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Jeudi, 22 Oct. 2020

Galilée: coup-éclair anti-Israël!

Auteur : Parstoday (Iran) | Editeur : Walt | Mardi, 08 Sept. 2020 - 07h14

Quelques heures avant que le vieux phalangiste Samir Geagea, notoire agent sioniste et coupable du meurtre des combattants libanais à l'époque de l'occupation du sud du Liban appelle Nasrallah, à travers un discours truffé d'insultes et de contre-vérités à renoncer à venger la mort de Kamel Mohsen, laissant trahir là l'état de total désarroi dans lequel se trouve depuis le 20 juillet l'armée sioniste, quelque chose de totalement inouïe s'est produit en plein cœur de la Galilée, ce bout de terre stratégique au nord de la Palestine occupée qui devrait faire le théâtre d'une probable toute imminente offensive terrestre de la Résistance libanaise : une base militaire sioniste a fait l'objet d'une opération d'infiltration avec en toile de fond la disparition de 23 lance-roquettes, 15 M-16 entre autres.

Les "infiltreurs" que la brigade 796, chargée de la sécurité des frontières est avec le sud Liban, dit appartenir "au camp ennemi" ont laissé derrière eux, une fente, identique à celles que les commandos du Hezbollah avaient introduite au mois d'avril en plein barrière de sécurité, juste après que le régime israélien eut pris pour cible d'un drone, un véhicule du Hezbollah avec ses combattants à bord. Certes la disparition d'armes et de munitions dans des casernes sionistes ne sont pas chose nouvelle puisqu'on est en face d'une armée dont les effectifs, frappés de toxicomanie pour gérer leur angoisse, procèdent aussi au trafic d'armes et de munition. Seulement la Galilée est trop sensible pour que les petits soldats de "Sion" plaisantent avec. C'est une forteresse de caméras, de radars, de satellites, de drones, qui est de surcroît en état d'alerte totale, par crainte d'une offensive du Hezbollah.

Au fait l'incident tombe au pire moment. Moins d'une semaine après que Nasrallah a mis sur table sa nouvelle équation " Sang pour sang", plaçant sur le même pied d'égalité l'armée sioniste et celle du Hezbollah, le chef du bureau politique du Hamas s'est rendu à Beyrouth pour le rencontrer. Israël et ses amis golfiens ont tord de ne pas y voir un alerte. Comment? 

Après avoir rencontré les dirigeants libanais et palestinien, Haniyeh, porteur d'une feuille de route militaire, aurait été à vrai dire en conseil de guerre à Beyrouth. Avec Nasrallah, il a parlé politique et plus précisément militaire et politique car désormais c'est à ce prix que la cause de la Palestine serait sauvée.

Selon des sources, il y a été question d'une militarisation de la Cisjordanie, d'une coordination accrue entre la Résistance de Gaza, de l'Irak et du Yémen en vue des opérations à venir pour achever ce qui est qualifié par les officiers israéliens de l’encerclement balistique d'Israël. Mais ce n'est pas tout : Haniyeh s'est rendu au camp d'Aïn al-Hiloué dans la ville côtière de Saïda, en terre du Hezbollah et il y a été où il a été accueilli par une foule immense, venue même d'autres camps.

Et ses propos ont retenti comme jamais : "La normalisation ne représente pas les peuples des nations, ni leur conscience, ni leur histoire et leur héritage. Il y a quelques temps, nos roquettes ne parvenaient (à viser des cibles) qu'à quelques mètres des frontières de Gaza, aujourd'hui la Résistance à Gaza possède des roquettes pouvant atteindre Tel-Aviv et au-delà de Tel-Aviv". Ce n'est pas sans raison si Haniyeh revient sur les capacités balistiques de Gaza, à l'issue de ses entretiens avec Nasrallah et en présence des milliers de réfugiés palestiniens résidant au Liban...

Quelque 54.000 rien qu'à Aïn al-Hiloué, de quoi créer une armée de libération non seulement de Chebaa mais aussi du Golan occupé! Pour de nombreux observateurs, ce fut essentiellement de cela que Nasrallah et Haniyeh ont parlé. Presque au même moment, l'armée sioniste commençait un exercice de sauvetage de trois jours dans trois villes du nord israélien, Haïfa, Safad et Kyriat Shamona, en pensant sans doute à l’avalanche de missiles qui s'y abattraient tôt ou tard...Un analyste israélien, lui, a commenté l’événement : En Syrie, notre campagne de guerre dans la guerre a permis au Hezbollah de s'établir au Golan, déguisés en soldats syriens et il bénéficie désormais même du soutien aérien des Russes sans parler de celui de l'Iran incarné, par les batteries de missiles antimissiles de fabrication iranienne qui débarquent en Syrie. La normalisation avec les pays du golfe Persique saurait-elle inverser cette tendance?

Certes Israël réussit là une percée à 12 kilomètres des territoires iraniens; Arabie et Bahreïn ouvrent leur ciel à l'armée de l'air israélienne... mais tout ceci sont loin d'être rassurant quand on sait qu'une roquette de Gaza et une petite infiltration sur le front sud voire même des menaces verbales de Nasrallah suffissent pour mettre Israël sens dessus dessous".


- Source : Parstoday (Iran)

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