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Dimanche, 29 Janv. 2023

L’aveu

Auteur : Patrick Reymond | Editeur : Walt | Vendredi, 02 Déc. 2022 - 20h07

Von der La Hyène a craché le morceau : 100 000 morts ukrainiens avoués, sans doute beaucoup plus, une fourchette plus haute donnerait 200 000 (Cassad donne un minimum de 150 000), d’autres exagèrent sans doute à 250 000…

Restons rationnels et partons des proportions que l’ont connait. 100 000 morts, c’est aussi en plus 100 000 invalides incapables de combattre, plus 200 000 à 400 000 blessés, pas aussi gravement, mais surement hors service pour un certain temps.

Donc, l’armée ukrainienne du début 2022 est entièrement détruite. Comme l’armée d’active de 1914, quasiment hors service à la fin de l’année. Les troupes encore opérationnelles étaient de nouvelles troupes.

Depuis 1914, on connait aussi, le ratio des pertes. 80 à 90% des pertes étaient causées par l’artillerie. Comme les Russes tirent, au minimum 10 fois plus que les Ukrainiens, il est logique, aussi, qu’ils aient 10 fois moins de pertes.

« Les derniers chiffres confirmés par la BBC début novembre sont de 9311 soldats russes tués. Même en ajoutant les pertes des milices populaires de la RPD (3930 morts fin novembre) et de la RPL, des soldats tchétchènes qui font partie de la Garde Nationale, et des combattants de Wagner, on est très loin des 100 000 soldats russes morts annoncés par Kiev et les Occidentaux ».

La disproportion des arsenaux, la corruption ukrainienne (la vente du matériel militaire était la règle), le strip tease militaire occidental, ont fait de la bataille un abattoir pour les soldats ukrainiens.

Si les Russes sont beaucoup plus fort historiquement en artillerie (en 1945, c’était la moitié des effectifs), leurs effectifs combattants étaient très faibles, finalement, et la meilleure des artilleries ne peut empêcher la pire des infanteries de progresser. Elle a, simplement, fait payer à Karkhov, un prix du sang très élevé pour des gains insignifiants, et des pertes irremplaçables ont été enregistrées côté ukrainien.
On a été loin d’une déroute russe, ni à Kiev, ni à Karkhov, ni à Kherson.

En Ukraine, c’est la ligne Maginot locale qui semble craquer. Les Russes ne sont plus en infériorité numérique.

L’immensité du pays fait qu’il est largement stupide de parler de gains territoriaux. En France, en 1917, le repli allemand sur la ligne Hindenburg n’a pas changé fondamentalement le déroulement de la guerre. La dite ligne Hindenburg, fortifiée, était un sacré os.

La seule chose à remarquer, c’est qu’un dictateur boche, a systématiquement un prénom ridicule. Hier Adolf, aujourd’hui, Ursula.

La tactique russe d’aujourd’hui, n’est pas la tactique soviétique de 1943-1945. Mais elle semble efficace, ses adversaires étant largement à un niveau inférieur, s’appuyant sur un occident friand de « zéro-stock-et-juste-à-temps », aux capacités industrielles réduites, au moins pour 4 ou 5 ans, des USA capables simplement de produire 30 000 obus de 155 par an.

Il est clair que dans ce cadre là, les industries de l’armement occidentales tournent à plein régime, à un plein régime totalement ridicule. Les usines russes d’armements tournent, elles aussi, à plein régime, mais visiblement, 100 fois plus. Il est compliqué de faire fonctionner ce qui n’existe plus en occident.

Ces chiffres de productions feraient même honte aux belligérants d’août 1914. À cette date, la France était capable de produire 13 000 obus/jour, chiffre considéré comme insignifiant et dérisoire…

En France, on va se taper une crise énergétique et électrique qui pourrait être dantesque. Illustration parfaite d’un travers humain. Les gens ne comprennent pas qu’il existe un trou à merde avant d’y être tombé.


- Source : La Chute

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