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Lundi, 19 Oct. 2020

Covid-19 – La dictature En Marche

Auteur : Sébastien Leblet | Editeur : Walt | Jeudi, 24 Sept. 2020 - 09h04

Partie 1 sur 7 : Le nouveau totalitarisme a plus de 70 ans

Il faut vraiment avoir un goût très modéré pour la liberté pour ne pas s’apercevoir que, subrepticement, nos démocraties occidentales – en particulier la France – entrent en ce moment dans un épisode « autoritaire », à la faveur d’un épisode sanitaire complètement instrumentalisé.

À titre d’exemple – mais ils pullulent en ce moment, toutes les polices nationales et municipales de France sont accaparées chaque jour, à traquer, en roulant au pas, à surveiller, en répétant trois fois la même boucle de pâté de maisons, le délinquant qui n’aurait pas mis son masque en marchant dans les rues – parfois complètement vides ! – des villes de banlieue ou de province. En France, un État policier se met en place lentement et sûrement, alors qu’en même temps, la France voit s’aggraver la vraie délinquance.

À ce mot de « régime autoritaire » ou de « dictature », les naïfs ou les idiots – qui sont, malheureusement, les plus nombreux – font mine de regarder, à gauche, pour tenter d’apercevoir les traces d’un quelconque totalitarisme communiste mort il y a 30 ans en Occident, à droite, pour tenter d’apercevoir celles d’un fascisme nationaliste mort il y a 75 ans en Occident. Et, forcément, de ne rien voir.

Or, il y a bien longtemps que le totalitarisme qui nous guette n’est ni rouge ni brun, et seule une communication électorale grossière peut encore faire semblant que le danger vient de là pour nos démocraties.

Un nouveau totalitarisme qui a près de 70 ans

Dans une société, le pouvoir est d’écrire les lois et de créer la monnaie. En effet, tout le reste est secondaire et en découle : vie économique, taille et prérogatives de l’État, libertés individuelles, mœurs, etc.

Nous le verrons un peu plus bas, le changement en cours de nos sociétés occidentales n’est que la suite logique des transformations qui se sont faites précédemment en Europe à un rythme beaucoup plus lent, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, sans que la majorité ne s’en offusque.

Un démocrate authentique – entendez ici, une personne qui place la liberté individuelle au sommet de la hiérarchie des valeurs ou toute personne véritablement attachée à la démocratie – aurait pu percevoir une accélération de l’Histoire depuis le début des années 2000 en faveur d’un nouveau totalitarisme.

Un démocrate authentique aurait dû, par exemple, s’offusquer que soit donné à une commission non-élue le pouvoir d’écrire la majorité des lois qui s’appliquent en France, comme c’est le cas aujourd’hui dans tous les pays membres de l’Union Européenne.

Un démocrate authentique aurait dû s’offusquer que soit donné en 2002 le pouvoir de « battre monnaie » (l’Euro), non à la banque de France soumise aux ordres d’hommes politiques français élus au suffrage universel, mais à une organisation, la BCE, elle-aussi hors du contrôle démocratique.

Un démocrate authentique aurait dû s’offusquer de découvrir en 2003, avec les archives déclassifiées de la CIA, que l’histoire de la création de l’Union Européenne n’était en rien celle que lui avaient enseigné les journaux mainstream et l’Éducation Nationale pendant 50 ans, à savoir celle d’une construction émanant de la volonté des peuples européens pour les peuples européens, mais bien celle d’une construction essentiellement organisée par les USA (via les fondations Ford et Rockfeller notamment), et pour les USA (pour contenir l’influence de l’URSS communiste en Europe et pour créer un marché sans barrières pour écouler les excédents de production des USA à la sortie de la Seconde guerre mondiale puis les produits et services de ses multinationales).

Un démocrate authentique aurait dû s’offusquer que le verdict du referendum de 2005 sur l’Union européenne soit bafoué par nos gouvernants qui ont imposé en 2007 via le traité de Lisbonne ce qui avait été refusé deux ans plus tôt par les peuples quand on leur avait demander leur avis.

En fait, un démocrate authentique aurait dû constater que le soi-disant libéralisme de l’Union Européenne était le faux-nez d’un totalitarisme marchand qui avait réussi à prendre le pouvoir politique en Europe, et en aucun cas, l’assurance de vivre dans une société démocratique où la libre-entreprise et les droits individuels sont respectés. Il aurait dû voir que ce soi-disant libéralisme s’accommodait étonnamment fort bien des structures administratives des États-nations – pourtant voués à disparaître – qui avaient fait leurs preuves depuis deux siècles pour surveiller, punir et taxer les populations.

Loin de détruire les administrations des États, le nouveau totalitarisme s’est appuyé sur elles (cooptation, corruption, séduction) tout en vidant chacune des nations de l’Union Européenne des attributs de leur souveraineté (monnaie, lois, politique d’immigration, … demain, politique de défense). Une personne attachée à la liberté aurait dû comprendre que l’ENArque ancien inspecteur général des Finances Emmanuel Macron ne serait jamais libéral, ni du point de vue économique ni du point de vue des libertés civiles. Comme l’Union européenne, Emmanuel Macron est un adepte de ce qu’on appelle « le capitalisme de connivence », où les intérêts privés sont étroitement imbriqués et servis par les décisions publiques pour le bénéfice de quelques-uns.

En somme, depuis la Seconde guerre mondiale, et plus encore depuis la chute du communisme, le processus constructiviste de création d’un état supra-national européen s’est accéléré, et ce malgré l’opposition des peuples.

Et voilà que la « crise du coronavirus » est l’occasion d’aller encore plus loin dans le processus d’intégration européenne avec le fameux plan de relance de juillet 2020… Comme d’habitude, nous retrouvons pour sa signature, d’un côté, les commentateurs à la botte du pouvoir pour nous expliquer, avec sa classique mise en scène, comment nos gouvernants ont encore sauvé l’Europe et les européens avec un plan faramineux de 750 milliards d’euros – signé au cœur de la nuit ! – qui, en plus, ne va pas coûter « un rond » aux français ! Tu parles qu’on y croit… Mais nous avons aussi, de l’autre côté, les mêmes commentateurs critiques qui nous expliquent que les français vont payer 80 milliards d’euros quand ils vont en recevoir 39, donc que Macron a encore été nul dans ses négociations (ce sont ces mêmes critiques qui expliquent que si l’épidémie de Covid 19 a été si mal gérée, c’est parce que nos gouvernants sont incompétents… Nous y reviendrons).

Quelle est la réalité ? C’est que ce plan de relance n’en est pas un, car la moitié est faite de prêts qui ne seront probablement pas souscrits au nom de l’Union européenne, car possiblement obtenus à un meilleur taux par nombre de nations. Mais encore, ce plan sensé permettre à l’Europe de se relancer ne consistera qu’en des investissements effectués en partie en 2021, puis en 2022 et années suivantes, donc avec des retombées qui seront bien trop tardives pour sauver l’Europe du marasme. Enfin et surtout, compte tenu des règles de libre-concurrence au sein de l’Union européenne, ces dépenses enrichiront probablement surtout les entreprises chinoises et américaines qui produiront moins chers que les européennes… Quelle est donc la réalité ? L’argent n’est ici qu’un leurre comme le Covid 19 n’est qu’un prétexte.

Par ce « plan de relance », les États européens se sont liés par un endettement commun, donc par la nécessité de lever un impôt européen (très vite en fait : dans six mois seulement !). Ces pays de l’Union européenne sont devenus de fait les régions d’une même nation, l’Union Européenne, en acceptant pour la première fois l’existence de transferts de richesses entre pays d’Europe. Loin d’être un échec, c’est effectivement une réussite totale pour notre président, dont l’ambition a toujours été de faire avancer notablement la construction européenne. Que cette intégration politique se fasse en défaveur de l’économie et cause un endettement et un appauvrissement encore plus importants des français, n’est pour lui qu’un dommage collatéral nécessaire. Macron n’est pas De Gaulle, mais Monnet.

Ainsi, au lieu de se focaliser sur les chiffres agités pour faire diversion et sur un virus à la létalité proche de la grippe saisonnière, un démocrate authentique aurait dû s’offusquer, qu’une fois encore, l’Union européenne se construise par la ruse, sans son approbation et en catimini.

À suivre…


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