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Samedi, 24 Oct. 2020

À quoi ça sert d’avoir peur ?

Auteur : Marie-France de Meuron | Editeur : Walt | Mardi, 22 Sept. 2020 - 07h46

Nous vivons dans une situation où la peur est suscitée de tout côté et avec des moyens très variés. Pourquoi les individus entrent-ils pareillement dans cette dimension psychique ? Pourquoi mordent-ils pareillement à l’hameçon ? Quel intérêt y trouvent-ils ?

Nous avons traversé plusieurs mois dans une ambiance instaurée par la façon de nous confronter à la présence coronavirale à qui ont été attribuées les responsabilités des mesures prises pourtant dues à des autorités qui ont décrété le confinement et les masques, soutenues par des articles de la presse officielle.

Nous avons d’abord été plongés dans l’incertitude qui conduit à la perte de confiance en soi, d’autant plus que les mesures liberticides nous empêchent de nous affirmer comme des adultes matures.

Un autre facteur de déstabilisation sont les injonctions paradoxales.

« Comment avons-nous pu être dupés à ce point ? » se demande un prix Nobel de Chimie. De plus, du fait que « les estimations des [premières] modélisations étaient incroyablement fausses », comment se fait-il que tant de personnes aient continué sur la lancée insufflée par les premières déclarations ?

Ainsi, nous avons été entraînés dans un délire collectif très bien décrit et analysé par un médecin psychiatre qui explique que « nous nous sommes collectivement enfoncés dans une sorte de bouffée délirante collective (et médiatique) dès l’origine de l’épidémie sans pouvoir faire machine arrière ». Alors, qu’est-ce qui fait que nous perdions la conscience qu’il est possible de faire marche arrière ? Qu’est-ce qui paralyse ou anesthésie au point de ne pas faire recours à nos potentiels de résilience ?

Cette manipulation par la peur se retrouve dans tous les domaines de la société comme l’exprime une femme bien installée dans la vie avec famille et profession. Elle raconte comment depuis février elle a senti monter la pression avec le décompte des morts quotidiens.

« Déclencher la peur dans une population, c’est s’assurer de sa soumission. Nous en savons quelque chose, en ces temps de pandémie où, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, on a pu interdire à des peuples entiers de respirer librement. Orwell lui-même n’y avait pas pensé ». Cette soumission conduit entre autres à s’empêcher de « remettre en cause la doxa, fût-ce avec les meilleurs arguments du monde, ce serait s’exposer à l’accusation de complotisme et mettre en danger sa carrière. Alors, on se tait ».

Ainsi, la peur a pu s’incruster dans une grande partie de la population et devenir : « la marque terrible de notre époque ». Cette propension à nous laisser envahir par la peur « n’est pas accidentelle. Elle est, sous différentes formes, la marque principale de notre époque. La peur de la mort, raisonnable, et transcendée par les croyances spirituelles, est devenue irrationnelle dans nos sociétés matérialistes ».

La peur entraîne une limitation de nos sorties culturelles de plus en plus ample : « Un tiers de la population préfère attendre que la crise du coronavirus soit complètement terminée avant de reprendre les sorties culturelles, selon une enquête mandatée par la Confédération et les cantons. Début juin, seuls un quart des Suisses étaient de cet avis ». On oublie ainsi que la culture apporte des nourritures subtiles et maintient une dynamique propice à la santé…

Un auteur a publié un livre : « Covid 19, chroniques d’une pandémie » et, comme il le rajoute très fermement dans la vidéo, du mensonge. Effectivement, pour que la peur prenne autant d’ampleur, il faut l’alimenter régulièrement et avec des « aliments » pas forcément sains. Cependant, des gens sortent de la soumission et vont manifester : « contre le mensonge du coronavirus à Zürich. La dénonciation du mensonge passe les frontières et monte jusque dans les hautes sphères du gouvernement :  « Covid et mensonge d’état en France »

De son côté, un professeur très haut placé dans la hiérarchie médicale, mû par sa profonde conscience professionnelle, a balancé au grand public dans une émission TV les mensonges d’État.

Un des avantages d’apeurer les individus , c’est de les distraire pour introduire en douce la 5G ou l’adoption de réformes.

La peur est tellement bien installée qu’on n’a plus la tête froide pour écouter les médecins qui présentent une vue d’ensemble, riches de leurs vastes pratiques. On préfère écouter les services qui desservent des chiffres, même si on confond les testés positifs avec de vrais malades et, de plus on ne tient pas compte du taux de fiabilité des tests. Ainsi, même si “l’épidémie est terminée en France, la propagande de la peur s’intensifie”.

La peur enfle et un professeur de cardiologie se demande : « La peur du virus nous a-t-elle fait perdre la tête ? Nous sommes devenus en un rien de temps une armée de bons élèves à l’écoute d’autorités imbues de l’immense pouvoir de protéger un pays entier contre un fléau mortel »….. »Réaliser que nous avons pu en arriver à ce degré de confusion, de désarroi et de panique, mérite que l’on s’arrête un instant sur l’historique et que l’on revisite les faits ».

La peur apporte aussi des effets secondaires qui méritent notre vigilance : « Pour que la peur ne devienne pas l’arme de la division et de la mort »

La peur est une émotion primordiale. Notre civilisation très matérialiste et rationnelle, dont certains éléments veulent même nous conduire vers le transhumanisme et nous réduire à l’Intelligence Artificielle, a l’opportunité maintenant de découvrir peut-être un sens à cette épreuve de la traversée de la peur afin de réintégrer certaines de nos dimensions humaines assoiffées de croître au niveau du cœur.


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