www.zejournal.mobi
Mardi, 16 Août 2022

Et si tout ceci n’était que le fruit d’un « neuro » marketing gouvernemental: vaccination et loto, un jeu qui se vaut ?

Auteur : Xavier Azalbert | Editeur : Walt | Vendredi, 01 Juill. 2022 - 12h00

Le neuromarketing, dont l’utilité n’est pas totalement « reconnue », a permis d’identifier, grâce à de nombreuses études cognitives mais aussi sociologiques, les méthodes de persuasion les plus efficaces en se basant sur les mécanismes psychologiques et émotionnels de l’être humain. Pour vendre un produit, il faut communiquer tour à tour au cerveau et au cœur d’un individu. Pour ce faire, il faut susciter le désir et véhiculer des émotions, particulièrement en vue de passer au travers de la barrière intellectuel des faits et des chiffres. Une fois la cible persuadée, les éléments factuels et chiffrés ne parviennent plus à convaincre, comme nous l’avons vu pendant la crise du Covid-19, avec les méthodes de communication employées par les gouvernements, en France comme à l’étranger. Voici comment :

Un premier exemple – les jeux de hasard : le loto et le casino

Le premier : le loto, jeu de hasard (ou même les jeux de casino, il y a en 200 en France) est régulé et contrôlé. Pour le loto, le taux de redistribution aux joueurs fixé par la Française des jeux est de 50,5% des sommes mises en jeu. Ce taux est de 88% pour les jeux de table et de 75 à 90% pour les machines à sous.

Au loto, à une chance sur 19 millions, la probabilité de remporter le gros lot (combinaison des cinq bons numéros et du « numéro complémentaire ») est excessivement faible. Le marketeur a donc dû travailler sur le message pour inciter les gens à prendre part au jeu.

 

  • En parlant au cerveau, il a donc le choix de plusieurs messages factuels : 1 chance sur 19 millions - pas très vendeur, ou bien 50% des gains - un peu plus vendeur - ou encore 100% des gagnants ont joué – plus vendeur. Le marketeur a aussi réfléchi à augmenter la probabilité de gain en trouvant les cinq bons numéros (1 chance sur 2 118 360). Bien sûr, le gain pour cinq bons numéros est une fraction du jackpot.
     
  • En parlant au cœur, il est évident qu’à 1 chance sur 19 millions, peu de personnes se déplaceront pour valider un bulletin.  Alors, en complément, il faut parler au cœur : par exemple, le marketeur fait savoir que les gagnants ont pu changer de vie et rendre la vie plus facile à leur famille – y compris payer l’école qu’ils voulaient aux enfants et proposer un EHPAD de meilleure qualité aux grands-parents.

 

Un second exemple : la vaccination anti-Covid

Depuis l’approbation des vaccins par les autorités américaines, nous avons eu droit, tour à tour, aux messages marketing suivants dans tous les pays ayant choisi la voie de la vaccination comme réponse unique à la crise sanitaire :

-  Le vaccin, c’est 95% d’efficacité (une efficacité relative) et aucun effet indésirable,

- Une publicité indiquant que la vaccination permettait de protéger les ainés,

- Enfin, la vaccination est faite dans l’intérêt collectif : tous vaccinés, tous protégés.

En guise de mécanisme d’incitation coercitive, ces messages furent accompagnés d’un passe sanitaire et d’une obligation vaccinale des soignants ou de certaines professions, bien que des observations en vie réelle montraient que l’efficacité des vaccins contre la contamination et la transmission était pourtant bien moindre que prévue.

Au début de la campagne vaccinale, le ministre de la Santé Olivier Véran déclamait que la transmission était ainsi divisée par 10, avant que ses services reconnaissent finalement une réduction d’un facteur 2 (et encore cela reste à démontrer), comme ils l’ont avancé lors d’une audience au Conseil d’État du 15 décembre 2021. Le Pr Raoult, dans sa vidéo du 21 juin 2022, est allé jusqu’à dire « qu’il n’était pas certain que la vaccination protège contre les formes graves de la maladie ».  Les derniers chiffres de la DREES attestent que plus de vaccinés ont contracté le Covid que de non-vaccinés – et que cela ne réduit probablement pas le risque d’hospitalisation. 

En témoignent les données publiées par CovidTracker. Celui-ci rapporte que l’on a 1 001 cas positifs pour 10 millions de non vaccinés, 1 489 pour 10 millions de vaccinés et 2 211 pour 10 millions de vaccinés avec la dose de rappel. Ces données sont très éloignées des promesses initiales qui nous garantissaient que le vaccin protège de la transmission et de la contamination. Cependant, aucun média ne le souligne, car cela reviendrait désormais à questionner le narratif officiel des chiffres. 

La communication du gouvernement a été efficace avec un taux de réussite de 93%, soit autant que l’efficacité vendue par les fabricants de vaccins : 94% - 95%.

Force est de constater que l’approche neuro-marketing utilisée par le gouvernement a été très efficace puisque 79% de la population française est allée se faire vacciner (93% des personnes pour lesquelles la vaccination est approuvée). 93% de vaccinés pour une efficacité relative initiale de 95%, qui a été revue à la baisse (aujourd’hui estimée à 52%, ce qui serait juste au-dessus du seuil de 50% requis par les autorités américaines pour l’autorisation d’urgence de ces thérapies).

Le rapport de l’OPECST reconnait l’existence d’effets secondaires pour la première fois

Si Olivier Véran a assuré que le vaccin contre le Covid-19 ne comportait aucun effet secondaire, de nombreux experts (traités de complotistes par les médias mainstream) avaient depuis longtemps alerté sur les effets secondaires (Peter McCullough et Robert Malone aux États-Unis, Alexandra Henrion-Caude, le Pr Perronne et le Pr Montagnier en France).  L’OPECST est le rapport officiel français reconnaissant l’existence d’effets secondaires de la vaccination et incitant l’ANSM à une meilleure communication à ce sujet. 

Ce rapport emporte avec lui la modification du discours : de l’ancien discours, tenu par exemple par le ministre Véran : « Il n’y a aucun effet indésirable » – en marketing, 0% de chance qu’il vous arrive une bricole, ce qui permettait de faire croire à un jeu sans risque, n’apportant que des bénéfices. Ce narratif est donc terminé avec le rapport de l’OPECST : il va falloir dédommager les victimes (les personnes incitées par un discours marketing hasardeux voire mensonger). Et il serait donc bon de recalculer l’analyse bénéfices-risques à la lumière de ce rapport et d’en tenir compte dans la communication.  En d’autres termes, il va falloir prouver que le jeu en vaut la chandelle (plus d’information en annexe).

Certaines études rapportent des taux d’effets secondaires de l’ordre de 1 pour 100 000.  L’ANSM rapporte un taux de 0,12% d’effets indésirables lors de l’audition à l’OPECST en mai 2022. Dans son dernier rapport (publié le 31 mai 2022), l’ANSM rapporte 165 463 effets secondaires dont 24% seraient graves, sachant qu’il est accepté que seulement 5% des effets secondaires sont vraiment enregistrés. Des chiffres non négligeables qui devraient se traduire par une revue de la communication afin d’éviter une communication biaisée.

Comparons les messages d’une campagne de loterie à ceux de la campagne de vaccination

Tout d’abord en parlant au cerveau – Dans les deux cas, le choix d’un chiffre relatif est plus vendeur :

 

  • Pour le loto, 100% des gagnants « ont tenté leur chance », pour les vaccins 95% d’efficacité des vaccins.  Et malheureusement, 100% des personnes ayant des effets secondaires ont aussi tenté leur chance en se vaccinant.
  • Si l’efficacité rapportée avait été de 50% (efficacité plus proche de celle observée en vie réelle), alors le cerveau n’aurait probablement pas eu la même interprétation de l’efficacité des vaccins, entrainant une moindre incitation à la vaccination.
  • De plus, en utilisant un risque relatif (95%), plutôt que le risque absolu (recommandé par la Food and Drug Administration en bonne pratique clinique), cela induit un effet cognitif d’une efficacité supérieure. Et oui, dire que c’est 95% efficace, c’est plus « incitatif » que de dire que le risque est réduit de 1.4% à 0,7%. L’incitation est encore plus grande si l’on ajoute que la probabilité d’avoir une forme grave d’une infection respiratoire, est de l’ordre de 0,01%. Enfin, on ne communique sur l’efficacité du vaccin selon les groupes d’âge, (on soustrait délibérément une information aux divers groupes ciblés).
  • Sur le même modèle, pour les jeux de hasard comme avec les machines à sous, on communique sur un taux de redistribution des mises de 88%, un taux interprété par le cerveau comme très élevé – ce qui favorise l’incitation.

 

Une conclusion assez simple en découle 

Au loto, avec une probabilité de gagner de 1/19 millions, il y a donc 99,99999 % de chances que l’on perde. Le gain moyen en fonction des résultats du loto donné par la Française des jeux est :

 

  • Avec les vaccins, la probabilité d’avoir un effet secondaire est de l’ordre 1/100 000.
  • En Grande-Bretagne, le régulateur a statué que les victimes des effets secondaires de la vaccination pourraient percevoir une somme allant jusqu’à 120 000 livre sterling (circa 140 000 euros)

 

  • Il y a donc plus de chance d’avoir un effet secondaire du vaccin que de gagner au loto. 

Sur l’espérance de gain

· Si la vaccination était un « jeu » (au sens de la théorie des jeux, qui permet de modéliser mathématiquement les divers mécanismes d’incitation et le comportement des personnes), le joueur averti choisirait bien sûr la loterie « vaccinale ».

· En effet, l’espérance de gain au loto est de 100 000 euros avec une probabilité de 1 chance sur 2 118 360 pour la combinaison avec 5 numéros alors que pour la vaccination, elle est de 1/100 000, avec un gain espéré de 140 000 euros.

· Et bien sûr 100% des personnes ayant un effet secondaire déclaré (imputabilité restant à confirmer) ont pris part à ce jeu.

Au loto et aux jeux de hasard, un numéro vert pour protéger les victimes – est-ce un comble de l’hypocrisie ? À quand un numéro vert et un « observatoire efficace » pour les effets secondaires en complément de la pharmacovigilance ?

Quand il s’agit de pousser une personne à agir, de l’inciter à acheter ou à jouer de manière raisonnable, les choses sont plus complexes pour le marketeur qui doit faire face à des objections ou des comportements addictifs. Afin de palier à ces problèmes, un numéro vert ou une interdiction de jeu sont mis en place afin d’éviter que les joueurs ne tombent dans l’addiction – ceci tout en prévenant que « le jeu doit être raisonnable ». Une mission d’observation est confiée à un Observatoire français des drogues et tendances addictives, où le jeu est placé au même rang que l’addiction à des substances chimiques.  Bien sûr, les jeux de hasard ne sont pas proscrits ou interdits par souci de liberté de choix. Cependant, on observe le comportement des joueurs tout comme on le fait pour les substances illicites. De leur côté, les régulateurs contrôlent bien que les casinos reversent les 75% à 88% des gains annoncés aux joueurs afin de rassurer les joueurs qu’un contrôle est bien effectué.  Un soyez assuré que « tout est mis en place pour que vous puissiez jouer en confiance et de manière raisonnable ».

Le rapport de l’OPECST reconnait des problèmes dans la communication sur les effets secondaires – et donc des carences dans le mécanisme de pharmacovigilance qui n’a pas fonctionné comme il l’aurait dû. Plus globalement, c’est toute une communication qui doit être améliorée à la lumière de ce rapport. 

À quand la création d’un numéro vert pour informer sur les effets néfastes de la vaccination en informant les participants des risques et de la bonne conduite à tenir ? A quand un consentement qui se vaudrait alors complétement libre et éclairé pour le jeu de hasard, comme pour la vaccination ? Pour le moment ce sont bien les collectifs de citoyens et associations qui remplissent cette fonction de collecte d’information et de réassurance.

Finissons la comparaison avec d’autres éléments

Pour poursuivre la comparaison avec le jeu du loto, il y a le numéro complémentaire pour augmenter le montant du jackpot, qui peut se comparer à la seconde dose, ou booster en vaccination, pour augmenter l’immunité.  Le loto a aussi mis en place le système flash où le joueur s’en remet à la machine pour choisir six numéros – comme le patient s’en remet à l’État pour le choix des thérapies, et ce, en faisant l’hypothèse que l’État agit dans l’intérêt des patients à tout moment et qu’il n’existe pas de manière de biaiser le résultat, ou le jeu, avec des liens d’intérêts. On laisse donc l’État choisir le labo pour nous.

De plus sociologiquement, on présente les joueurs du loto comme étant de catégories socioprofessionnelles basses (CSP-) qui auraient besoin de se raccrocher au hasard pour avoir une espérance de gain et ainsi espérer améliorer leur condition. 

Pour la vaccination et notamment le passe vaccinal, il était intéressant de voir que ce sont les CSP+ qui ont adoubé le choix du gouvernement.  D’ailleurs les médias mainstream ont expliqué que les « antivax » ou complotistes étaient des personnes de CSP inférieure. Alors qu’en réalité, les personnes ayant refusé la vaccination se défendront d’être ceux qui ont confiance dans leur système immunitaire.

En conclusion, nous avons donc d’un côté la « Française des jeux » société privée pour la loterie nationale et de l’autre le gouvernement français qui s’en est remis à l’analyse des chiffres par la FDA et l’EMA pour la loterie vaccinale, affectant ainsi la souveraineté nationale sanitaire des Français. La sous-traitance à des organismes supranationaux étrangers a du bon ! OTAN s’en remettre au hasard ?

Et tout ceci, en n’oubliant pas que les traitements précoces ont été évacués en utilisant les mêmes principes marketing (LancetGate qui a affecté la crédibilité de l’hydroxychloroquine, Etude Recovery qui a surdosé l’hydroxychloroquine, ainsi que la suppression des performances de l’ivermectine dans les études alors que de nombreux pays ont utilisé des thérapies précoces avec succès).  Mais ceci fera l’objet d’un autre édito.

Compléments d’information sur la commission de l’OPECST

L’audition du Dr Amine Umlile (réaction à chaud) devant la commission de l’OPESCT a fait remarquer les éléments importants de dysfonctionnement dans la pharmacovigilance. Le rapport de la biostatisticienne Christine Cotton a fait état que le régulateur aurait pu être plus prudent, notamment lorsque les autorisations temporaires ont été données aux divers fabricants, il eut été prudent de  demander des informations complémentaires avant d’autoriser. Pour elle, « les données des études ne permettaient pas de conclure et par la même l’autorisation n’aurait pas dû être donnée ». 

Les effets secondaires font couler beaucoup d’encre et dans Infodujour, le sociologue Mucchielli s’interroge sur le fait que certaines auditions à l’OPESCT n’ont pas été rendues publiques https://infodujour.fr/sante/58524-covid-19-les-effets-secondaires-camoufles et que des effets secondaires auraient été camouflés.


- Source : FranceSoir

Cela peut vous intéresser

Commentaires

Envoyer votre commentaire avec :



Fermé

Recherche
Vous aimez notre site ?
(230 K)
Derniers Articles
Articles les plus lus
Loading...
Loading...
Loading...

Abonné par e-mail

Recevez notre newsletter, nous l'envoyons à votre email

  


Fermé