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Mercredi, 28 Sept. 2022

Le GIEC a-t-il été créé par la finance mondialisée ? par Jean Goychman

Auteur : Jean Goychman | Editeur : Walt | Jeudi, 09 Juin 2022 - 15h31

Jean Goychman nous propose une rétrospective des travaux qui ont conduit à la naissance du GIEC, dans les années 80. Cette remise dans le contexte permet de mieux comprendre la logique profonde qui dicte la mondialisation par l'écologie à laquelle nous assistons.

Depuis une vingtaine d’années, le monde semble suspendu aux conclusions périodiques publiées par le GIEC. Quelle est l’histoire de cette instance surtout quel est son rôle exact ? Comment est-on passé d’un groupe inter-gouvernemental à une assemblée d’experts en climatologie ?

Pour tenter de répondre, un retour en arrière de quelques décennies s’impose.

La prise de conscience de 1962

L’affaire des « fusées de Cuba » d’octobre 1962 est à l’origine d’une réflexion, de la part du complexe militaro-industriel, sur le devenir des guerres futures. Jusqu’alors, la possibilité d’une guerre nucléaire embrasant le monde n’était pas sérieusement prise en compte, mais cet épisode a fait prendre conscience qu’un tel risque ne pouvait être exclu. La logique mécanique de l’enchaînement montrait qu’un simple conflit tout à fait « conventionnel » au départ pouvait, par le simple jeu des alliances, entraîner toute la planète vers l’Apocalypse.

Existait-il un moyen  de vivre une paix durable et quelles pouvaient en être les conséquences ?

C’est à ces questions que devait répondre un groupe d’une quinzaine de personnes, approchées par la Maison Blanche et qui étaient chargées d’élaborer un rapport aussi complet que possible.

Le rapport de la Montagne de Fer

Ce rapport, qui aurait dû rester ultra-confidentiel, à néanmoins été publié en 1967. Pour faire court, les rédacteurs ont suggérés différents axes, parmi lesquels un en particulier semble avoir prospéré.

C’est celui qui consiste à inspirer de très grandes peurs à la population mondiale, notamment en promouvant l’idée que l’espèce humaine détruit sa propre planète par la pollution de l’environnement.

Il est écrit à la page 287 du livre de Hong Bing Song « La guerre des monnaies » (publié par les éditions le retour aux sources) la phrase suivante :

« Dans une certaine mesure, c’était une menace crédible et réelle. En redoublant d’efforts de propagande sur les méfaits de la pollution, on pourrait atteindre un effet psychologique aussi effroyable que celui de la fin du monde après une guerre nucléaire » 

C’est, du reste, à partir de 1967 que les évènements se sont succédés.

Du World Wild Congress à la World Conservation Bank

C’est en 1974, en Afrique du Sud, que fut créé le WWC. Initialement, son objet était d’empêcher la disparition d’une espèce de rhinocéros qui semblait menacée d’extinction en raison de la chasse intensive. Dès 1977, les membres se réunirent en congrès et décidèrent qu’il fallait étendre le champ d’action au monde entier.

Cependant, ce n’est qu’en 1987, à Denver (Colorado) lors du IVème congrès, que les choses devinrent plus sérieuses. Mais laissons la parole à Hong Bing Song :

« Deux mille représentants de soixante pays différents y participaient. Parmi eux, 1500 furent surpris de se voir remettre un document intitulé : « déclaration de Denver pour la préservation mondiale ».

Dans son cinquième point, elle disait :

« Parce que de nouvelles sources de financement doivent être mobilisées en vue d’accroître l’expansion des activités de conservation, un nouveau programme bancaire international de conservation devrait être créé pour intégrer l’aide internationale à la gestion environnementale dans des programmes communs cohérents pour les pays bénéficiaires, en se basant sur une évaluation objective des ressources et des besoins de chaque pays ».

Ainsi est née une banque d’un nouveau type : la World Conservation Bank »

Par rapport aux sessions précédentes, celle de Denver était caractérisée par la présence d’un grand nombre de banquiers internationaux. Edmond de Rothschild en personne avait pris la direction des opérations, assisté par David Rockefeller et James Baker, secrétaire du Trésor américain. Il est intéressant de constater l’internationalisation des actions recommandées, qui conduisait tout droit à une effective mondialisation qui ne voulait pas encore dire son nom.

La création du GIEC

C’est en 1988 (un an plus tard) que fut créé l’IPCC (Intergovernmental Panel for Climate Change) traduit initialement en Français par GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental d’Etude du Climat) qui, au fil du temps (et peut-être pour lui donner une véritable expertise qu’il n’a pas de par ses statuts) fut dénommé Groupe International d’Experts en Climatologie.

Cette instance, crée par l’ONU (on retrouve l’empreinte de Rockefeller et du CFR) ne s’intéresse en fait qu’aux variations du climat de la Terre uniquement liées à l’activité humaine.

Comment ne pas y voir un lien direct avec les conclusions du rapport de la Montagne de Fer qui préconisait la promotion de l’idée que l’Homme détruisait sa propre planète ?

On remarque qu’un certain flou a toujours environné les travaux du GIEC, et l’explication se trouve dans son fondement même, qui est essentiellement la recherche d’un consensus le plus large possible. Le fait de limiter l’étude à la seule activité humaine paraît surprenant car beaucoup de géophysiciens ont mis en évidence les cycles naturels dont l’importance paraît primordiale.

Autrement dit, ce qui semble réellement important n’est pas la réalité en tant que telle, mais ce que l’opinion pense être la réalité. Le rôle du GIEC est essentiellement un rôle de communication.

Mais la suite indique que la finalité peut être ailleurs.

Vers un gouvernement mondial financé par la taxe carbone ?

On aurait pu imaginer que le GIEC soit composé exclusivement de scientifiques, mais deux personnalités éminentes du G7, Margaret Thatcher et Ronald Reagan s’y sont opposées, tenant à ce que les gouvernements « gardent la main » sur les publications du GIEC. Il se peut que la motivation de Margaret Thatcher soit moins évidente que celle du président américain. Elle était en conflit avec le syndicat des mineurs et faire « porter le chapeau » du changement de climat dû à l’emploi du charbon pouvait aller dans le sens qu’elle souhaitait. Du charbon au dioxyde de carbone, le pas était simple à franchir, d’autant plus que le rôle du CO² dans ce réchauffement de l’atmosphère était évoqué depuis le 19ème siècle.

Les différentes pièces du puzzle ainsi mises en place, il fallait assembler l’édifice.

Cela fut réalisé en 2008, juste avant la conférence de Copenhague, prévue en 2009. Un texte d’une vingtaine de pages, intitulé « Trading emissions » fut publié par la « Social Market Foundation ». Son auteur, Simon Linnett, n’était autre que le fondé de pouvoir de la banque Rothschild.

Dans ce document, l’auteur trace les grandes lignes de l’établissement d’un futur gouvernement mondial, seul entité capable, selon lui, de lutter efficacement contre le réchauffement climatique dont la cause unique était l’augmentation de la proportion des gaz « à effet de serre » et principalement du CO² provenant de l’utilisation des combustibles fossiles. Il ajoute également que le moyen le plus adapté pour financer un tel gouvernement serait une taxe qui serait perçue suivant des critères à affiner, mais qui prendrait en compte l’émission de ces gaz à effet de serre au niveau de chaque pays. Ainsi naquit le projet de taxe carbone.

On peut lire sur le site Wikistrike le texte suivant :

« Par conséquent, il faut se poser des questions lorsque les oligarques qui dirigent le système financier mondial élaborent des programmes d’amélioration du monde. Ça a été le cas concernant le projet de Traité de Copenhague de fin 2009. J’ai le PDF du projet et c’est assez délirant. C’est une fois de plus une tentative de mettre le monde en coupe réglée, en cherchant à établir une rente financière importante qui rentrerait pour toujours dans leur poche. La tentative a été débusquée par certains, comme ici un politicien ».

Cette taxe va condamner certains pays d’Afrique à la pauvreté éternelle.

J’emprunte les quelques lignes qui suivent à Christian Gérondeau, tirées de son livre « Climat : j’accuse » (Editions Toucan) :

« C’est ainsi que le mouvement écologiste a réussi à convaincre les plus grandes institutions internationales et nombre de gouvernements au rang desquels figure celui de la France de tenter d’empêcher les pays pauvres de se doter de centrales à charbon, seul moyen pour la plupart d’entre eux de procurer à leur population de l’électricité à un coût acceptable. Il est pourtant difficile d’imaginer acte plus irresponsable et coupable, quand on sait que la fourniture d’électricité en quantité suffisante est l’une des conditions des « barbecues de la mort » qui tuent en silence chaque année plus de 4 millions de femmes, d’enfants et d’hommes. Rarement décision plus criminelle aura été prise par dogmatisme, mais aussi bien souvent par lâcheté devant la pression de la mouvance verte, sinon par intérêt électoral à courte vue ».

Je ne poserais qu’une seule question : Qui finance ces mouvements écologistes ?


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