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Mercredi, 29 Mai 2024

Est-ce là le langage d’un premier ministre de la France ?

Auteur : Louis Blase | Editeur : Walt | Dimanche, 01 Mars 2015 - 21h32

Il n’en finit pas d’accumuler les fautes de langage : «islamofascisme», «apartheid», «boucher», il ruine la dignité de sa fonction en s’engageant avec les moyens de l’Etat dans les élections locales : Manuel Valls ne connaît ni la langue française, ni les comportements républicains liés à sa fonction.

Il est de plus en plus manifeste que Manuel Valls ne possède ni la culture, ni la stature d’un homme d’État. Dernier écart de langage en date, il compare le président syrien à un «boucher». La confédération française de la boucherie demande au premier ministre d’arrêter d’employer le «mot sacré» de la profession qu’elle représente : «un boucher n’est pas un criminel». Christine Boutin fait remarquer au premier ministre qu’il y a déjà le mot «dictateur» pour qualifier le président syrien, et qu’il est «déplacé» de vouloir surenchérir en portant atteinte aux 80 000 représentants d’une profession magnifique.

Probablement influencé par BHL qui «trouve que Manuel Valls a des couilles», dixit le pseudo-écrivain sans public à la pièce avortée, Manuel Valls se noie dans la communication de boulevard et les propos de caniveau, un petit blanc aidant, notamment lorsqu’il rend visite au salon de l’agriculture. A force de vouloir marquer les esprits avec des expressions violentes, il dénature les sujets, exacerbe les conflits, oublie d’agir, laisse les problèmes s’enliser, et au final déshonore sa fonction.

Qui peut prendre au sérieux notre premier ministre quand il qualifie la démarche diplomatique de quatre parlementaires français auprès de Bachar-el-Assad de «faute morale», alors qu’il multiplie à tour de micros les slogans chocs, pourvu qu’ils ressemblent à une mauvaise réplique du clown international BHL ?

Est-ce qu’un premier ministre peut s’autoriser le mot «islamo-fascisme» sans aucune explication ? Qu’il laisse les néologismes aux mauvais écrivains de ses amis, et qu’il s’applique à honorer la fonction que les Français lui ont confié. Son égo le lui autorise t-il seulement ? Nous sommes en droit de nous le demander.

«Boucher» pour qualifier un chef d’État ! Est-ce là le langage du premier des ministres de la France ? Les Français en éprouvent de la honte. Un «Apartheid social» pour qualifier les quartiers de l’immigration ! Est-ce qu’un premier ministre peut évoquer une discrimination raciale dans un pays dont les citoyens se ruinent en aides sociales pour les populations immigrées ?

Qui peut encore soutenir un premier ministre obsédé par sa propre image, et qui paradoxalement la dégrade dans une inconscience totale avec celle de la France à force de déclarations beuglées et ineptes ? Stop ! La France mérite mieux.


- Source : Louis Blase

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