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Samedi, 28 Nov. 2020

L’Arabie saoudite accusée de «judaïser» le Coran

Auteur : Le Muslim Post | Editeur : Walt | Mercredi, 05 Févr. 2020 - 06h42

Le complexe du roi Fahd est une imprimerie située à Médine, en Arabie saoudite, qui publie le Coran en arabe et dans d’autres langues. La société produit environ 10 millions d’exemplaires  du Coran chaque année dans 74 langues différentes.

Une traduction du Coran en hébreu, approuvée par les autorités saoudiennes, a attiré l’attention. Cette dernière contiendrait plus de 300 « erreurs », dont un certain nombre semblent soutenir le récit d’Israël sur sa revendication de la Palestine et de la mosquée Al-Aqsa.

Une copie de la traduction était à la disposition du public au format PDF jusqu’à samedi soir dernier. Cette dernière a été retirée suite à la publication par l’agence de presse palestinienne Shehab d’une vidéo signalant les « erreurs ».

Dans la vidéo, un chercheur sur les affaires israéliennes, Aladdin Ahmed, est montré en train de dénoncer la mauvaise traduction.

Parmi les « erreurs », découvertes , l’omission du nom du prophète Muhammad, pareil pour le  prophète Issa (Jésus). Il en est de même dans l’un de versets qui comprend le nom d’Ismaïl, il n’y figure plus. Etant donné que la religion juive ne les considère pas tels quels.

« À la fin du Coran, le prophète Ibrahim est identifié comme étant le père d’Isaac et de Jacob et non celui d’Ismaïl, un effort qui se veut être compatible avec la version de la Thora », dénonce le chercheur palestinien.

Tout aussi grave est la traduction de la mosquée Al-Aqsa en «Le Temple», qui est le nom juif du lieu saint musulman.

Difficile de croire à une « erreur » de la part des Saoudiens, au moment où les relations saoudo-israéliennes sont à la croisée des chemins, cette traduction ayant été révisée et corrigée par le Dr. Taycir Hassan Mohamad al-Azzam qui travaille pour le complexe Fahd.

Pire encore, la préface aurait été réalisée par le ministre saoudien de Affaires islamiques, Abdel Latif ben Abdel Aziz al-Cheikh.

Israël a été accusé d’avoir supprimé le lien entre l’islam et le christianisme à Jérusalem dans le but de cimenter sa revendication exclusive sur le territoire occupé.

En plus de faire passer des lois réduisant les non-juifs à des citoyens de seconde zone en déclarant qu’Israël est un État juif, les législateurs de Tel-Aviv ont également interdit l’appel musulman à la prière et bloquent régulièrement les fidèles à l’entrée des lieux saints.


- Source : Le Muslim Post

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