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Jeudi, 26 Mai 2022

Menaces de mort contre Marine Le Pen : un suspect arrêté

Auteur : Valeurs actuelles | Editeur : Stanislas | Mardi, 04 Juin 2013 - 21h24

La Brigade de répression et d’Intervention (BRI) a procédé, dimanche 26 mai, à l’arrestation préventive d’un jeune homme susceptible de constituer une « menace pour l’intégrité physique » de Marine Le Pen.

Le suspect, Tristan P., âgé de 16 ans, a été interpellé à 6h du matin à son domicile d’Evry (Essonne) – dont Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, est l’élu.

Repéré pour ses propos sur Internet, et placé sous écoute, Tristan P. utilisait notamment le pseudo de « Tueur de Le Pen » sur un site de jeux vidéos en ligne. Il était étroitement surveillé depuis plusieurs jours.

Au vu des informations qu’elle avait recueilli, la police a décidé d’intervenir le 26 mai, car elle craignait une « action » de Tristan P. le 29 mai au matin, devant le siège de la radio RMC, dont Marine Le Pen était l’invitée (de Jean-Jacques Bourdin). 

Gardé à vue et déferré au Parquet d’Evry, le suspect a, depuis, été relâché.

A aucun moment le ministère de l’Intérieur n’a prévenu Marine Le Pen des menaces, pourtant jugées sérieuses, pesant sur sa personne. C’est une source interne à la police qui aurait prévenu un proche de la présidente du Front national. Celle-ci a appelé le cabinet de Manuel Valls le 30 mai et s’est entretenu avec le chef de cabinet du ministre Sébastien Gros, qui l’a rappelé deux heures plus tard pour lui confirmer l’information. Interrogé par Valeurs actuelles, M. Gros confirme les faits. Il tient à souligner que « la police a bien fait son travail », tout en reconnaissant qu’elle « n’a pas prévenu » Marine Le Pen – contrairement à ce qui est généralement le cas.

Marine Le Pen a fait porter le 30 mai un courrier au ministre de l’Intérieur pour se plaindre de n’avoir pas été informé des menaces dont elle a été l’objet et de l’arrestation du suspect.

La présidente du Front national ne bénéficie d’aucune sécurité particulière, autre que son garde du corps, Thierry Légier. Les deux officiers de sécurité dont elle bénéficiait durant la campagne présidentielle lui ont été retirés, malgré les nombreuses menaces de mort dont son entourage assure qu’elle fait régulièrement l’objet.


- Source : Valeurs actuelles

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