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Darmanin : non-lieu pour un ministre, ou condamnation d’un système ?

Auteur : Modeste Schwartz | Editeur : Walt | Jeudi, 26 Janv. 2023 - 21h40

Ce nouveau non-lieu obtenu par la non-personnalité Gérald Darmanin face aux accusations de viol émanant d’une non-victime, qui pourrait tout aussi bien être assise au banc des accusés, serait sans doute un non-événement, aux yeux d’une opinion publique qui avale déjà depuis des années l’impunité de facto de l’oligarchie économique – et notamment des réseaux de pédocriminalité qui semblent aujourd’hui la fédérer en Occident.

La relative nouveauté, à l’échelle française, c’est simplement que – depuis l’arrivée au pouvoir de la Macronie (ancienne UMPS), et la suspension de facto du mécanisme des alternances de surface – cette impunité élitaire est désormais étendue aux membres de la représentation pseudo-démocratique. Mais là aussi, après les scandaleux acquittements Buzyn, Kolher ou Moretti, on pourrait s’attendre à ce que ce nouveau non-lieu rencontre une opinion publique dûment « immunisée ».

Le non-lieu de Darmanin est-il extensible à l’homme blanc non-ministre ?

Seulement voilà : la nouvelle tombe pile au moment où d’autres secteurs (dits « société civile ») de la Macronie relancent une campagne de terreur féministe tous azimuts. Quand le HEC constate avec indignation que « 14% des Français n’ont jamais entendu parler de #MeToo », on a très envie de lui rappeler que, quand il s’agit du ministre de l’Intérieur d’E. Macron, le HEC semble lui aussi très vite oublier son catéchisme #MeToo.

Au moment, aussi, où l’aile woke de LFI s’acharne sur le député Quatennens, avec une indifférence affichée à la réalité des faits (le mâle – surtout blanc – est coupable de naissance) – indifférence que personne, curieusement, ne semble vouloir appliquer au cas Darmanin : là, tout d’un coup, même le Figaro se souvient de détails qui, effectivement, placent « la victime » dans une lumière plus que douteuse.

En l’absence d’une droite complètement démissionnaire (Marine accordant d’avance son blanc-seing à toutes les outrances du féminisme), le débat politique de la République finissante semble donc se réduire au face-à-face d’une extrême-gauche à peu près sincère dans son égarement parareligieux woke et d’un centre-gauche kleptocrate, parti de l’étranger, qui ne survit que par l’hypocrisie la plus absolue : les idiots utiles de la NUPES contre les petits malins de la Macronie. Jacobins contre Girondins, en somme. La dernière fois, ça s’était terminé comment ?


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