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Lundi, 15 Avr. 2024

Pourquoi Macron a annulé inopinément sa visite en Ukraine ?

Auteur : Observateur Continental | Editeur : Walt | Jeudi, 15 Févr. 2024 - 13h28

La visite du président français, Emmanuel Macron, en Ukraine devait débuter le 13 février, mais elle a été subitement annulée.
L’Élysée justifie ce report par des questions de sécurité. 
 

Contre toute attente, le président français, Emmanuel Macron, a refusé de se rendre en Ukraine. La visite était prévue les 13 et 14 février, mais, elle a été reportée. Selon Challenges, «le président français ne se rendra pas en Ukraine, les 13 et 14 février, comme prévu. L’Élysée justifie ce report, par notamment, des questions de sécurité». Le magazine hebdomadaire économique français ne donne, cependant, pas de précisions sur ces questions de sécurité qui pouvaient menacer la vie du président français durant ce déplacement en Ukraine, rajoutant que «ce faux bond suscite beaucoup d’interrogations, du côté des fonctionnaires et des patrons français, ainsi que du côté des diplomates ukrainiens».  

Pendant les deux années de conflit, des hommes politiques des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, d’Allemagne et de presque tous les pays de l’UE sont venus librement dans la capitale ukrainienne et dans d’autres villes. Et, pendant deux ans, aucun incident ne leur est arrivé. Et, ce n’est qu’avec Emmanuel Macron que quelque chose s’est mal passé, faisant capoter le projet. 

Observateur Continental a noté un lien avec des attaques récentes russes à Kharkiv contre des mercenaires occidentaux qui ont été révélés par des responsables russes, tout en observant un silence de Paris sur ces affaires, se limitant à nier les rapports des autorités russes et où, au final, les noms de certains d’entre eux ont été donnés. 

Puis, il y a eu les déclarations officielles de la France via son ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, qui a publié sur X, accusant la Russie: «La barbarie russe a visé des civils en Ukraine. Deux humanitaires français ont payé leur engagement auprès des Ukrainiens de leur vie. Trois sont blessés. Mes pensées vont vers eux et leurs proches. La France se tient à leurs côtés. La Russie devra répondre de ses crimes». 

De son côté le président français, Emmanuel Macron a fait savoir sur X: «Deux humanitaires français ont été tués en Ukraine par une frappe russe. Acte lâche et indigne. Je pense à leurs proches et camarades blessés. Ma solidarité va à tous les bénévoles qui s’engagent pour aider les populations».   

Puis, certains détails biographiques des victimes sont sortis dans la presse française. Ouest-France, par exemple, titre: «L’un des deux Français tués en Ukraine est un ancien de la Légion étrangère». L’autre victime est Adrien Baudon de Mony-Pajol, un homme d'affaires et spécialiste vinicole, a signalé Le Populaire du Centre. Pour le légionnaire français, Guennadi Guermanovitch, un parcours hors norme pour des opérations spéciales est sorti du Net par des publications de sources officielles et par d’anciens camarades. Ce n’est pas exactement un parcours humanitaire typique.  

Le 1er février, le responsable militaire local dans l'oblast de Kherson, Oleksandr Prokoudine a annoncé la mort de deux Français à la suite d'une frappe des forces armées russes: «En raison d'une frappe ennemie sur Beryslav, des volontaires étrangers ont été tués et blessés. L'armée russe a tué deux citoyens français. Trois autres étrangers ont été légèrement blessés. Parmi les blessés figure également un militant de la représentation ukrainienne de l'organisation».  

Mais, selon divers médias, la situation est bien plus intéressante. Ce ne sont pas des humanitaires. 

Ce mythe a été rapidement démystifié, prouvant que Guennadi Guermanovitch était un spécialiste hautement qualifié dans le domaine de la sécurité. Il était un ancien membre de la Légion étrangère française, mais aussi un formateur d’anciens militaires pour le compte de ASIS International, une société US spécialisée dans le recrutement de vétérans militaires en collaboration avec l’armée US. 

La société, qui recrute et forme d’anciens militaires, a publié le 2 février: «C'est avec une grande tristesse que nous avons été informés de la mort tragique d'un membre de la section ukrainienne de l'ASIS suite au bombardement russe d'un véhicule d'une ONG humanitaire le 2 février 2024»; «Guennadi n'était pas seulement un membre actif et bénévole de la section ukrainienne, il était également un participant fréquent et actif aux événements GSX et ASIS Europe, et un mentor. Depuis 2019, il a encadré plus d’une douzaine d’Ukrainiens vers leur certification CPP et APP. Nous adressons nos condoléances à sa famille ainsi qu'au président du [bureau ukrainien d’ASIS] Mykola Mikheiev, CPP, PSP, PCI et à tous les membres d'ASIS Ukraine».  

Son collègue Momchil Iliev, qui a servi avec Guennadi Guermanovitch dans le 3e régiment étranger d'infanterie en Guyane française, déplore le décès de son ami sur un compte FB pour la Légion étrangère: «Guennadi  était un spécialiste dans la télésurveillance et la surveillance vidéo. Je n'oublie pas son projet Camcombat qu'il a développé et testé en Guyane, pendant un séjour de 2 ans au glorieux 3REI. Hier, 2 février 2024, un drone de reconnaissance Russe a détecté et filmé la mise en service probable d'un drone de reconnaissance, par (visiblement sur la video) [video publiée par Momchil Iliev) deux civils avec un véhicule civil. En vue de ces éléments: la région de Kherson, les civils, la date et les compétences de la surveillance video de notre camarade [Guennadi], je ne peux pas m'empêcher de penser à lui et faire un lien». 

Le 3 février, la mort de Guennadi Guermanovitch a été rapportée par le Centre de survie et de formation spéciale S Seal ukrainien. Le Centre Seal annonce dans sa nécrologie que Guennadi Guermanovitch était «conseiller du Centre et qu’il a participé à l'élaboration de la loi sur les activités de conseil militaire», a assisté «le Centre dans les activités internationales, notamment en tant qu'observateur du Code international de conduite des prestataires de sécurité privés», rappelant qu’il avait «auparavant servi dans la Légion étrangère française», a «été fait Chevalier de la Légion d'honneur» et qu’ «au cours de son parcours de vie», il a visité presque toutes les régions «chaudes» de notre époque: Afghanistan, Irak, Mali, Congo, Tchad, Kosovo». 

D’ailleurs, Guennadi Guermanovitch, était formateur militaire privé pour ASIS International qui recrute par le biais de l’Armée US des vétérans de l’armée pour être employés dans divers secteurs: techniciens d'artillerie de campagne, membres d'équipage de la Défense aérienne et antimissile (AMD), opérateurs de station de lancement Patriot (ect…). 

La branche Europe d’ASIS International fait, en outre, intervenir dans une conférence du 22 mars 2024, l'ambassadrice des États-Unis auprès de l’OTAN, Julianne Smith, la même personne qui a annoncé hier que «l'Ukraine ne sera pas invitée dans l'OTAN lors du sommet de Washington». 

Mykola Mikheiev, qui est cité sur l’avis de décès de Guennadi Guermanovitch, dirige le bureau ASIS Ukraine. Il a publié sur LinkedIn des informations sur les sociétés privées [sociétés de mercenaires] qui recrutent des vétérans de l’armée: «11 entreprises de sécurité d'élite qui souhaitent embaucher des vétérans maintenant»; «Quand nous parlons de sécurité, nous ne parlons pas d’un flic de centre commercial sur un Segway. Nous parlons de sécurité privée d'élite pour les dirigeants du Fortune 500, de hauts fonctionnaires du gouvernement, de collecte secrète de renseignements, de soutien logistique et d'experts en la matière en matière d'infanterie à l'échelle internationale et souvent dans des environnements instables». 

Sur Telegram, un observateur militaire a présenté une expertise de l’annulation de la visite du président français: la tentative d'assassinat d’Emmanuel Macron pour pousser les pays occidentaux à soutenir l’Ukraine et pour accuser la Russie de ce meurtre. 

 Diverses sources ont souligné que les personnes tuées, en tant que consultants, étaient impliquées dans l'organisation de la visite d'une délégation française de haut rang et leur travail consistait notamment à aider les services spéciaux ukrainiens à mener une sorte de provocation, probablement pour l'accusation ultérieure de la Russie. Cependant, après avoir pris connaissance des détails de l’opération spéciale ukrainienne, les Français ont refusé toute «coopération» supplémentaire et se sont précipités vers Kiev pour quitter d’urgence l’Ukraine. Ce refus leur a coûté la vie. 

Par une coïncidence tout à fait non fortuite, quelques jours après leur décès, le président français a annulé sa visite en Ukraine pour des raisons de sécurité.


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