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Vendredi, 27 Nov. 2020

Convention du climat : le concept d’écocide arrange le capitalisme financier

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Mardi, 23 Juin 2020 - 09h31

Pendant que les Français sortent graduellement et à moitié hébétés (il y en a encore qui portent des masques !) de l’hypnose collective appelée Covid-19, dont le but caché objectif était de détruire une partie de l’économie (économicide), 150 citoyens se sont réunis dans une Convention dite du climat pour prendre des décisions comme s’ils allaient sauver le monde. La bobologie n’a plus de limites, mais ça, on le savait déjà. Ces réchauffistes convaincus ont pondu 150 propositions contre le gazage (à effet de serre) pendant que leurs maîtres, le cul bien au chaud, détruisaient insidieusement leurs vies.

 

Des citoyens applaudissent après un vote à la convention collective citoyenne

« “Satisfaction”, “soulagement”, “fierté” aussi. Les mots ne manquaient pas, dimanche 21 juin, aux 150 membres de la convention citoyenne pour le climat pour exprimer le plaisir d’un “travail bien fait” et, surtout, d’avoir répondu, à l’issue de neuf mois de discussions, à une question très vaste : comment réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 dans un esprit de justice sociale ? » (Le Monde)

Ce travail titanesque de 150 Français tirés au sort a débouché sur des propositions concrètes révolutionnaires qui ont été transmises à la pauvre Bornée, qui va évidemment s’asseoir dessus. L’ex-ministre des Transports était quand même le ministre du gasoil !

« Au final, ce sont plus de 150 propositions – la seule rejetée concerne la réduction du temps de travail de 35 heures à 28 heures – qui ont été transmises à la ministre de la transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne. Soit un rapport de quelque 600 pages pour “changer en profondeur la société”, adopté solennellement lors d’une ovation debout, à 15 heures ».

Cette parodie de démocratie pour supercrédules a été mise en boîte et diffusée par le site d’info du groupe de service public audiovisuel, France Info. Attention, ça dure 10 heures 54 minutes et 15 secondes, et ça ne sert à rien. En fait vous pouvez zapper jusqu’à 10 heures 33 minutes, au moment de la clôture du scrutin.

Macron et ses banquiers doivent bien se marrer devant ce RIC vert pomme, une réunionite géante pour inscrire le « climat » dans la constitution (avec un décret sur la pluie ?) et pour définir l’écocide, que nous résume cette mondialiste :

Quand on élève un peu son regard au-dessus de toutes ces salades vertes, en les croisant avec le gros morceau du confinement-déconfinement, on voit se dessiner un changement de paradigme économique dont nos démocrates en chambre sont les cocus : les maîtres du capitalisme financier, qui gagnent de l’argent avec l’argent et qui n’ont plus besoin du travail, et donc des travailleurs, ont intérêt à détruire une partie de l’économie productive en la taxant d’écocidaire, pour ensuite engager le monde dans une décroissance verte. Ce que ne comprennent pas ces RIC vert pomme, c’est qu’ils vont dans le sens d’une destruction de valeur dont ils seront les premières victimes, comme les millions de chômeurs produits par l’ingénierie sociale mondialiste du Covid.

Heureusement, pour eux, il y aura le revenu et le cannabis universels. D’ailleurs, on peut même imaginer un salaire moitié en argent (électronique, histoire de tracer les dépenses des pauvres) moitié en cannabis.

En passant, ce grand « référendum constitutionnel » pour le climat (ou contre, c’est selon) est aussi le moyen de récupérer les nostalgiques du RIC de Chouard et ses amis. Un joli coup double de l’oligarchie ! L’ennemi n’est pas, évidemment, l’économie (productive) ni le travail, c’est l’oligarchie financière et ça, les écolos ne le comprennent pas. Côté RIC chouardien, on se demande, là encore dans une vidéo démocratique interminable, si l’État est « nécessaire ».

Poser la question, c’est déjà faire saliver les néolibéraux qui sont en train de le détruire ! Et en ce moment, c’est au tour de la sécurité publique de plonger : tout est fait pour que les policiers aient les pieds et poings liés, sauf pour défendre le régime autoritaire antifrançais de l’employé de la Banque, avec un grand B.

Nous ne dirons pas que les chouardiens et les écolos sont des complices du pouvoir financier (ou profond), car ils pensent travailler sincèrement pour la France et pour l’humanité. Mais leur naïveté en fait les complices objectifs d’un Système qui ne voit aucune objection à ce que les gens jouent à la démocratie, comme on joue à un jeu d’enfants, qu’on range ensuite dans sa boîte.

Pendant ce temps, eux, en haut, exercent une vraie tyrannie antidémocratique, et ils ne jouent pas : ils détruisent tout ce qui fait obstacle à leur projet démoniaque. Que ceux qui pensent qu’on exagère revoient les images de Notre-Dame en feu, avec l’explication officielle du mégot oublié... qui fait brûler des poutres millénaires pétrifiées comme du genêt !

***

Les propositions de la Convention pour le climat ou la nouvelle société totalitaire écologique

 

A l’automne, Emmanuel Macron et le gouvernement avaient demandé aux 150 participants à la Convention citoyenne pour le climat, tirés au sort, de « définir une série de mesures en matière de lutte contre le changement climatique permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40% des émissions de gaz à effet de serre [GES] d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale ». On découvre ces mesures et on est effaré !

Lors de son élection, le président Macron a été naturellement considéré par ses soutiens et admirateurs comme le fer de lance des opposants au populisme européen et américain. Un jeune politicien, l’incarnation de la modernité et du « monde nouveau » face aux conservateurs de tous poils qui seraient dépassés par les transformations de notre époque. Or, plus le temps passe, et plus les mesures qu’il propose ou adopte prennent un goût d’étatisme et de… populisme, précisément. D’un côté, il étatise les retraites, l’assurance chômage et infantilise les Français, de l’autre, il applique les recettes bien connues de la cuisine populiste. Il fait appel aux masses (ou il fait semblant) en organisant un Grand Débat national, il met en place une Convention nationale pour le climat avec 150 citoyens tirés au sort…
En mars 1919, Mussolini et son journal, Il popolo d’Italia, réunissaient une soixantaine de personnes venant de milieux variés pour fixer les bases du mouvement fasciste. Lénine justifiait toutes ses décisions « au nom du peuple » ; il était d’ailleurs le président du Conseil des Commissaires du Peuple. Staline a été « le petite père des peuples » et tous les dirigeants communistes invoquaient le peuple dans leurs discours et leurs politiques. Bien sûr, Macron n’est ni Mussolini, ni Lénine mais la démagogie populiste a les mêmes caractéristiques.

Sommaire

– Le social entre dans la Constitution

– On nous impose notre alimentation

– Le « crime d’écocide » ou le polpotisme vert

*

Le social entre dans la Constitution

A l’automne, Emmanuel Macron et le gouvernement avaient donc demandé aux 150 participants à la Convention citoyenne pour le climat, tirés au sort, de « définir une série de mesures en matière de lutte contre le changement climatique permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40% des émissions de gaz à effet de serre [GES] d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale ». Le travail, qui a duré neuf mois [le temps d’une grossesse], était réparti par thèmes entre plusieurs groupes (« Se nourrir », « Produire-travailler », « Consommer », « Se loger », « Se déplacer »). Leurs propositions ont été remises le week-end dernier à Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire.
Comment ne pas être effaré quand on les découvre ?
Ce que l’on comprend d’emblée, c’est que cette Convention prétend imposer aux Français les critères selon lesquels ils devront se comporter et vivre dans les années à venir. Il est question de changer la Constitution pour acter « la lutte contre le dérèglement climatique comme un objectif de la République ». On suggère d’en modifier l’article 1er, qui disposerait que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale »…. Le « social » deviendrait ainsi une caractéristique inaliénable de la France ! Les Français seront-ils tous des assistés ?
Les membres de la Convention demandent la création d’un poste de « défenseur de l’environnement » au gouvernement et réclament la « rénovation énergétique obligatoire d’ici 2040 », et même, pour les chaudières au fioul et au gaz, d’ici 2030 ! Aucune précision sur les coûts directs et indirects de cette obligation, pardon, proposition. Il est question de limiter l’artificialisation des sols et l’étalement urbain en imposant aux maires des règles très strictes.

On nous impose notre alimentation

Concernant notre alimentation, l’objectif est de réduire de 20% d’ici à 2030 notre consommation de viande et de produits laitiers, tout en augmentant la part des fruits et légumes, des légumes secs et des céréales. Les citoyens conventionnels proposent de « passer à un choix végétarien quotidien dans les self-services à partir de 2022 et inciter la restauration collective à menu unique à développer des menus végétariens », de rédiger un guide d’achats pour inciter les collectivités à acheter « les produits issus de circuits courts, locaux et à faible coût environnemental » ou à « assurer la présence de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) dans les négociations » entre agriculteurs et grandes surfaces. En fait, on nous dit ce qu’il faut manger ou ce qu’on a le droit de manger.
On veut interdire les pesticides « les plus dommageables pour l’environnement » (qui va les trier ?) et repenser la politique commerciale en inscrivant le principe de précaution (une exception française !) dans les accords commerciaux (sic !). Il est question de trier, voire interdire les publicités pour les aliments en fonction de leur dangerosité et pour que l’alimentation devienne « durable ».

Le « crime d’écocide » ou le polpotisme vert

Sur le plan des transports, la Convention veut « diminuer l’utilisation solitaire de la voiture », « transformer le parc automobile » et « interdire les vols intérieurs » d’ici 2025 lorsque la destination est accessible par un autre moyen de transport. Elle veut aussi changer les entreprises, en les obligeant à respecter encore plus de normes environnementales et en leur demandant de créer des postes de travail écologiques. Elle a même recommandé – mais a finalement fait marche arrière – que la semaine de travail soit de 28 heures !
Pour couronner le tout, la Convention demande l’instauration d’un « crime d’écocide ». Un crime défini comme « toute action ayant causé un dommage écologique grave en participant au dépassement manifeste et non négligeable des limites planétaires, commise en connaissance des conséquences qui allaient en résulter et qui ne pouvaient être ignorées ». L’introduction de ce crime dans le droit français devrait faire l’objet d’un référendum. Pol Pot en aurait rêvé ! Cette assemblée instituée par Emmanuel Macron a accouché d’un nouveau monde qu’on veut nous imposer, celui des khmers verts ! L’expression de l’étatisme combiné avec le populisme.

Source: Nicolas Lecaussin - IREF


- Source : E&R

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