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Vendredi, 13 Déc. 2019

Venezuela: Comment le gang de Juan Guaidó a empoché l’argent de l’aide humanitaire

Auteur : Dan Cohen | Editeur : Walt | Mercredi, 26 Juin 2019 - 10h47

Une nouvelle enquête a révélé que des membres du cercle restreint du chef du coup d’État vénézuélien Juan Guaidó, ont détourné des dizaines de milliers de dollars destinés à l’aide humanitaire et les ont dépensés dans des produits de luxe et des hôtels somptueux pour eux-mêmes. Guaidó était au courant de la fraude depuis des semaines et s’entêtait à défendre ses séides, jusqu’à ce qu’une fuite des renseignements colombiens le force à reconnaître le scandale.

Le scandale a éclaté en février dernier, lorsque des personnalités de l’opposition vénézuélienne et leurs partisans se sont rendus dans la ville frontalière de Cúcuta, en Colombie, pour ce qui était annoncé comme un concert humanitaire visant à recueillir des millions de dollars pour une aide aux Vénézuéliens victimes des effets de la crise économique.

L’opération devait culminer avec un concert ‘Live Aid’ organisé par le milliardaire Richard Branson, fondateur du groupe Virgin, alors que des camions d’aide humanitaire américaine auraient foncé à travers la frontière vénézuélienne. Au lieu de cela, alors que Branson réunissait ses artistes sur scène pour une mauvaise interprétation de « Imagine » de John Lennon, des hooligans de l’opposition ont mis le feu aux camions d’aide avec des cocktails molotov, parce qu’ils ne parvenaient pas à atteindre la frontière.

Très récemment, un reportage du rédacteur en chef du PanAm Post, une publication résolument anti-Maduro, Orlando Avendaño, a révélé un plan de fraude et de détournement de fonds derrière l’imbroglio de l’aide humanitaire. Selon Avendaño, les lieutenants de Guaidó ont détourné d’énormes sommes d’argent promises aux soldats vénézuéliens qui avaient déserté et passé en Colombie sur l’insistance de Guaidó.

L’argent utilisé pour inciter des soldats désespérés et les mercenaires potentiels à déserter était devenu une caisse noire pour le chef du coup d’État soutenu par les États-Unis et sa bande, qui l’ont dépensé sans compter en hôtels de luxe, dîners coûteux, boîtes de nuit et vêtements de designers. Alors que la bande de Guaidó s’offrait la grande vie, il a couvert leur fraude, gardant bouche close jusqu’à ce qu’elle soit révélée par une fuite des services de renseignement colombiens.

Lors d’une conférence de presse le 17 juin, Guaidó a tenté de minimiser sa responsabilité et de rediriger la colère du public vers Maduro. « Le gouvernement ne gère pas bien les ressources [publiques] parce que nous sommes dans un processus de transition », a-t-il dit. « La dictature a entamé un processus de désinformation. »

Mais les soldats vénézuéliens déserteurs ont alors annoncé leur intention de tenir une conférence de presse pour apporter encore plus de preuves de fraude.

 Un faux spectacle pour du véritable interventionnisme

Il était évident, dès l’annonce par Branson du concert d’aide du 23 février, que l’événement n’avait pas grand-chose à voir avec un quelconque soulagement à apporter aux Vénézuéliens affamés. Il s’agissait d’un coup de propagande transparent conçu pour déstabiliser le gouvernement Maduro et atteindre un vieil objectif de la politique étrangère américaine.

Comme me l’a dit à Cúcuta le père Sergei San Miguel, un prêtre colombien affilié au gouvernement et chargé de chapeauter les soldats vénézuéliens déserteurs, la réussite de l’entrée de la maigre quantité de fournitures prévue par « l’aide » au Venezuela était destinée à démontrer la perte de souveraineté de Maduro devant la scène mondiale et à fomenter un soulèvement dans le pays d’ampleur suffisante pour finalement le renverser.

Branson s’était engagé à consacrer 100 millions de dollars à l’aide humanitaire. Mais les organisateurs avaient omis de préciser comment et à qui les fonds seraient distribués. Le 28 février, les organisateurs du Venezuela Aid Live ont annoncé qu’ils n’avaient recueilli que 2,5 millions de dollars – une infime fraction de la somme qu’ils avaient promise et probablement moins que le coût de l’organisation d’une production de ce type avec seulement une semaine d’avance.

Branson chantant « Imagine » avec des participants à son Live Aid en Colombie

Le week-end du concert avait offert un avant-goût des révélations de corruption de ce mois-ci, avec plusieurs incidents embarrassants impliquant des comparses de Guaidó. Tôt le matin du 23 février, Freddy Superlano et son cousin et assistant Carlos José Salinas, membres du parti Volonté populaire, avaient été retrouvés inconscients dans un motel à Cúcuta. Selon le rapport de police, les deux avaient été drogués à la scopolamine et volés par des femmes, probablement des prostituées qu’ils avaient rencontrées dans le quartier chaud de la ville. Après que les femmes soient parties en trombe de la chambre du motel, tôt le matin, le personnel a trouvé les deux hommes inconscients et appelé la police. Salinas est décédé peu après son hospitalisation.

Quelques jours plus tard, une autre figure de l’opposition vénézuélienne, Lorent Saleh, avait été arrêté à Cúcuta après avoir, semble-t-il, tenté d’agresser sexuellement deux femmes. Il avait été libéré sur médiation de personnalités proches de Guaidó auprès des autorités colombiennes. Saleh – bénéficiaire de fonds du gouvernement américain au prétexte de « promotion de la démocratie » – avait déjà été expulsé par la Colombie vers le Venezuela après avoir organisé des attentats terroristes et des assassinats dans ce dernier pays.




Un des nombreux reçus d’hôtel obtenus par Avendaño montrant comment les représentants de Guaido ont dépensé l’argent de l’aide.

Mais les révélations de fraude représentent un nouveau degré de honte pour les partisans de l’opération de coup d’État de Guaidó et menacent de saper le soutien dont il jouit encore, que ce soit au Venezuela ou de ses mécènes étrangers. Le stratagème frauduleux a été révélé par des fuites de reçus et de documents obtenus par les services de renseignements colombiens, dans le cadre d’une enquête en cours. Les reçus publiés par Avendaño montrent que les représentants de Guaidó ont dépensé plus de 125 000 dollars en produits de luxe et dépenses personnelles, dont près de 40 000 dollars en avril. Avendaño n’a pas encore publié tous les documents qu’il a en sa possession, de sorte que le total qui a été volé reste inconnu.

Les soldats déserteurs, escroqués

Rossana Barrera et Kevin Rojas, membres du parti Volonté populaire, sont les principaux sujets de l’enquête sur la corruption. Barrera a remplacé Roberto Marrero en tant que chef d’état-major de Juan Guaidó, après l’arrestation de Marrero par le gouvernement vénézuélien pour complot en vue de commettre des attaques terroristes. Rojas, pour sa part, est le coordinateur régional du parti Volonté Populaire dans l’État frontalier de Tachira, et avait été dénoncé pour son rôle dans des complots violents de déstabilisation par l’ancien gouverneur de l’État, Jose Vielma Mora.

José Manuel Olivares et Gaby Arellano avaient été chargés de superviser les opérations d’aide et, selon Avendaño, Olivares se préparait à un effondrement de la structure de commandement et de contrôle militaire à la frontière, qui permettrait à l’opposition de faire passer les camions d’aide humanitaire.

Mais Olivares et Arellano ont été remplacés sans explication sur ordre direct de Guaidó. J’ai contacté Olivares par l’intermédiaire de Whatsapp pour obtenir des commentaires, mais il a refusé de répondre. Toutefois, les deux hommes ont publié une déclaration exprimant leur confiance dans l’enquête tout en blâmant leurs homologues déshonorés, Barrera et Rojas.

« Nous n’avons aucune responsabilité à l’égard des soldats qui se trouvent en territoire colombien et qui ont commencé à entrer le 23 février par les ponts où nous nous trouvions », ont-ils écrit. « Il faut souligner que les responsables de ce processus d’entrée de soldats vénézuéliens en territoire colombien sont l’ambassadeur, Humberto Calderón Berti, et les personnes désignées par le président [Guaidó] à Cúcuta : Kevin Rojas et Rossana Barrera ».

Alors que la tentative de faire traverser les frontières vénézuéliennes aux camions d’aide a été un échec retentissant, le passage de des dizaines de soldats vénézuéliens à la cause de Guaidó a été présenté comme un franc succès. Bientôt, Guaidó et ses coéquipiers avaient-ils promis, des milliers d’autres soldats rompraient les rangs et le gouvernement de Maduro serait dissous. On avait promis aux soldats l’amnistie et des séjours dans des hôtels, la scolarisation de leurs enfants, des soins médicaux et un emploi. Le président chilien Sebastián Piñera leur avait même offert des visas d’un an renouvelables, avec possibilité de résidence permanente.

Un déserteur vénézuélien marche avec des soldats colombiens au pont Las Tienditas. Photo Dan Cohen

Le 25 février, j’avais parlé à trois soldats déserteurs à Bogotá, qui m’avaient dit être optimistes quant à l’expulsion prochaine de Maduro et à l’amélioration de leur situation. « Ce pays nous a tendu la main et nous aide », m’avait dit le sergent-major José Luis Suarez. « En tant que soldat vénézuélien, je suis très reconnaissant envers la Colombie ».

Deux déserteurs : le sergent-major José Luis Suarez et le sergent Carlos Alberto Mosqueda Jimenez à Bogotá, Colombie. Photo Dan Cohen

Dans un premier temps, les soldats retourneurs de veste avaient été placés dans neuf hôtels de Cúcuta à 30 000 dollars par nuit, payés par le Ministère colombien des affaires étrangères, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et la Coalition ad hoc d’aide humanitaire de Juan Guaidó.

Cependant, un jour seulement après leur arrivée, des représentants de la Coalition pour l’aide humanitaire de Guaidó à Cúcuta ont dit aux soldats de cesser de passer la frontière, parce qu’ils se trouvaient dans « une situation compliquée » avec un budget insuffisant.

L’optimisme s’est vite transformé en indignation, car les avantages promis aux soldats ne se sont pas matérialisés. À la mi-mars, les fonds destinés aux déserteurs étaient complètement épuisés. Le HCR a ensuite tenté d’expulser un groupe de soldats d’un refuge, leur donnant à chacun une allocation de 350 000 pesos colombiens (106 dollars), une natte et un drap pour dormir.

« Nous sommes désespérés. Nous ne voulons pas rester en Colombie, nous voulons retourner au Venezuela, mais pas dans les conditions qui prévalent actuellement. Nous ne savons pas quoi faire », se plaignait un déserteur. Les familles de ces soldats ont payé un tribut particulièrement lourd à l’opération. Plusieurs de leurs épouses étaient enceintes et se sont vues refuser l’accès à des soins médicaux. Une femme a été forcée d’accoucher dans une salle d’urgence et ne pouvait pas payer un taxi pour en repartir. Les 130 enfants des déserteurs étaient si mal nourris que, selon les diagnostics médicaux, 20% d’entre eux souffraient de malnutrition.

Incapables de trouver à s’employer, certains des transfuges ont rejoint les paramilitaires et les opérateurs de trafic de drogue le long de la frontière colombo-vénézuélienne, et ont reçu une formation aux armes à haute puissance. D’autres ont bu leur misère, sont tombés dans la violence et se sont lancés dans le business de la prostitution.

Début mai, les représentants de Guaidó avaient coupé toute communication avec les soldats. Après s’être vendue contre des promesses qui se sont avérées creuses, l’armée perdue était prête à se retourner contre le gang de Guaidó.

« La transparence avant tout ! »

Selon le reportage d’Avendaño, les deux personnes de Volonté Populaire désignées pour superviser les fonds et le paiement de l’hébergement des déserteurs – Barrera et Rojas – dépensaient 3 000 000 de pesos (915 dollars) chaque nuit en hôtels et en boîtes de nuit.

« Environ mille dollars en boissons et repas. Frais d’habillement dans des magasins très chers à Bogotá et à Cúcuta. Rapports de location de véhicules et paiements d’hôtels. L’argent coule à flot. Beaucoup d’argent », a écrit le journaliste.

Barrera a déclaré à la direction de Volonté Populaire à Caracas que les fonds avaient été distribués sur sept hôtels qui fournissaient des logements aux déserteurs et à leurs familles, mais seulement deux hôtels avaient été payés.

De plus, les représentants de Guaidó avaient faussement prétendu qu’il y avait plus de 1 450 soldats vénézuéliens en Colombie. Selon Avendaño, les services de renseignements colombiens n’en comptaient que 700. Il s’est avéré que Barrera et Rojas en avaient gonflé le nombre afin de détourner plus de fonds pour leurs achats.

À la mi-mai, Barrera et Rojas avaient tenté d’escroquer encore plus d’argent en organisant un faux dîner de charité dans un luxueux restaurant de Bogotá, prétendant faussement que l’événement était organisé pour recueillir des fonds pour les déserteurs et leurs familles. À l’aide d’un faux compte email de « l’ambassadeur » de Guaidó en Colombie, Humberto Calderón Berti, les deux militants de Volonté Populaire avaient invité des représentants des ambassades étrangères, dont celles des États-Unis et d’Israël. Le dîner a été annulé après que les représentants de Berti aient informé les ambassades qu’il ne le parrainait pas.

A cette époque, le comportement imprudent des personnes nommées par Guaidó était connu par tout le gouvernement colombien. Peu de temps après, Barrera et Rojas ont été discrètement relevés de leurs positions.

Peu après la publication de l’article d’Avendaño, Guaidó s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus protéger les escrocs qu’il avait chargés de l’opération. Après avoir ordonné à Berti de demander aux autorités colombiennes de mener une enquête, il s’est rendu sur Twitter pour déclarer : « La transparence avant tout ! »

Quelques minutes plus tard, Berti a annoncé qu’il irait au fond de l’affaire. L’ambassadeur du pseudo-gouvernement a twitté que l’enquête était dans sa phase finale, à quoi de nombreux observateurs ont répondu que Guaidó et lui étaient donc au courant de la fraude depuis des mois et l’avaient couverte. Chose choquante, Berti a confirmé avoir couvert les faits en admettant qu’il avait personnellement ordonné une enquête deux mois après avoir reçu les informations des renseignements colombiens.

Lors d’une conférence de presse le 17 juin, Guaidó a affirmé qu’il avait immédiatement demandé une enquête lorsque Berti l’avait informé de ces fraudes. Mais selon Avendaño, Guaidó « s’était retranché dans une défense obstinée des deux » lieutenants disgraciés du parti, à grand renfort de rodomontades destinées à rejeter la faute sur son « ambassade » en Colombie. Avendaño a tenté de contacter Guaidó et son attaché de presse, mais n’a reçu aucune réponse.

« Ils vont la brûler, j’imagine »

Alors que l’argent destiné aux soldats déserteurs remplissait les poches des chefs de Volonté Populaire, les centaines de tonnes de nourriture donnée par l’USAID [1] et d’autres pays et stockées à Cúcuta pourrissaient. L’homme d’affaires vénézuélien Miguel Sabal avait été nommé par Guaidó pour assurer la coordination avec l’USAID.

Sabal est le président de l’association Present Future, qui avait été fondée par Yon Goicoechea, membre de Volonté Populaire, après qu’il ait gagné 500 000 $ auprès des frères Koch [2] grâce au Prix Milton Friedman du Cato Institute. [3] En 2010, Sabal avait participé au complot de la Fiesta mexicaine avec Guaidó et d’autres, où ils avaient reçu une formation de l’entité dédiée aux changements de régime CANVAS, et avaient comploté pour assassiner Maduro.

Après l’opération de l’aide humanitaire du 23 février, Sabal a laissé la nourriture pourrir dans la chaleur tropicale. « Ce que le président [chilien] Piñera a envoyé n’est plus utile », a déclaré une source à Avendaño. « C’est là. Ils ne savent pas quoi en faire [de la nourriture pourrie] pour qu’un scandale ne se crée pas. Ils vont la brûler, j’imagine ».

Migrants vénézuéliens à Cúcuta. Photo Dan Cohen

Quand j’étais à Cúcuta en février dernier, j’ai vu le désespoir à chaque coin de rue. Des migrants vénézuéliens misérables se trouvaient aux carrefours pour mendier de l’argent et de la nourriture. Beaucoup avaient quitté le Venezuela en espérant de meilleures conditions de vie en Colombie, pour se retrouver dans une situation au moins aussi catastrophique. Une femme enceinte m’a dit qu’elle envisageait de donner son bébé pour lui donner une vie meilleure. Plutôt que de remettre l’aide aux migrants de Cúcuta, les représentants de Guaidó ont apparemment choisi de la brûler.

Pour avoir dénoncé la corruption du cercle rapproché de Guaidó, Avendaño a été victime de harcèlement de la part de personnalités de l’opposition. La pression a obligé ce journaliste anti-Maduro à prendre la défensive.

« Cela m’a coûté cher, cela m’a profondément blessé, de publier quelque chose qui, je le savais, aurait d’immenses conséquences », a-t-il écrit. « Mais je ne me serais jamais pardonné d’avoir su que certains tiraient profit de la misère des autres sans le publier ».

Pour Guaidó, les retombées commencent déjà. Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, un fanatique anti-Maduro qui a transformé l’OEA en terrain de jeu pour l’opposition vénézuélienne, a appelé à une enquête exhaustive. Il est difficile de voir comment un Guaidó déjà dégonflé par l’échec de son coup d’Etat pourra se remettre de cet énorme coup porté à ce qui lui restait de crédibilité en tant que réformateur autoproclamé. Pendant que le soutien de Guaidó dans les rues du Venezuela se détériore rapidement, l’administration Trump n’a pas encore officiellement pris acte du scandale et continue d’exprimer son ferme soutien à son homme de Caracas.

Traduction et source pour la version française : Entelekheia

Notes de la traduction :

[1] USAID : la United States Agency for International Development (USAID, Agence des États-Unis pour le développement international) est une agence nominalement indépendante du gouvernement des États-Unis, et chargée de développement économique et d’assistance humanitaire dans le monde. Elle travaille sous la supervision du président des USA, du Département d’État et du Conseil de sécurité nationale. Autrement dit, sous couvert d’aide humanitaire, c’est un outil d’ingérence du gouvernement des USA à l’international.[2] Les frères Koch, qui détiennent la deuxième plus grande compagnie privée des USA, sont libertariens, donateurs importants de think tanks et de membres du Congrès républicains, et actionnaires de médias et de compagnies de publicité multimédias. Ce sont de farouches partisans du libre-échange et des sociétés ouvertes. Les George Soros du Parti républicain, en quelque sorte…[3] Le Cato Institute, intialement Charles Koch Foundation, est un tink tank libertarien dédié à la « liberté individuelle, à la liberté du marché, au gouvernement limité et aux sociétés ouvertes ».

L'auteur, Dan Cohen, est journaliste et coproducteur du documentaire primé Killing Gaza. Il a produit des reportages vidéo et des reportages à partir d’Israël-Palestine, d’Amérique latine, de la frontière entre les États-Unis et le Mexique et de Washington DC.


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