, dont le nombre dépasse maintenant celui de la population native. Sans volonté pour se battre pour leur terre et leur héritage, ignorants de leur passé et chaque fois plus illettrés, ils ont un amour pour la France qui est à la fois frivole, superflu, et incohérent dans le meilleur des cas.

« Tandis que la France ressemble de plus en plus à un marigot nord-africain, ceux qui ont facilité le plus cette rupture démographique sont devenus ses perdants en chef, et un processus de désassimilation des juifs a commencé. Les juifs de France ne peuvent pas s’identifier avec une société à bout de souffle, et avec une population autochtone sans colonne vertébrale. Dans ces circonstances, les juifs français choisissent leur propre survie et l’opportunisme, au lieu de s’engager dans la défense nationale. Israël, Miami, New York sont devenues leurs résidences secondaires. Les patriciens juifs de la France (partageant tous une double loyauté depuis les années cinquante) n’y peuvent rien changer. Leurs liens avec un Israël chaque fois plus brutal et avec la puissante communauté juive américaine fait d’eux les premiers sur les rangs pour brader les richesses industrielles, politiques et culturelles de la France. La France se laisse glisser vers le statut de nation en faillite, où chacun s’empresse de quitter le navire ».

Les juifs français aident les US à dépouiller la France, dit JT. Les firmes américaines soutenues par le tout-puissant Département de la Justice constituent la principale raison pour laquelle la France ne prospère pas. Quand la France a tenté de taxer les grandes firmes basées sur l’internet américain (Amazon, Google, Facebook), Trump a menacé de porter brusquement à 100% les droits de douane pour le vin français. La solution, pour la France, c’est de fausser compagnie au prédateur yankee, de cesser de payer des millions d’amendes pour avoir violé des « sanctions » unilatérales injustifiables, de quitter l’OTAN et de se moquer des exigences de Trump qui veut qu’elle paye plus pour une protection américaine sans nécessité. Mais la France, avec d’autres nations européennes, hésite, au lieu de sauter sur l’occasion offerte par la stupidité et l’arrogance de Trump, alors même que l’homme à la touffe orangée a fait tout ce qu’il pouvait pour libérer les Européens. Il a ouvert les grilles, il les a insultés et les a poussés dehors, mais ils refusent de quitter leurs étables.

Le professeur Michael Brenner de l’université de Pittsburgh, expert en relations internationales, a fait remarquer :

« La classe politique européenne est psychologiquement incapable de rompre sa relation de subordination avec l’Amérique. Ce schéma perdure malgré la présence d’un personnage mentalement handicapé à la Maison blanche. D’où le pronostic confirmé : « où tu iras j’irai » ; les dirigeants américains ont exploité cette déférence compulsive sans ménagement. Elle permet à Washington de s’assurer la vassalité européenne sans le moindre frais, virtuellement. Qui plus est, les Américains peuvent extraire de la docilité à partir de domaines qui ne touchent pas à la sécurité : en matière commerciale, financière, en technologie de l’information (la guerre contre Huawei), en politique, en diplomatie, ils peuvent tabler sur les mêmes loyautés flottantes ».

L’Europe reste obéissante, face au chant des sirènes de l’Oncle Sam qui lui enjoignent de le suivre sur le rebord de la falaise, encore et encore – en Afghanistan, au Yémen, en Irak (excepté dans le cas de la France), en Arabie saoudite, de choyer Bolsonaro (orateur invité à Davos) et même au Venezuela et en Bolivie. Le test ultime est pour bientôt, quand Washington décidera de lancer une attaque contre la Chine dans laquelle l’Occident ne pourra pas avoir le dessus ; est-ce qu’alors l’Europe va encore se retrouver main dans la main avec les US, dans un saut de la mort fatal ?

Il est clair que l’amour des juifs fait partie intégrante de cette vassalité, de pair avec l’absurdité LGBT et d’autres articles d’importation US assez spéciaux. L’amour des juifs et l’amour de l’Amérique, peut-on les dissocier ? Le jour où la France et l’Angleterre reprendront leur indépendance, leurs juifs retrouveront leur place normale dans leurs sociétés respectives. Ce ne sera pas une place au sommet, mais une place d’égaux respectueux, dans une société saine, plutôt que le rôle de symbole et de facilitateur d’influence étrangère sur les ruines de l’Europe, comme c’est le cas pour le moment.

Notes :

[1] L’orthographe française hésite : faut-il écrire les Gentils (les nations non juives, dans une optique juive faisant des Juifs une nation affrontant en bloc toutes les autres ? Ou bien les gentils, sur le même plan égalitaire que les juifs, les bouddhistes, les animistes, les chrétiens, les musulmans, les athées, tous ceux chez qui l’on perçoit une particularité spirituelle, mais non une ambition hiérarchique ? La tendance, en français, contrairement à l’anglais, est à l’élégance, d’où, ici, les minuscules pour tous.(ndt)

Traduction  Maria Poumier

Lire aussi: Le grand rabbin britannique contribue à attiser l’antisémitisme ( counterpunch – Traduction: Chronique de Palestine)


- Source : The Unz Review

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