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Samedi, 07 Déc. 2019

L’Afrique dans l’étau du FMI et de la Banque mondiale

Auteur : sb/hag./hrg | Editeur : Walt | Mardi, 19 Nov. 2019 - 14h20

Est-ce que le soutien financier du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale aidera les pays africains à atteindre leur propre stabilité économique… celui qui pense cela devrait y regarder de plus près. Il comprendra vite que c’est exactement le contraire qui se produit…

Le FMI, Fonds monétaire international, a pour tâche d’accorder des prêts aux pays qui ont connu des difficultés de paiement. La Banque mondiale, d’autre part, encourage le développement économique des pays, également par le biais de prêts. Toutefois, pour obtenir de tels prêts, les pays doivent se soumettre aux exigences du FMI et de la Banque mondiale. Par exemple, ils sont contraints de privatiser l’eau et d’autres biens publics, d’ouvrir leurs marchés aux produits à bas prix des pays industrialisés et, en même temps, d’étouffer toute mesure visant à protéger l’économie nationale. Les conséquences en Afrique, par exemple, sont l’effondrement des entreprises agricoles et des sites de production africains et la vente impitoyable de matières premières à l’étranger.

De plus il est complètement incompréhensible que le FMI n’accorde généralement ses prêts qu’à la condition de prendre des mesures d’épargne strictes, qui touchent principalement les secteurs de la santé et de l’éducation. Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?

L’Afrique a le taux d’analphabétisme le plus élevé au monde. Par exemple, selon l’organisation d’aide SOS Villages d’Enfants, au Niger près de 80 % des adultes ne savent ni lire ni écrire, suivis du Burkina Faso (71 %) et de la Sierra Leone (70 %). Une société dans laquelle une proportion importante de la population ne sait ni lire, ni écrire, ni calculer a peu de chances de connaître un développement économique stable. L’éducation est donc une clé essentielle du développement de l’Afrique.

Ainsi par exemple, le Kenya et la Tanzanie ont reçu des prêts du FMI à la condition qu’ils réduisent considérablement leurs dépenses d’éducation et qu’ils exigent des frais de scolarité de leurs élèves. Dans un pays où le taux d’analphabétisme est élevé, il s’agit d’un crime contre l’humanité qui produit la pauvreté et des flux réfugiés économiques.

Les pays s’appauvrissent de plus en plus et, dans le même temps, leur dépendance vis-à-vis du FMI et de la Banque mondiale augmente. Il s’agit d’une emprise qui étouffe tout développement de l’autonomie et de l’indépendance et qui signifie pour la population des difficultés et une misère d’une ampleur insoupçonnée. Les seuls gagnants sont les grandes multinationales et les investisseurs dont les intérêts sont évidemment représentés très efficacement par le FMI et la Banque mondiale.

« Il y a deux façons de conquérir et d’asservir une nation : soit par l’épée, soit par la dette ». John Adams, deuxième président des États-Unis.

Liens : https://de.wikipedia.org/wiki/Weltbank
https://de.wikipedia.org/wiki/Internationaler_W%C3%A4hrungsfonds
www.sozialismus.info/2003/02/10339/
https://fassadenkratzer.wordpress.com/2015/03/03/der-welthunger-produkt-kapitalistischerausbeutung/
www.desertflowerfoundation.org/de/news-detail/afrika-hat-die-weltweit-hoechsteanalphabetenrate.html
www.br.de/themen/wissen/analphabeten-alphabetisierung-100.html
|https://fassadenkratzer.wordpress.com/2015/03/03/der-welthungerprodukt-
kapitalistischer-ausbeutung/ https://www.youtube.com/watch?v=bDitbxQyzRg


- Source : Kla TV (Allemagne)

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